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CPA de Sétif : Chèque et prestations

dimanche 24 septembre 2006

Au CPA de Sétif, agence 303, la patience est de rigueur. Les clients doivent s’en armer pour venir déposer et retirer des sous ou pour toute autre activité.

Le client est traité de façon peu convenable. On lui fait l’aumône de lui garder son pécule et on le lui fait payer. Ali, client de l’agence se plaint : « Dès que vous entrez dans l’agence, vous avez l’impression de ne rien valoir. Vous pouvez rester debout, personne ne semble vous voir, vous devenez transparent. Seul l’agent de sécurité viendra vous faire asseoir de force quand il y a beaucoup de clients. Quand il s’adresse à vous, le banquier le fait avec tout le mépris qui peut exister. Il semble détenir la vérité suprême. Surtout n’attendez pas un sourire ou un mot gentil. Tout le travail se fait au ralenti et ça ne dérange personne. Une demande de chèque ne sera satisfaite que deux, trois mois ou beaucoup plus tard. Cela ne dérange absolument pas la banque, qui change ses formulaires de chèques à tout moment. On en est à la troisième formule. La raison ? Personne ne pourra vous la donner. » « On attend les nouveaux chèques depuis des mois. Quand on n’a plus de formules, on n’a pas droit aux chèques de secours. Personne ne nous donne d’explication », se plaignent des clients de la banque qui retiennent mal leur colère. « Ça fait deux ans que mon association attend un carnet de chèques. Non seulement, on ne nous donne pas de chèques, mais on ne nous donne pas d’explications. On refuse de nous donner des chèques de secours et on nous demande d’écrire à la direction… », déclare un responsable d’association. La seule explication qu’on a pu avoir (sous couvert d’anonymat) est que la société, qui a le monopole de confection des formules de chèques, de cartes magnétiques… est débordée, elle n’arrive pas à maîtriser l’outil de production ni à confectionner une formule de numéro valable. La première formule a été remplacée par une deuxième qui l’a été à son tour par une troisième (qu’on attend de découvrir) pour un problème de clef. Et dire que l’on veut unifier le système de paiement et généraliser l’usage de la carte magnétique. Ça promet... Nos chers banquiers devraient apprendre le sourire.

Nabil Leulmi

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