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Université : Le premier pôle en souffrance

mercredi 31 octobre 2007

Le visiteur du premier pôle de l’université, fonctionnel depuis 1978, reste éberlué devant la décrépitude de ces lieux qui ont, en un laps de temps, formé des lumières, qui font actuellement le bonheur de nombreuses universités et firmes des pays occidentaux.

L’espace, qui est supplanté par le nouveau pôle, n’est pas beau à voir. Le démembrement du campus, avec des résidences universitaires aux murs lézardés, a porté un autre coup de massue à ce temple du savoir. Ce « partage » s’est, le moins que l’on puisse dire, fait sur le dos de l’entretien des parties communes, en attente d’un lifting qui ne vient pas. « L’oubli » de ses gestionnaires a donné lieu à des chaussées éventrées. Le désherbage des terrains vagues, jouxtant les structures pédagogiques, a été mis entre parenthèses, tout comme l’entretien du terrain de football, transformé, à cause d’un abandon qui ne dit pas son nom, en pâturage. Ce périmètre de défoulement, destiné à une importante colonie d’étudiants en manque d’aires de jeu et de divertissement, ne devrait pas rester dans cet état. Le « barreaudage » des locaux, convertis en bunkers, n’échappe pas à l’œil des observateurs.Nadir B., ancien étudiant de l’université Ferhat Abbas, informaticien dans une grande boîte parisienne, ne reconnaît pas aujourd’hui les lieux. « Le premier campus de l’université Ferhat Abbas, qui a enfanté des érudits, mérite mieux que ce délaissement, qui peut porter préjudice à l’institution ». Cultivant les paradoxes, les gestionnaires des lieux, ainsi que les autorités locales, qui n’ont d’yeux que pour le deuxième pôle d’El Bez, ne devraient-ils pas remettre les pendules à l’heure ?

Kamel Beniaiche El Watan

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