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Le wali de Sétif Nouredine Bedoui se livre à la Tribune :

« 2006 sera l’année de l’investissement à Sétif »
lundi 3 avril 2006, écrit par : La Tribune, mis en ligne par : Boutebna N.

Le débat avec le wali de Sétif, Nouredine Bedoui, est avant tout un exposé, une discussion dont le mérite réside dans la mise en revue de l’approche de la politique enclenchée par les pouvoirs politiques locaux dans le cadre du Plan national de relance économique 2005-2009, orienté essentiellement vers les préoccupations socio-économiques majeures de la population de la région.

Le dossier du LSP, la politique de résorption du chômage, la question de la violence urbaine, la politique d’investissement économique dans la région ainsi que le développement de la pratique du sport ont représenté les questions de l’heure. Le premier responsable de la wilaya s’est livré volontiers à un quotidien national depuis son installation à la tête de la wilaya de Sétif il y a de cela un peu plus d’une année.

L’occasion a été offerte au représentant de l’Etat de lever le voile sur un certain nombre de préoccupations des citoyens en mettant en relief la dynamique nouvelle enclenchée par l’administration locale pour réaliser le programme présidentiel. La fin de l’année 2005 a été marquée par le lancement de l’action de mise à niveau de l’investissement économique avec la finalisation des travaux de l’aéroport de Sétif de dimension internationale, l’engagement des travaux des deux dédoublements reliant Sétif aux ports de Béjaïa et de Jijel, la réalisation de quatre mini-zones industrielles, l’activité de l’antenne Euro Développement PME chargée de l’application du programme d’appui et de la mise à niveau des entreprises locales. L’année 2006 revêt un cachet particulier : « C’est une année charnière, car c’est l’année de l’investissement, » déclare M. Nouredine Bedoui, wali de Sétif... Ecoutons-le

LA TRIBUNE : Avant d’aborder les questions inhérentes aux différents volets du développement économique et social, il nous semble opportun de vous rapporter les préoccupations de la population à l’égard du dossier du logement.

Vous n’êtes pas sans ignorer, M. le wali, que votre installation à Rétif, il y a de cela plus d’une année, a constitué un événement majeur parmi une majorité gagnée, il faut le souligner, par l’image de marque acquise de votre gestion du dossier du logement à Bordj Bou Arréridj.
Cependant, avec le lancement de la formule du LSP, c’est plutôt le désespoir qui est affiché chez les plus nécessiteux. Une partie de la population dénonce la spéculation dans la gestion des dossiers par les entrepreneurs, relève-t-on, en l’absence des pouvoirs publics.

M. Nouredine Bedoui : Je commencerai d’abord par mettre en relief les mérites de la formule du logement socio-participatif, formule salvatrice, s’adressant à une population de salariés qui représentent 50% des demandeurs de logements et elle vise donc à atténuer la crise de logement dans une région considérée comme la 2ème wilaya du pays du point de vue du nombre d’habitants.
Je ne dirai pas qu’il n’y a pas de spéculation de la part des promoteurs qui profitent de cette tension en imposant leur loi. Effectivement, j’en ai été informé. De notre part, nous avons des équipes d’inspection pour les 100 chantiers mis en place pour que la réglementation soit respectée. Cependant, les souscripteurs aussi doivent s’orienter vers les responsables de la wilaya pour déposer leurs requêtes, qui seront, je vous l’informe, sérieusement étudiées et les mesures qui s’imposent seront prises. Et j’y veillerai personnellement, car sachez bien que mon travail ne se résume pas au bureau, je consacre une tranche importante de mon temps aux sorties sur le terrain.

Je profite de l’occasion pour dire aux citoyens que c’est la première fois depuis l’indépendance qu’un programme de construction de cette envergure est lancé à Rétif -17 000 à 18 000 logements en une année- parmi les 25 000 logements inscrits au programme sur les cinq années à venir. Et, si on arrive à assurer ce rythme de réalisation, on pourra atténuer le problème du logement à Sétif.

Pour l’année 2005, 9 000 logements sont déjà lancés sur le terrain, touchant 28 communes parmi les 10 000 validés. La tension qui varie d’une région à une autre et les inquiétudes de la population s’expliquent, car chaque citoyen veut son logement dès la première tranche.
Pour expliquer mon passage à Bordj Bou Arréridj, je me placerai à l’encontre de l’expression de la population car je n’ai pas la prétention de dire que j’ai réglé le problème de logement dans cette wilaya comme nous avions réussi à lancer un programme de réalisation de 17 000 logements à Sidi Bel Abbès. Il y a eu, certes, un effort qui a été enclenché à Bordj Bou Arréridj avec les différents partenaires, mais à Rétif, vu les disponibilités et les potentialités en matière de réalisation, nous pourrons arriver à de meilleurs résultats.

Aussi, n’oublions pas que ce programme de réalisation a le mérite d’engager une centaine de promoteurs issus de la région dont une bonne partie n’avait pas de plan de charge par le passé et, d’autre part, qu’il est créateur d’un nombre de postes d’emploi considérable.

Sur le plan purement technique, le choix du maître de l’ouvrage n’obéit pas à des règles claires, d’où l’absence de critères de sélection des bureaux d’études. Certains spécialistes vont jusqu’à hypothéquer la qualité de l’ouvrage face au recrutement de jeunes architectes de moindre coût au détriment de bureaux d’études reconnus. Ne pensez-vous pas, M. le wali, qu’il s’agit là des conséquences du plan de l’urbanisme dicté par l’urgence de l’opération ?

Je vous rappelle que, comme nous avons une commission d’étude des dossiers, nous avons aussi une commission technique chargée d’étudier les dossiers d’architecture présentés par les bureaux d’études et les architectes. Aussi, il y a des entrepreneurs qui ont pris l’initiative de lancer des concours d’architecture avant d’entamer les travaux. Du côté de l’administration, sachez que le contrôle se fait avec rigueur. Il y a un suivi qui se fait par des services techniques : l’Urbase et le Bureau d’études techniques de Mila, ce sont des services techniques qui assurent le suivi, le contrôle et la vérification.

Mais qu’en est-il de l’aspect de l’embellissement architectural urbain ?

Laissez les choses avancer. Nous n’en sommes actuellement qu’au 2e ou au 3e palier de l’opération de construction.
On vient de commencer. Mais il faudrait retenir que l’intelligence de la formule LSP, contrairement à celle du logement social, c’est qu’elle implique dès le départ le citoyen du moment qu’il connaît avant l’entame des travaux sa cité, son immeuble. Les citoyens, les futurs propriétaires, à partir du moment où ils font un effort financier, vont suivre l’opération dès le début et assister même au cheminement des travaux pour, par la suite, s’organiser à veiller à l’environnement de leur habitat.

Je citerai à l’occasion le programme réalisé à Sidi Bel Abbès, où l’opération de l’embellissement de l’environnement a été réussie par la mise en place des espaces verts, l’éclairage, la clôture, le gardiennage car là, la notion de copropriété existe. C’est justement cette notion qui va permettre aux pouvoirs publics d’assurer leur mission de régulation, de contrôle et d’inspection. Notre objectif est d’arriver à créer un marché de l’immobilier car, jusqu’à maintenant, c’est l’Etat qui réalise les logements, contrairement à d’autres pays.

Vu le manque de terrains, ne pensez-vous pas, M. le wali, qu’il serait judicieux de réhabiliter le vieux bâti à Sétif en développant le LSP sur place grâce à un plan d’aménagement d’ensemble et concerté qui reposerait sur une formule de partenariat respectant les conditions d’embellissement urbain et qui mettrait ainsi fin à l’anarchie architecturale qui déforme le tissu urbain ? Le Souk Abacha Amar, considéré à juste titre par les urbanistes comme une tache noire, pourrait être cité à titre d’exemple...

L’ancien tissu urbain est tellement important, mais, d’autre part, il faut voir la nature juridique de ces bâtisses : le problème de la propriété, des locataires sur place... beaucoup de problèmes qui représentent un handicap pour les solutions du vieux bâti. Il est vrai qu’il est temps de prendre en charge ce dossier et ma grande préoccupation est orientée dans ce sens justement pour trouver des solutions à ces harates. Aussi, nous sommes en train de réfléchir au problème urbain que pose le Souk Abacha Amar dans le cadre de la restructuration de l’ancien tissu, mais c’est un dossier qui n’est pas encore finalisé.

La solution serait de créer des pôles de commerce à travers les cités de la ville afin d’éviter le déplacement des populations vers un seul point. Il y a des cités entières abritant des milliers d’habitants, c’est le cas de la Cité El Hidhab où le marché n’existe pas. Il y a donc actuellement des propositions qui se préparent pour l’élaboration d’un dossier entrant dans le cadre de la grande opération d’étude de restructuration de la ville de Sétif.

Quelle est la place accordée au volet relatif à la résorption du chômage dans le plan national de relance économique ? Le rôle de la direction des PME et de l’artisanat dans ce domaine serait-il porteur d’espoir, notamment en milieu urbain avec la stratégie de développement rural dans les communes pauvres de la wilaya ?
Effectivement, c’est la revalorisation de ces anciens métiers qui est retenue par les services de la wilaya. Plusieurs zones sont concernées par ce travail de réhabilitation arrêté par cette dynamique de la c


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1 commentaire(s) publié(s)
babour :
c est bien de penser a la population ; MAIS,MAIS, attention !!! VU NOTRE CULTURE chaqu un voudrait faire comme bon lui semble (c est-a-dire je suis chez MOI ) D ONC PEU OU PAS DU TOUT DE RESPECT DE L AUTRE) ALORS A MON AVIS UNE GESTION PAR UN SYNDIC METRAI BEAUCOUPS D ORDRES DANS CES CITES (C EST UN AVIS PERSONNEL)

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