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Pourquoi la finale retour n’aura pas lieu en Algérie

vendredi 16 mars 2007

Depuis jeudi, le plateau des demi-finales de la coupe arabe des clubs est connu. A la faveur de leur première place dans leur groupe respectif, l’ES Sétif (11 points, groupe B) et Zamalek (11 points, groupe A) bénéficient de l’avantage de disputer la demi-finale retour sur leur terrain, respectivement face au Ahly Djeddah et Al Fayçali (Jordanie). Les représentants des quatre clubs en lice ont été invités par l’Union arabe de football à assister à la réunion qui aura lieu aujourd’hui à Djeddah pour arrêter les modalités du déroulement des demi-finales et des finales aller-retour. Le comité exécutif de l’Union arabe de football est à pied d’œuvre dans la capitale saoudienne depuis quelques jours. Du quatuor, une seule équipe a peu de chances de disputer la finale retour sur ses terres. Il s’agit bien sûr de notre représentant, l’Entente de Sétif, en raison du cahier des charges imposé, avant le début de la compétition, faut-il le préciser, par l’Union arabe. Les règlements de la quatrième édition (2006-2007) stipulent que la finale retour doit obligatoirement avoir lieu dans la capitale du club qui doit jouer ce dernier match chez lui. Sur ce point, les dirigeants de l’ESS sont d’accord. Ils n’ont d’autre choix que celui-ci, dans la mesure où avant de s’engager dans cette compétition, ils ont accepté les règles édictées préalablement par l’UAF. En raison de l’importance du rendez-vous et surtout de tout ce qu’il implique en matière d’organisation (présence de personnalités, importance des structures d’accueil et d’hébergement des hôtes et invités, arrivées et départs au niveau d’un aéroport international), que la ville de Sétif n’offre pas, le leader de notre championnat risque d’être pénalisé sur ce plan. D’autres paramètres aussi décisifs et pénalisants vont « jouer » en défaveur de l’ES Sétif. Il s’agit, entre autres, de toute la partie retransmission de la finale retour qui sera confiée exclusivement aux équipes de la chaîne ART, propriétaire de la compétition, des droits sur toute la publicité qui entoure cette rencontre (les panneaux et enseignes sur et aux alentours du terrain et du stade, la publicité sur les maillots des joueurs), les prix des tickets d’entrée aux stades et surtout le transfert à l’étranger de la totalité, ou en grande partie, de toute cette manne financière. La législation algérienne en la matière ne sera-t-elle pas un frein à tout cela ? Pour toutes ces raisons, l’ESS doit se préparer à disputer la finale retour à l’extérieur, si par bonheur les camarades de Issaad Bourahli écartent Ahly Djeddah en demi-finale.

Yazid Ouahib
El Watan


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