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Culture de la casse et du croche-pied

mercredi 17 octobre 2007

Pour certains, le football est l’opium des peuples. Le sport est pour d’autres, un facteur de paix sociale.

Pour ces derniers, l’opinion des premiers est dépassée, sachant que les nations les plus huppées sont envoûtées par le jeu à onze, considéré comme une affaire sérieuse, engrangeant du « pognon », et des intérêts financiers colossaux. En payant son ticket, le spectateur d’outre-mer est certain d’assister à un spectacle haut en couleur, contrairement à nos pauvres supporters et fans paumés, obligés de composer avec des « acteurs », pourtant « gavés » de liasses, empêtrés dans les interminables faux problèmes. Le piètre spectacle qu’offre le club-phare des Hauts-Plateaux, qui renoue avec ses vieux démons, interpelle les consciences pour qu’elles ne tournent, en aucun cas, le dos à la crise qui secoue ce monument du mouvement sportif national ayant, l’exercice écoulé, rendu le sourire à tout un pays, meurtri par les coups bas des tangos. L’embellie d’une saison de rêve a été, au grand dam du petit peuple ayant l’Entente dans le sang, ainsi que des véritables bailleurs de fonds (ça ne sous-entend pas les prêteurs d’argent) et adeptes de la maxime « on ne change pas une équipe qui gagne », par le bon vouloir de certains intrus, balayé d’un trait. La stabilité du staff dirigeant, qui a réalisé un travail de titans, a cédé la place à la valse des chargés de mission, n’ayant ni l’étoffe, ni les moyens des « démis ». La bonne gestion du onze n’est, hélas, qu’un éphémère souvenir, tout comme l’excellente préparation de Tunis et la prise en charge du groupe, qui explique mal ce retournement de situation. La guerre des clans, qui ne dit pas son nom, est à l’origine de la tempête qui fait mal à l’Entente, un passe-partout pour certains anonymes en quête de notoriété et de bonnes affaires. Certains plumitifs, à la solde des chargés de cours spécialistes en « dictée » sont, dans une certaine mesure, responsables de la casse et des croche-pieds, mettant en péril l’Entente, propriété de tous les ententistes, pas uniquement les Sétifiens d’ici et d’ailleurs.

Kamel Beniaiche El Watan


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