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Les « briques » des uns et des autres

lundi 17 juillet 2006

Du côté de l’antique Sitifis et vraisemblablement ailleurs, la répartition équitable des richesses n’est que bobards de politicards.

Le dernier dispatching des subventions de la commune, au titre du budget supplémentaire de l’année en cours, illustre que les têtus faits sont à l’antipode des intentions et vœux lancés lors des campagnes électorales. Mise entre parenthèses par le budget primitif, l’Association des diabétiques, l’une des plus actives du pays, n’a bénéficié que de 50 000 DA, des miettes. Dire que ladite association est en matière de dépistage, campagnes de sensibilisation et de séjour d’éducation médicale pour enfants diabétiques, pionnière à l’échelle nationale. Faut-il le rappeler une autre fois ? Constituée dernièrement pour former des virtuoses (pianistes, violonistes, guitaristes) des troupes de chaâbi, haouzi, malouf et lutter contre les fléaux sociaux faisant des ravages au sein de la masse juvénile, l’association culturelle Nassim El Hidhab a été « gratifiée » de 50 000 DA. Un montant qui ne couvrira même pas les frais des fournitures de bureau de centaines de ses adhérents. L’association Oxygène, dirigée par un épidémiologiste de renommée internationale, qui mène un combat implacable contre le cancer, la drogue, l’alcool et le tabagisme, n’a même pas eu droit au privilège des miettes. Le club sportif des sourds-muets se contentera, quant à lui, de cinq « briques ». Même la commission des œuvres sociales de la municipalité n’a pas échappé à cette singulière répartition. Peut-on organiser des colonies de vacances et offrir les fournitures scolaires aux enfants de plus de 2800 agents, avec la modique subvention d’un million de dinars ? Évidemment, non ! Alors que pour le cercle d’amis et des privilégiés, point de restrictions. Pour se dédouaner, il ne faut surtout pas se voiler la face avec les 2,5 milliards alloués à l’opération

Kamel Beniaiche
El Watan


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