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Beni Ourtilane : Enfin, un hôpital

mercredi 21 novembre 2007

Mise en quarantaine des décennies durant, la partie nord de la wilaya, qui a tant souffert de « l’oubli » des décideurs et d’un relief des plus accidentés, est depuis un certain temps fréquentable.

Après l’inscriptions du gaz naturel, qui devient une réalité palpable en de nombreux endroits, laissés eux aussi pour compte, les habitants de la daïra de Beni Ourtilane (située à 80 km du chef-lieu de la wilaya), qui viennent de bénéficier d’un hôpital, ne sont désormais plus obligés de parcourir des centaines de kilomètres pour hospitaliser un patient, et de « composer » en outre avec les aléas d’un chemin accidenté, sinueux et en piteux état en de nombreux endroits. Inaugurée hier par Amar Tou, ministre de la Santé, cet hôpital, qui a été très bien accueilli par les citoyens d’une région en quête d’une mise à niveau, va sans nul doute alléger la charge de l’hôpital de Bougaâ, qui couvrait une population de plus de 247 329 habitants de 19 communes. La forte demande en soins s’est répercutée négativement sur la gestion et la prise en charge des patients de l’hôpital de Bougaâ qui ne couvrira désormais plus que 130 724 habitants repartis à travers 11 communes. La baisse de la charge de travail doit en principe améliorer les prestations de l’infrastructure précitée. Réalisé pour un coût global de 209 167 180,65 DA, l’hôpital de Beni Ourtilane de 60 lits, en charge de 116 650 habitants de 8 communes, est composé d’un bloc de maternité, un pavillon des urgences et de deux autres de chirurgie. « La réalisation d’un hôpital dans une région qui manque de tout est une bonne chose. Cependant, l’infrastructure ne doit pas rester, à l’instar d’autres hôpitaux, une coquille vide. Son renforcement, par un personnel médical et paramédical, donnera plus de crédit à cette louable opération qui va certainement en appeler d’autres », diront de nombreux citoyens de Beni Ourtilane, pays de Abdelhamid Benzine et bien d’autres illustres personnalités de cette féconde partie de l’Algérie profonde.

K. B. El Watan


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