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Les gourbis n’ont pas disparu

dimanche 27 janvier 2008

Quatre familles vivent le calvaire dans une Harat qui date de l’ère coloniale. Située dans la cité des Abattoirs, à El Eulma, à proximité de la voie ferrée, cet habitat est dans un état de délabrement avancé. Il faut visiter les lieux pour constater les conditions dans lesquelles vivent ces familles, et pouvoir ainsi se rendre compte de l’ampleur de leur souffrance. Dans une lettre, adressée aux autorités locales, les chefs de famille font part de leur misère, affirmant que ces demeures sont des gourbis, où les conditions d’hygiène et de sécurité n’ont pas droit de cité, et la santé des occupants de tous âges y est menacée. En effet, l’insalubrité met en péril l’existence des locataires. « Aujourd’hui, nos enfants sont malades et dorment les uns sur les autres dans l’unique pièce réservée à toute la famille », insistent-ils. Cette situation est alarmante, de l’avis des occupants des lieux, lesquels réitèrent leurs appels de détresse en direction des autorités locales, qui pourraient trouver une solution et permettre ainsi à ces familles de vivre dans la décence. « Nous avons déposé un dossier pour le logement social en 2000, mais nous attendons toujours », dira un des pères de famille. Par ailleurs, et devant la détérioration continue de leur cadre de vie, et l’urgence de la prise en charge de leurs enfants, souffrant de nombreuses pathologies, ces familles ont frappé à toutes les portes, mais en vain. Leurs doléances auprès des autorités de la ville d’El Eulma sont restées lettre morte.

Razik Bacha, El Watan


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