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Encore du réchauffé

mercredi 7 novembre 2007

L’activité et la production dans le secteur de la culture à Sétif semblent en stand-by et s’être arrêtées aux années 1990.

Le programme de la semaine culturelle de la wilaya de Sétif, dans le cadre de « Alger, capitale de la culture Arabe », qui a débuté le 5 novembre pour s’achever le 9 du même mois, rappelle celui de toutes les occasions passées. Ce programme, concocté par la direction de la culture, laisserait penser qu’il a été établi il y a des lustres. Ce n’est qu’une suite d’activités déjà vues, revues et servies à toutes les occasions. Tous les travaux, qui vont être présentés au public de la manifestation culturelle pendant la semaine en différents espaces culturels de la capitale, dateraient de plus de quinze années. Ces monologues, pièces de théâtre pour adultes et pour enfants, opérettes et autres sont ressortis à toutes les occasions pour représenter Sétif. Il faut noter que toutes ces œuvres sont devenues source de revenus assurés avec des cachets de plus en plus conséquents au programme. Le Play-back, chez les « artistes » sétifiens, est aussi devenu monnaie courante. La culture serait-elle devenue une affaire de « gros sous » ? Il est à signaler, en outre, que le programme de cette manifestation, inaugurée par la ministre de la Culture, Khalida Toumi et le wali de Sétif Noureddine Bedoui, ne concerne que les associations et coopératives culturelles activant au chef lieu de la wilaya, la culture au niveau des 60 communes des hautes plaines sétifiennes ne semble pas avoir d’existence, et aucune troupe des autres localités n’ y a de place. A croire qu’aucun investissement ou engagement culturel réel n’a été initié durant les années précédentes, et c’est ce qui pousse le secteur à recourir au réchauffé et au déjà-vu. Des acteurs du domaine culturel tirent ainsi la sonnette d’alarme et dénoncent la culture d’occasion et les cachets faramineux. Les prédispositions et les capacités n’existent pas seulement à Sétif-ville et dans certains cercles d’initiés, il faudra les aider à émerger. Beaucoup aussi s’interrogent sur la très imposante délégation qui s’est déplacée des jours avant le lancement de la semaine culturelle et sur les composantes de celle-ci.

Nabil Lalmi El Watan


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