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Des kilomètres à pied

dimanche 29 octobre 2006

Le dysfonctionnement est la principale caractéristique du transport urbain dominé par les pollueurs de vieux tacots, dont certains imposent en matière d’horaire et d’arrêts leur loi.

Le jour, les rues et les artères de l’antique Sitifis grouillent d’engins faisant office de bus qui dégagent fumées et gaz, polluant l’air d’une cité tombée en décrépitude. Au-delà de 18 h, le transport se fait désirer et pointe aux abonnés absents. A partir de cet instant, les usagers sont obligés de faire du stop ou de s’adresser aux clandestins pour rejoindre le lointain domicile familial, boycotté par les taxis qui ne veulent pas emprunter des chemins éventrés et dépourvus d’éclairage public (la cité El Hidab, entre autres). Les supporters de l’Entente, qui joue désormais ses matches en nocturne, ne sont pas mieux lotis. Les fans qui quittent le 8 Mai, situé pourtant en face de la gare routière, sont contraints, la mort dans l’âme, de parcourir parfois plus de 10 km à pied. Le service minimum n’est toujours pas d’actualité chez les transporteurs du privé. L’entrée en service de la régie de transport (entreprise publique), qui tarde à pointer le bout du nez, changera-t-elle la donne ?

K. B.

El Watan


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