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Université de Sétif : Statut particulier de l’enseignant chercheur

samedi 17 février 2007

Le regroupement national portant sur le statut particulier de l’enseignant chercheur a démarré mardi à l’université Ferhat Abbas de Sétif. La phase finale de la préparation du projet, qui a commencé en juillet 2005, a réuni à Sétif des représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et des représentants de l’ensemble des syndicats nationaux du secteur. Les deux parties se sont attelées à la finalisation et à la mise au propre des nombreuses propositions et à la concrétisation des revendications socioprofessionnelles de cette catégorie d’enseignants qui est à la tête de tout progrès et évolution de la société. Lors de leurs allocutions, les intervenants ont insisté sur la nécessité de la mise en valeur de cette catégorie qui ne demande rien d’impossible, une reconsidération du statut de cette élite et la mise à niveau avec leurs confrères des pays limitrophes qui sont mieux considérés dans leur pays que ne le sont les chercheurs algériens chez eux. Le nombre des enseignants chercheurs algériens varie entre 20 et 30 000, la moyenne mondiale est de 1 enseignant chercheur pour 15 étudiants, alors que chez nous, il est de 1 chercheur pour 25 étudiants. Les intervenants ajoutent que l’Etat a montré sa disponibilité à procéder à cette révision. La volonté du Président et celle du gouvernement sont réelles. Les instructions et ordonnances du président de la République ont permis de préparer ce projet de statut particulier qui sera présenté très prochainement au gouvernement pour approbation. De plus, selon les représentants des six syndicats des enseignants de la recherche scientifique, le problème financier qui entravait cette mise à niveau n’est plus d’actualité et sa prise en charge replacera cette catégorie au plus haut degré de l’échelle sociale et lui vaudra la reconnaissance des efforts et progrès qu’elle fournira pour le pays. C’est aussi la seule richesse nationale qui ne risque pas de disparaître surtout si on s’occupe de sa préservation, ce qui jugulera l’hémorragie causée par l’exode des scientifiques algériens. Le conseiller du ministre à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique a mis en exergue l’importance du regroupement et les efforts de la tutelle envers cette catégorie. Le nombre de bourses attribuées à ces enseignants pour la poursuite de leurs recherches à l’étranger a atteint 513 annuellement depuis 2006. Un travail de rapprochement entre chercheurs et opérateurs économiques privés et publics a été entamé l’année dernière. A signaler que six syndicats d’enseignants du supérieur, à savoir le Conseil national des enseignants du supérieur, l’Union nationale des maîtres de conférences, le Syndicat national des professeurs hospitalo-universitaires des sciences médicales, le Syndicat des maîtres de conférences en sciences médicales, le Syndicat des chercheurs titulaires et la Fédération nationale UGTA représentant les enseignants, ont participé à cet ultime colloque.

Nabil Lalmi, El Watan


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