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Prolongement des incidents ayant émaillé la fin du match ES Sétif-JS Kabylie : Serrar pointe un doigt accusateur sur la commission nationale d’arbitrage

mercredi 17 janvier 2007

Au lendemain de la rencontre ESS-JSK émaillée d’incidents en fin de match, le président de l’Entente de Sétif, Abdelhakim Serrar, a tenu à organiser une conférence de presse afin de déterminer les tenants et les aboutissants des dépassements observés au cours de la soirée footballistique au stade du 8 Mai 1945 de lundi dernier. Il s’agit avant tout d’une rencontre de « réconciliation » entre les gens de la presse et l’équipe dirigeante de l’Entente, suite au passage à vide accusé par le onze dirigé par Rachid Belhout depuis le 18 décembre dernier, où aucune victoire n’a été enregistrée ni en Coupe arabe ni en Championnat national. « C’est un complot ourdi fomenté par certains dirigeants de clubs contre l’Entente », entame le président sétifien pour expliquer le passage à vide accusé par son club « sur le plan des chiffres ». Avant d’ajouter qu’« il est temps de tirer la sonnette d’alarme » afin de « mettre au pied du mur » les responsables du football national. Les exemples, il en cite deux, le match de Blida et celui de la JSK. Mais pour le dernier, c’est le comportement de l’arbitre et celui du président Hannachi qui ont été ciblés.

Alors que trois arbitres internationaux « chômaient », on nous désigne un novice, a explicité Serrar, avant de soulever l’influence de la décision du directeur de jeu par l’intervention du président de la JSK à l’origine de l’agitation des supporters de Sétif. « Le geste n’est pas digne d’un président, reprend Serrar, car nous sommes avant tout des gestionnaires du football. » Mais une attaque en direction de Hannachi vite contenue au détriment de la « stratégie » de son homologue.

« Mais c’est de bonne guerre », revient-il, comme pour préserver les rapports étroits traditionnels entretenus entre les deux clubs phares du football national. « C’est le deux en un qui caractérise nos liens avec la JSK », a été une formule humouristique lancée par le président du club sétifien dans un souci de détendre l’atmosphère qui a imprégné en fin de compte le rendez-vous. Selon le bilan établi, sept agents de sécurité ont été blessés, une caméra de l’ENTV a été dérobée et toutes les plaques publicitaires du stade ont été démolies. Les responsables du stade exigu du 8 Mai bâti en 1975 devraient s’en féliciter, car de telles circonstances exigeraient, de prime abord la fonctionnalité des portes de secours, comme première mesure d’urgence à même d’éviter les catastrophes. Si, pour le président de l’Entente, son équipe a perdu 4 points en quatre journées, Rachid Belhout, estime que c’est la qualité de la programmation des matchs qui est à la source du fléchissement de son équipe, engagée de surcroît en Coupe arabe et ne profitant guère d’un taux de récupération adéquat. Néanmoins, il promet que l’équipe se remettra sur pied au plus vite, tout en annonçant la « confirmation » face à la JSMB pour le compte de la prochaine

A. B.
La Tribune


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