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L’enseignement par correspondance : Une bouée de sauvetage

mercredi 31 octobre 2007

Autres temps, autres mœurs, l’enseignement par correspondance, resté en rade des années durant, n’est plus le parent pauvre de l’éducation nationale.

Ainsi, l’office national de l’enseignement et la formation de Sétif vient de faire le plein des inscriptions, qui ont atteint le taux de 91,69%. Sur les 6 546 élèves attendus, 6 002 sont inscrits. Avec un taux de 97,69%, le cycle du moyen devance le secondaire, qui enregistre plus de 3 765 inscrits, soit 88,46%, les classes d’examen s’étant accaparé la part du lion. Sur des prévisions de 1 110 élèves, 1 000 postulants pour le brevet de l’enseignement moyen ont pris le départ ; 997dont 435 lycéens, issus de la réforme du système éducatif préparent, quant à eux, le bac. « L’office m’a donné une chance inouïe de poursuivre des études secondaires, qui m’ont permis de décrocher le bac avec mention Assez-Bien, et d’obtenir par la même occasion une place à l’université », déclare Nassima, véritable autodidacte. Devant l’engouement des citoyens, qui n’ont pas eu la chance de poursuivre leurs études selon le traditionnel cursus, les responsables du secteur, qui ont mis le paquet, ont introduit des nouveautés s’inscrivant dans la lignée des réformes. A cet effet, les inscrits qui avaient l’habitude d’être soumis à trois examens dans quatre matières, n’auront cette année que deux épreuves concernant chacune une des neuf matières programmées. L’examen final englobera six matières au lieu de cinq. « Ces changements entrent dans le cadre de la réforme, qui n’a pas exempté l’enseignement à distance, une bouée de sauvetage pour que de nombreux jeunes améliorent non seulement leur niveau, mais arrivent à décrocher le bac. L’expérience de l’enseignement par ligne, ayant donné des résultats, vient d’être renouvelé, et 48 places ont été ouvertes cette année », dira M. Dradra, directeur de l’annexe régionale de Sétif qui doit faire face à un déficit dans le personnel.

Kamel Beniaiche , El Watan

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