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Aéroport ou tamis ?

dimanche 14 janvier 2007

Létanchéité de l’ancienne aérogare de l’aéroport de Sétif (la nouvelle achevée poireaute, en attendant l’inauguration qui n’arrive pas) s’apparente à un tamis. Le plafond qui a été érigé depuis 3 ou 4 ans seulement est, en de nombreux endroits, troué, laissant ainsi filer quelques gouttes d’eau engendrées par la générosité du ciel. Comme un malheur n’arrive jamais seul, les pannes électriques sont fréquentes, plongeant ainsi la structure dans le noir, au grand dam des usagers de plus en plus nombreux. Faute de tableau d’affichage, le voyageur perd le plus souvent le nord d’autant que l’infrastructure dessert plusieurs destinations prises en charge par Air Algérie et Aigle Azur. Les postes de téléviseurs qui ornent le hall affichent de tout temps un écran noir. Le tapis à bagages des temps révolus ne colle pas avec le standing de cette nouvelle structure. La climatisation vacille aussi bien au niveau du hall qu’à l’intérieur de la salle d’embarquement. En l’absence d’un ILS (Instrument Landing System) le système d’atterrissage aux instruments, l’activité aéronautique est interrompue au moindre brouillard. Les problèmes récurrents du forfait des boutiques, buralistes, cabines téléphoniques, agences postale ou bancaire, magasins d’artisanat et autres sont toujours aux abonnés absents. L’activité de la structure qui carbure à plein régime exige ces espaces faisant défaut à l’aéroport 8 Mai, pourtant l’un des plus rentables établissements aéroportuaires de l’intérieur du pays.

K. B. El Watan

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