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Privatisation de la briqueterie (SBS) de Sétif - À qui profite la fermeture de l’unité ?

dimanche 16 juillet 2006

Alors que le nouveau propriétaire de la briqueterie de Sétif (SBS), filiale de l’entreprise des matières rouges de l’Est, exige le maintient de l’activité, les travailleurs, eux, demandent carrément un départ volontaire collectif. En effet, pas moins de 97 travailleurs insistent sur le départ volontaire refusant toute proposition du nouveau propriétaire de l’usine privatisée il y a quelques mois et qui a été cédée à 35 milliards de centimes. Ils revendiquent aussi leur indemnisation pour les années de travail effectuées, demandant l’application des articles de la convention collective, notamment celui garantissant des indemnités fixées à base de deux mois de salaires par année travaillée. Ils demandent, aussi, l’octroi de la prime d’ancienneté et d’expérience de 10%. Par ailleurs, le nouveau propriétaire de la briqueterie, dont la capacité de production est de l’ordre de 100 000 tonnes, s’appuie sur des articles de la même convention collective qui consiste à préserver les postes d’emploi et la nature de la production pendant au moins 5 ans, tout en interdisant la fermeture de l’usine. Le propriétaire se demande qui bénéficie de cette situation qui perdure et qui menace l’avenir de l’unité. Autrement dit, à qui profite la fermeture de l’usine ?

Faouzi Senoussaoui

LIBERTE

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