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ACL : L’ES Sétif garde ses chances intactes

mercredi 4 avril 2007

Contrairement à ce qu’affirmait l’entraîneur du Ahly Djeddah, le Serbe Niboucha, son équipe n’a pas fait le plein devant des milliers de ses fans au stade Emir Fayçal de Djeddah pour le compte de la demi-finale aller de la Ligue des champions arabe.

La formation saoudienne s’est contentée d’un seul but inscrit sur un penalty généreusement accordé par le referee syrien, Mohsen Besma, et transformé par le Tunisien Khaled Bedra. L’entraîneur du club saoudien a tout tenté pour parvenir à ses fins, car il sait pertinemment que le retour sera dur pour lui et pour sa formation sur la pelouse du stade du 8-Mai 1945 à Sétif. Les Sétifiens, en ne s’inclinant que par la plus petite des marges, gardent intactes leurs chances de refaire leur retard dans deux semaines, à la seule condition de ne pas faire preuve d’un optimisme béat et d’attaquer la seconde manche dans les meilleures dispositions.

Les Sétifiens ont entamé cette première manche diminués par les absences de leur meneur de jeu, Hadj Aïssa, et de leur buteur attitré, le renard des surfaces, Issaâd Bourahli. Cela n’a pas empêché Hadjaoui à faire ce qu’il fallait en repoussant de multiples offensives saoudiennes, alors que ses coéquipiers ne se sont pas contentés de défendre. Bien au contraire, les Adiko, Ziaya et Derradj ont réussi à donner le tournis à une défense saoudienne qui a failli être surprise lors de la première période notamment. En excellente condition physique, les poulains de Rabah Saâdane ont répliqué du tac au tac à un adversaire quelque peu surpris par la débauche d’énergie des gars de Aïn-Fouara. Même s’ils ont quelque peu fléchi lors de la seconde période, les Sétifiens ont résisté vaillamment, mettant en échec la stratégie mise en place par un adversaire qui risque d’être bousculé à Sétif. Cela est possible, à la seule condition que les coéquipiers de Maïza, soumis à un véritable marathon, aient bien récupéré et ne tombent pas dans la facilité.

Avec ce petit but concédé à Djeddah, tout plaide en faveur des gars de Aïn-Fouara qui doivent retrouver leur légendaire second souffle. A 90 minutes d’une finale que toute l’Algérie attend, l’ESS n’a pas le droit de nous décevoir.

par Boumaza Habib
Le Quotidien d’Oran


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