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Détournement à la direction de l’éducation de Sétif : Le chef de “service paie” incriminé

jeudi 30 novembre 2006

Le cadre indélicat détournait des sommes depuis le traitement des enseignants avant de les transférer vers le compte de son épouse.

Le juge d’instruction près le tribunal de Sétif a ordonné, tard dans la journée de lundi dernier, la mise sous mandat de dépôt du nommé M. C., chef de service paie de la direction de l’éducation (DE) de la wilaya de Sétif, pour détournement de deniers publics.
Dans le même sillage, son épouse, enseignante dans le cycle primaire, a été placée sous contrôle judiciaire pour
complicité.
En effet, les deux mis en cause ont été limogés au début du mois d’octobre dernier après la découverte par les services du Trésor d’un trou dans les finances dudit service. Le pot aux roses fut découvert lorsqu’une enseignante, M. D., qui a consulté son compte CCP s’est aperçue que la paie du mois de septembre ne lui a pas été virée.
Elle alla demander des explications au niveau du service, dont le siège est au lycée Mohamed-Karouani, où on l’informa que son nom figure sur les pièces comptables et que son salaire a été bel et bien élaboré.
C’est à ce moment qu’on l’orienta vers les services du contrôle financier et de la trésorerie qui ont pu confirmer que son nom ne figurait pas sur la disquette adressée au CCP pour virement.
Après lui avoir réglé son problème, le contrôleur financier a demandé des explications au chef de service paie de la DE.
Ce dernier n’a pu justifier cette “erreur”. On entama alors la procédure usuelle, soit avertir l’ordonnateur, le directeur de l’éducation, qui a mis fin aux fonctions de son subalterne. L’enquête menée par la brigade économique de la police judiciaire de la Sûreté de wilaya de Sétif ainsi que l’expertise ont laissé apparaître que le montant des détournements effectués depuis 2004 a atteint 164 millions de centimes.
Le désormais ex-cadre de la DE procédait au détournement des amputations sur salaires des congés de maladie des enseignants... vers son compte personnel et celui de son épouse.
Cette dernière a nié être au courant de ces pratiques malhonnêtes. Selon elle, son époux possédait une procuration pour effectuer des opérations de retrait sur son compte. Une déposition qui lui a permis de bénéficier de circonstances atténuantes en attendant sa comparution devant le tribunal.

Liberté

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