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Noir sur blanc à Sétif

Slam le folklore
mercredi 22 juin 2005, écrit par : Nedj

Une quarantaine de participants algériens, entre auteurs comédiens, danseurs, artistes peintres, réalisateurs et metteurs en scène, seront enrôlés pour les travaux de cette manifestation.

La participation française comprend le comédien et directeur du collectif Troisième Bureau de Grenoble, Bernard Garnier, écrivain et metteur en scène, Jean-Yves Picq, les danseurs hip-hop de Pokemon Crew et l’équipe des Amasseurs de mots de Lyon. La cérémonie d’ouverture, dimanche dernier à la maison de la Culture, a été conduite, en l’absence du wali, par le président de l’APC de Sétif, le directeur de la culture de la wilaya et le directeur du Centre culturel français de Constantine. Arrivés le jour même d’Alger en train, les participants ont été accueillis à la gare de Sétif avec grand fracas par une troupe folklorique. En fait, des jeunes, âgés entre 15 et 23 ans, « recrutés » par la direction de l’animation de la Maison de la culture de Sétif à raison de 1200 DA par personne. Nos intermittents du spectacle ont été ensuite invités à monter sur scène pour 500 DA de plus pour exécuter la cérémonie d’ouverture. Après un tango sétifien, des femmes en habit traditionnel ont investi la scène pour entonner des chants de fête. Le directeur de la culture de la wilaya de Sétif, prenant la parole, a donné les lignes de la politique de son département : « Faire connaître aux autres nos spécificités... la promotion du niveau de la création et l’amélioration du goût artistique. » Cela avant de se diriger vers le public et de demander fermement à un jeune homme de calmer ses ardeurs chorégraphiques durant le spectacle. De son côté, le P/APC de Sétif a insisté sur le « passé » de sa ville. « C’est dire que Sétif, ça revient de loin », a-t-il fait valoir. « Le folklore local se développe d’année en année et est demandé, notamment en Rhône-Alpes », a-t-il ajouté. Dans le public, la matrice maternelle et divine du P/APC est enrobée dans un langage coloré, spécificité culturelle de la région, en raison d’une demande refusée de logement. Le directeur du Centre culturel français de Constantine, ouvert le 28 mai dernier, a évoqué le « charme et la motivation » du duo féminin à l’origine de cette rencontre, Hajar Bali pour Chrysalide et Guillemette Grobon pour Gertrude II. La dernière partie de la cérémonie a été rehaussée par la prestation inattendue d’un jeune groupe de rap local FDL (Force De Lumière), avec Yacine Arquebuse, Rezzouki Big R et Djahid ST Clan, sous l’œil sévère du patron Bouteflika, dont le portrait était accroché haut au-dessus de l’assistance. Devant Aïn Fouara, hier matin, l’ensemble des participants devait, par un rassemblement, donner le coup d’envoi symbolique de la manifestation qui comprend des ateliers de théâtre, d’initiation au slam (poésie urbaine oratoire), d’initiation et de perfectionnement à la danse hip-hop et des lectures publiques de textes faits par la crème des auteurs algériens. Placides, les jeunes Sétifiens regardaient cette agglomération aux couleurs étrangères. Avec un plaisir narquois.

Aziz Yemloul, Source : El Watan


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