Accueil > Evénements >

AU GRAND HOMME, LA RECONNAISSANCE.

mardi 29 novembre 2011, écrit par : A.Nedjar.Sétif info, mis en ligne par : A. Nedjar

« La parole porte en elle des forces insondables. Sans liberté de parole, un peuple ne vit pas. »Ferhat ABBAS.

Initiée par l’association des anciens élèves des lycées Mohamed KEROUANI et Malika GAÏD, Madame Leila BENAMMAR BENMANSOUR donnera une conférence sur la personnalité historique de feu Ferhat ABBAS le 24 Décembre 2011 à la salle des conférences de la maison de culture de Sétif.
Cette conférence sera déclinée sous le thème : AU GRAND HOMME, LA RECONNAISSANCE.

Nous rappelons que Leïla BENAMMAR BENMANSOUR est docteur en communication .Elle est l’auteure d’un ouvrage traitant de l’itinéraire du premier président du Gouvernement Provisoire de la République algérienne (GPRA), décédé presque dans l’anonymat en décembre 1985.
L’auteure n’a pas caché sa volonté de « rétablir la vérité » sur la vie de cet homme politique, mis en prison après l’indépendance de l’Algérie en 1962. « En mettant en prison le père de la nation et en falsifiant son combat, entachant l’honneur de l’homme, ceux qui ont pris la funeste décision, n’ont rien fait d’autre que faire de Ferhat Abbas un martyr. Parce que s’il est une chose qui est insupportable aux Algériens, c’est bien l’injustice, a-t-elle écrit.

Toujours selon Leila BENAMMAR BENMANSOUR, le passé de l’Algérie garde, non seulement des zones d’ombre mais reste également, pour une grande part, méconnu des Algériens. « Ces derniers sont souvent en admiration devant les grands noms qui jalonnent l’histoire du monde et n’ont pas connaissance des grands hommes qui ont marqué l’histoire de leur propre pays. Et Ferhat ABBAS fait justement partie de ceux dont la jeunesse algérienne d’aujourd’hui tirerait grand orgueil si elle avait connaissance de leur dévouement pour leur peuple.
C’est ce que nous apprendrons de la conférencière sur ce grand homme.

Le public est cordialement invité par le bureau de l’association à assister à cette journée où des débats certainement chaux et parfois émouvants seront certainement de la partie .

En couverture,la jaquette de l’ouvrage de Madame Leila BENAMMAR BENMANSOUR


Partager cet article :
83 commentaire(s) publié(s)
BAB BISKRA :
Dire que Ferhat Abbas était député de Setif,qu’il habitait el hara de BERNABE rue de Constantine,que le Manifeste fut rédigé à Setif,que sa Pharmacie était à Sétif,qu’il y’avait un des plus prestigieux lycée d’Algerie ALBERTINI-KEROUANI et MALIKA GAID,un trés beau café LA POTINIERE,LES GALERIES DE FRANCE.Que cette ville a vue défiler les plus illustres noms du mouvement national pour ne citer que LAMINE DEBAGHINE et EL HADI MOSTEFAI. Avec Nedroma et Frenda,Setif reste la place forte des l’UDMA ,Abbassiste jusqu’au bout ! quelqu’un avait ecrit que l’Emir était nationaliste,qu’il parle pour lui meme d’abord et Ferhat Abbas n’était pas le pere du nationalisme ,Ferhat Abbas etait plus sinon mieux qu’un nationaliste un PATRIOTE-CITOYEN,le pere de l’independance. C’est largement suffisant car le nationalisme est un mot foure tout à géometrie variable (c’est pour celà que l’on lui a collé au terme , national-socialisme,national-islamique et foutaise national-democrate !) . (...)
Commentaire n°115525 :
@ Bab biskra... Per Noel dites vous ???...Je crois qu’il y en a meme qui continu a croire a la mere kahina...Ils reprochent auxislamistes de vouloir porter la nation en moyen age alors que eux ils vont encore plus loin dans le temps...Quelle foutese !!!!
Ziri..! :
************AU GRAND HOMME LA RECONNAISSANCE***********
Un abbassiste :
De Sétif devrait exister un parti politique épousant les idées de cette homme extraordinaire. Le combat ne sera pas facile mais ça vaut le coup pour une ville qui devrait honorer ces femmes et ces hommes.
Lotchi Ettounsi :
Bab biskra t’as raison et parfaitement ,Ferhat Abbas fut un grand humaniste et c’est suffisant, n’est ce pas au nom du nationalisme et du socialisme que le pays fut pillé,le vol et la rapine erigée en systeme ! Une statut de ce grand homme devant le lycée Kerouani est la bienvenue.sa pharmacie rachettée aux heritiers et en faire un musée -celui qui l’a loué pour en faire une boulangerie,un criminel, on devrait lui mettre du goudron et des plumes et le chassé de Setif- recomposer son itineraire pour en faire des lieux de fierté pour nous setifiens de Setif ,de Lyon et d’ailleurs, il fut le fondateur de la prestigieuse equipe de l’USMS de Mekhloufi et de Kermali...elu des délégations financieres et autres assemblées algeriennes mais toujours le digne représentant de (...)
DJANINA :
Il faut toujours garder en mémoire que ce DJIDJELLIEN fiere de ces racines a aimé,défendu et s’est senti SETIFIEN jusqu’au fond de son ame .SETIF le lui rendit bien. je ne peux qu’offrir à ce grand homme ces vers de chateaubriand qui résume pour moi le plus bel epitaphe que j’inscrirais sur sa tombe ou sur sa statut si un jour on l’erigera,mais gravée en son coeur,cette personnalité son haine en lui : « Tu pars : que la rosée rafraîchisse tes ailes ! Qu’une vergue hospitalière se présente à ton vol fatigué lorsque tu traverseras la mer d’Ionie ! Qu’un octobre serein te sauve du naufrage ! Salue pour moi les oliviers d’Athènes et les palmiers de Rosette. Si je ne suis plus quand les fleurs te ramèneront, je t’invite à mon banquet funèbre : viens au soleil couchant happer les moucherons sur l’herbe de ma tombe : comme toi, j’ai aimé la liberté, et j’ai vécu de peu. » Chateaubriand (Mémoires (...)
hadj ahmed :
Si Ferhat Abbas avait été premier président de la République Algérienne, celle-ci serait démocratique dans le réel et non sur le papier et elle serait, aujourd’hui, à peu près au niveau de la Corée du sud au plan économique . Rien que celà !
MARIE/MOHAMED :
HELP ! si rien n’est fait par l’APC, le WALI, les Elus, les notables, les intellos, les médecins,juristes,ingénieurs, commerçants, associations, gens du peuples, étudiants,etc... afin de rétablir ,la mémoire de FARRET ABBES, en sa pharmacie, en un lieu de mémoire de la ville de SETIF. et d’en chasser le marchand de FARINE. Alors ,nous ferons appél a des enfants de l’émigration,issue des banlieues, ( et ayant fait trembler sarkozy.) d’on les familles son originaire de Sétif ville. afin qu’il descende, laver l’affront, en opération commando.
Un abbassiste :
Quand le gendarme lui-même se fait malfaiteur, il n’est plus possible de se référer à la légalité et encore moins à la justice. Farhat Abbas/ Autopsie d’une guerre. P20
Un abbassiste :
L’état, la Nation, la Société, les lois ne s’improvisent pas, ni ne se copient sur le voisin. Ils sortent des entrailles du peuple comme l’enfant de celles de la mère. C’est la culture, la terre et la nature de l’homme qui forgent et conditionnent les institutions d’un pays. Nous ne deviendrons un peuple adulte que dans la mesure où nous nous affranchirons des complexes provoqués par des inhibitions héritées de notre passé. Farhat Abbas/ Autopsie d’une guerre/ page 27
Commentaire n°115770 :
« Si Ferhat Abbas avait été premier président de la République Algérienne, celle-ci serait …au niveau de la Corée du sud au plan économique », mais comme le premier président a été un élève d’Al-Azhar, l’Algérie est aujourd’hui au niveau de l’Afghanistan ! Pour chaque usine en Corée il y a une mosquée en Algérie.
nacer bensemra :
rendre a cesar ce qui appattient a cesar ,la pharmacie ferhat abbas etait a bab biskra et non dans la patisserie de maki ,celle ci lui as ete donne au lendemain de l,independabce,de plus cette pharmacie ,il l,a vendu a la wilaya de setif apres son installation a alger,il m,a paru necessaire de clarifier certaine chose pour que les gens ne croient pas qu,a setif ,on transforme des pharmacies historiques en patisserie,de plus la villa ou ,il habitait et actuellement le siege de djezzy,bah ,la falsification dans notre pays et une seconde nature ,pour l,histoire et je n,ai pas a juger la demarche ,le premier qui a soutenu ben bella pour s,opposer au gpra est feu ferhat abbas,je le dis avec amertume car feu mon pere etait un abbassiste convaincu ,ceci dit ,c,etait une personnalite tres respectable et (...)
lotchi ettounsi :
je pense que tu veux cultiver ya nacer bensemra la manip et l’imposture ; ferhat abbas ,l’Etat lui a rien donné,il etait issue d’abord d’une famille aisé,ya qu’en Algerie ou la populace est reine et les gueux régne en maitre, qui ne reconnaisse pas les bonnes naissances ,la connaissance et l’education. la pharmacie durant la colonisation était à bab biskra et celle qui fut nationaliser par ton Etat durant les années 70 c’est cette patisserie ,car aprés avoir sans indemnisation etre rendue au début des années 80,il l’a loué à ce farineux et actuellement tout setif est au courant que ce maitre patissier connu et bien connu sur la place de setif veux se l’octroyer à l’oeil à son profit au detriment de son heritier.la falsification c’est de dire que la wilaya l’a achetté ,la bonne blague,mon pere est retraité des domaines de setif et c’est la pharmacie abbas achetté par ses fonds jusqu’au jour d’aujurd’hui.abbas n’avait pas de villa me dit il à setif ,c’est la wilaya de retour de tunis qui a mis une superbe (...)
nacer bensemra :
a mr lotchi ,ni manipulation,ni imposture,sans passion ni polemique sterile,hathou bourhanoukoum kountou sadikoun ,j,ai avancer des faits bien precis ,sans atteinte a la memoire de ce grand homme ;tu dis le contraire ,des preuves et des faits ,c,est tout ce que ,je te demande ,quant ,a mon etat ,j,espere humblement qu,il sera le notre un jour ,parce que pour le moment ,il ne m,appartient ,ni a moi ,ni a toi ,dans le cas ou tu doute de la veracite de ce que j,avance concernant la pharmacie ,je t,invite a aller consulter les archives de la wilaya ; ceci dis ferhat abbes fut un grand homme de l ;histoire algerienne
Sous dév. :
Pourquoi polémiquer sur le lieu de la pharmacie. Ce qui compte c’est l’intention. Beaucoup d’internautes veulent bien rendre hommage à ce grand homme et c’est ça le plus important. Maintenant, admettons que le projet de restitution se réalise, il serait très facile de mener une enquête sur le véritable lieu de la pharmacie ; M. Farhat Abbas a des héritiers et ces derniers sont certainement au courant de se qui s’est passé réellement. Personnellement je me sens très triste pour l’Algérie qui a perdu un grand dirigeant qui était non seulement un véritable patriote mais surtout un politicien chevronné et visionnaire. Je suis totalement d’accord avec le M. qui a dit que si le pays avait été dirigé par M. Abbas, il aurait pu atteindre aujourd’hui le niveau de la Corée du Sud. Admettons aussi que M. F. Abbas aurait rejoint Ben Bella au détriment du GPRA, peut-on le juger pour une erreur tactique peut-être ? On juge un homme sur son parcours entier et non pas sur des périodes (...)
lotchi ettounsi :
C’est sans rancune aucunement que je défend la memoire de cette homme ,setifien de coeur et qui mieux que les archives des domaines peut mieux renseigner ? la wilaya n’a fait que l’acte administratif de nationalisation décidé par l’ETAT ARBITRAIRE de l’epoque ce que la colonisation n’a peut etre pas osé faire ! l’injustice que j’ai lu et relu nous donne toute la mesure de la grandeur et la noblesse de l’homme mais egalement la petitesse de cet ETAT ET SES SBIRES.Lorsque je parle d’Etat , existe t’il déjà ? c’est pour eviter de parler des hommes,des clans et autres hordes car laissons les morts enterrés les morts.
algérienne :
Si vous voulez savoir pourquoi Ferhat Abbas a rejoint en 1962 le groupe d’oujda, lisez le livre de Mme Benmansour La crise de l’été 1962. Ferhat Abbas sauver le pays de la congolisation. Dans les librairies algérienne depuis plusieurs mois. Pensez-vous que ce chevronné de la politique, ce visionnaire aurait commis une erreur tactique ? Ce serait mal le connaître. Ce livre vous dit le pourquoi et le comment. Lisez-le !
nacer bensemra :
j,ai lu le livre de mme benmansour, elle apporte un eclairage,ma demarche n,est nullement de diminuer ou de valoriser la demarche de cet illustre homme qui appartient a l,histoire de notre pays ,mais feu ferhat abbes n,a demissionner de l,assemblee nationale qu,en 1963 ?UNE FOIS QUE LA CONSTITUTION DU PAYS FUT discuter et adopter au cinema magestic par les militants du fln ,sans passer par l,assemblee nationale,et il ,n,etait pas le seul ;ait ahmed lui aussi a demissionner ,pour s,opposer ,a la main mise de ben bella sur les institutions du pays ,tout ceci pour dire ,que feu ferhat abbes sage et pondere etait le represantant de la bourgeoisie algerienne ,une fois qu,il a constater qu,un pouvoir anti democratique et populiste s,installait ,il a eu le merite et l,honneur de demissionner pour ne pas servir de caution ,et parce que les orientations du pouvoir de l,epoque heurtait ses convictions bourgeoises,sans la critique nuls eloges n,est flatteurs,par,ailleurs ,il aurait pu (...)
3amer lahrar :
J’avais 6 ou 7 ans quand j’ai rencontré Mr FERHAT ABBAS. Mon feu grand père me prenait toujours avec lui dans des réunions clandestines dont une avec ce grand homme qui, ce jours là, au café El Djemaï en face du théatre me posa sur ses genoux tout en discutant avec les autres adultes. Je comprenais rien mais j’étais juste heureux d’avoir mon verre de grenadine à l’eau. C’est vraiment émouvant, j’en ai les larmes aux yeux. Aujourd’hui j’ai 58 ans et j’ai jamais oublié cette scène. ALLAH yarahmou wa yarham koul chouhada.
H-AMAR :
Ceci est l’intégralité de la lettre écrite par Mr. Ferhat Abbas le 12 août 1963. Cette lettre, qui a été envoyé au Président de la République de l’époque, Mr. Ben Bella, et au président de l’Assemblée Nationale, détaille et énumère les raisons qui ont poussé Mr. Ferhat Abbas à démissionner. Les raisons qui ont poussé Ferhat Abbas à démissionner en 1963 sont toujours avec nous aujourd’hui : corruption, pouvoir personnalisé, censure, dictature, état policier, etc. Ferhat Abbas aurait pu écrire cette lettre aujourd’hui, et il aurait décrit notre condition de la manière la plus détaillée. Plus de 40 ans après, rien n’a changé, mais plutôt tout est pire qu’avant. Voici la lettre. Bonne lecture. 1ere PARTIE Alger, le 12 août 1963 : La lettre de démission de Ferhat Abbas Pourquoi je ne suis pas d’accord avec le projet de Constitution établi par le Gouvernement ? Donner une Constitution à la République est un acte d’une extrême importance. Il requiert notre réflexion, notre sagesse. Après l’héroïque (...)
H-AMAR :
2eme PART Cette campagne est pour le moins singulière. Elle est d’autant plus anormale qu’elle tente de défendre un projet de Constitution qui ne règle aucun de nos grands problèmes. C’est pourquoi je me permets de m’élever ici solennellement contre de pareils procédés, de manifester mon désaccord et de donner les raisons de ce désaccord. Procédure et droit : Sur le plan de la procédure et du droit, l’Assemblée Nationale constituante et législative a été élue, sur proposition du F.L.N., avec mandat de doter le pays d’une Constitution démocratique et populaire, dans le délai d’un an. Détentrice exclusive de la souveraineté nationale, elle est donc seule habilitée à connaître des lois dont elle a, concurremment avec le gouvernement, l’initiative. Ces lois, avant d’être disposées sur son bureau sous forme de projets ou de propositions ne sont rendues publics qu’après que l’Assemblée en soit officiellement saisie. Or, le gouvernement vient de violer cette règle fondamentale. Il a soumis à de prétendus cadres d’un (...)
H-AMAR :
2eme PART Cette campagne est pour le moins singulière. Elle est d’autant plus anormale qu’elle tente de défendre un projet de Constitution qui ne règle aucun de nos grands problèmes. C’est pourquoi je me permets de m’élever ici solennellement contre de pareils procédés, de manifester mon désaccord et de donner les raisons de ce désaccord. Procédure et droit : Sur le plan de la procédure et du droit, l’Assemblée Nationale constituante et législative a été élue, sur proposition du F.L.N., avec mandat de doter le pays d’une Constitution démocratique et populaire, dans le délai d’un an. Détentrice exclusive de la souveraineté nationale, elle est donc seule habilitée à connaître des lois dont elle a, concurremment avec le gouvernement, l’initiative. Ces lois, avant d’être disposées sur son bureau sous forme de projets ou de propositions ne sont rendues publics qu’après que l’Assemblée en soit officiellement saisie. Or, le gouvernement vient de violer cette règle fondamentale. Il a soumis à de prétendus cadres d’un (...)
Nacir53-19 :
Oui Mr Bensemra. La pharmacie de feu Ferhat Abbas est située dans les arcades en bas de l’école Amardjia Abbes ex. école laïque Roger Vétillard tout prêt de Bab Biskra et qui a été nationalisée par Boumedienne et était devenue une pharmacie de l’état. Ce n’est pas cette patisserie montrée plus haut. C’est pas important mais c’est juste pour situer les choses à leurs vraies places.
nacer bensemra :
dans tout çà ,ma satisfaction est pour ma ville natale qui est vraiment une ville ouverte et qui accueille en son sein tout les fils de l,algerie sans ostrascisme ni rejet,et pourtant ,elle n,a pas sa juste place dans l,histoire de notre pays
Commentaire n°116372 :
M Farhat ABBES n’aurait pas dû cautionner benbella et boumediéne à Tlemcen. Il aurait dû suivre Boudiaf qui appelait à partir de Béjaia de poursuivre la lutte pour que le pays reparte sur des bases solides et ne tombe pas entre les mains de ceux qui ont la révolution au chaud dans une prison (château) ou bien à tunis et oudjda.
H-AMAR :
3eme PARTI Le procédé relève de la mystification, de l’action psychologique. En tout état de cause, il laisse entrevoir le rôle que l’exécutif entend réserver au législatif. Avant même que la Constitution de type présidentiel n’ait été adoptée par l’Assemblée, avant qu’elle n’ait été soumise au référendum populaire, nous assistons à une action destinée à faire pression sur les Constituants et à mettre le peuple en condition. Il en résulte que l’Assemblée nationale est déjà dépouillée d’un pouvoir qu’elle détient, pourtant, du peuple souverain et du F.L.N. Qui a choisi ces prétendus cadres ? Selon quels critères ce choix a été fait ? Pourquoi ces militants et pas d’autres ? Cette cooptation dont bénéficient « certains amis » est pour le moins arbitraire. Elle aboutit à la formation de la « République des Camarades », contre laquelle tout Algérien a le devoir de s’élever. Le F.L.N. ne doit pas être le parti d’une faction, mais celui du peuple – de tout le peuple – de la même manière qu’il l’a été durant la lutte (...)
H-AMAR :
4eme PARTI Sinon il devient un sujet de division et ne peut faire qu’un travail fractionnel. Certains militants ont conservé la nostalgie des anciens partis et n’ont rien oublié. On les trouve dans la plus grande partie des postes de responsabilité. Ce retour aux divisions du passé est la négation même du F.L.N. Le Parti devant être la « Conscience » et le « Guide » de la nation, sa formation doit être entourée de toutes les garanties. Elle doit être l’œuvre du peuple, du peuple qui travaille, celui des champs, celui des entreprises, celui des marchands, celui des usines, celui des combattants. Or, selon les informations qui me parviennent, les fédérations et les daïras sont, dans la proportion de 80%, impopulaires. Notre peuple les subit. Les cadres choisis sont en majeure partie des budgétivores et des profiteurs. Ils se désintéressent complètement du sort des masses. Pour imposer silence à ces dernières, ils les traitent par le mépris et font peser sur elles la menace. Ce sont de nouveaux caïds. Nous (...)
H-AMAR :
5eme PARTI Le F.L.N. en n’étant que parti unique, s’il n’est pas une organisation démocratique, appelée à rassembler toutes les énergies créatrices dont notre peuple est riche, ou bien s’il n’est pas marxiste-léniniste authentique, s’appuyant sur une dictature prolétarienne, que pourrait-il être ? On peut le prédire. Il sera condamné, par la nature des choses, à évoluer vers des structures fascistes. Est-il pensable que les cadres actuels puissent contribuer au bien être de nos masses paysannes et à leur éducation socialiste ? L’affirmer serait un leurre. Récemment, à Sétif, un responsable fédéral, dont le traitement, me dit-on, est de l’ordre de 100.000 francs par mois, et qui, depuis, a été révoqué, s’était attribué un appartement luxueux, une ferme de 200 hectares et l’exploitation d’un café restaurant. A de rares exceptions près, c’est de cette manière que se manifeste le militantisme des pionniers du « socialisme algérien ». Les mots sont impuissants à traduire l’amère réalité. A vouloir agir en dehors du (...)
H-AMAR :
6eme PARTI Le régime présidentiel et le pouvoir personnel : La concentration des pouvoirs entre les mêmes mains relève d’une autre forme de délire. Le projet de Constitution fait du président de la République, en même temps que le chef de l’État, le chef du gouvernement et le chef du Parti. Pratiquement il n’y a plus de démocratie. L’Assemblée est sous la dépendance d’un homme qui nomme les ministres et qui, par le truchement du Parti, choisit les membres de l’Assemblée nationale, après avoir été choisi lui-même par le Parti. Le dialogue entre le législatif et l’exécutif, si fructueux pour le pays, devient un simple monologue. Le peuple est absent et n’est pas représenté. Ses représentants sont de simples figurants. « La révolution se fait par le peuple et pour le peuple. Elle n’est ni l’œuvre d’une seule personne, ni celle d’un seul individu. Elle se fera par le peuple et pour l’intérêt de tout le peuple » (sic) Ce slogan officiel, affiché sur nos murs et repris par la radio, est une contrevérité. Il masque la (...)
H-AMAR :
7eme PARTI L’équilibre des pouvoirs n’existe pas. Aucun recours contre les abus d’autorité n’est prévu. Il y a bien une disposition du projet de la Constitution qui prévoit que l’Assemblée nationale peut voter une motion de censure et renverser le chef de l’État. Cette disposition est un non-sens. D’abord il n’est pas souhaitable qu’un chef d’État soit renversé. Il laisserait un vide redoutable. Ensuite et surtout, n’ayant pas été investi par l’Assemblée, cette dernière ne peut le renverser. Cette disposition est donc de pure forme. Elle est une simple clause de style. Nous jouons à « pile ou face » le sort du pays. Si le chef d’État est un homme sage, modeste et clairvoyant, nos libertés seront sauvegardées. S’il a l’étoffe d’un Batista, le pays vivra sous la terreur. Pourquoi donc nous placer, délibérément, dans cette dangereuse alternative ? Autre inconvénient d’un tel régime : aucun Algérien ne peut, à lui seul, porter, à bout de bras, l’Algérie. Le fardeau est trop lourd. Il arrivera que le chef de l’État, (...)
H-AMAR :
8eme Un tel régime finira par engendrer des activités subversives, des coups d’État et des complots. A vouloir un « régime fort » on ouvre la porte à la subversion et au désordre. Un seul régime : la démocratie La démocratie seule est salutaire. Elle ne signifie pas l’anarchie. Elle ne signifie pas un pouvoir faible. Elle signifie : le gouvernement du peuple par le peuple. Elle signifie un État hiérarchisé. Une bonne Constitution doit donner la parole au peuple. Elle doit permettre la libre discussion. Cette libre discussion, loin de nuire à la discipline nationale, permettra de révéler des cadres valables et enrichira les institutions de l’État. Un État « confisqué » est un État mort-né. Un chef du gouvernement, investi par une Assemblée nationale souveraine et responsable devant elle, est la seule formule qui corresponde à notre devise « par le peuple et pour le peuple ». Il est indispensable que le chef du gouvernement soit contrôlé. Il est indispensable qu’il rende des comptes aux représentants de la (...)
H-AMAR :
9eme Aux anciens peuples colonisés, nous devons donner l’exemple de la maturité politique et de la cohésion. Nous devons leur donner l’image d’un peuple majeur qui gère sainement et démocratiquement ses affaires. Avec la Constitution qui est proposée c’est toujours le provisoire qui dure, et aucun problème fondamental ne reçoit de solution valable. Depuis l’indépendance le peuple n’a pas encore été une seule fois librement consulté. Il est temps de le faire participer à la vie publique. Il est temps qu’il retrouve son enthousiasme et sa foi. Ce peuple sait voter. Il l’a hautement prouvé. Il a surtout su résister, pendant sept ans, à l’une des plus grandes armées du monde. Il a acquis par son héroïsme le droit de choisir ses représentants et de se donner le gouvernement de son choix. Nous devons lui faire confiance. Et même s’il se trompait cette erreur serait moins grave de conséquences que le fait de le museler, et de lui imposer une camisole de force. Il a mérité mieux que cette suprême injure. Ferhat (...)
H-AMAR :
mes chers(es) lecteurs (trices) maintenant que le contenu de la fameuse lettre de démission rédigée par cheikh FERHAT ALLAH YARAHMOU, est devant vous,la matiere premiere est disponible, relancez les debats qui semblent passionnants mais de maniere constructive ,fructueuse afin de donner à notre jeunesse un plus pour leur culture . je souhaite que ce sujet soit porte sur le FORUM de setif.info pour permettre aux gents une plus large collaboration.

Commenter cet article
الرد على هذا المقال


Derniers articles
Notre site utilise des cookies à diverses fins, notamment pour personnaliser les publicités. En continuant à utiliser ce service, vous acceptez notre utilisation des cookies.   En savoir plus