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« Formule 1 »

dimanche 8 avril 2007

Un bus transportant des étudiants de l’université Ferhat Abbès de Sétif se serait renversé dans un fossé mardi après-midi.

Plus de peur que de mal, quelques étudiants blessés et tout rentre dans l’ordre. Seulement, lorsqu’on voit la façon dont les chauffeurs de bus conduisent, que ce soit en ville ou en dehors, on a la peur au ventre et on peut remercier Dieu qu’il n’y ait pas plus de victimes qu’il n’y en a actuellement. Ces émules de formule 1 n’ont aucune conscience du danger qu’ils font courir à leurs passagers. Ils slaloment, doublent et jouent à qui arrivera le premier. Où ? On se le demande. « Les chauffeurs des bus font la course entre eux, surtout lorsque l’engin de course est plein de filles, ils veulent à tout prix montrer qu’ils savent conduire. Ils tiennent tête même aux petites cylindrées. Nos protestations rencontrent la sourde-oreille. Ils disent connaître leur métier », tiennent à préciser des étudiantes encore étourdies par le parcours de combattant qu’elles viennent d’effectuer, à la vitesse de la lumière SVP. « Rouler derrière ou devant un de ces objets mobiles est un exercice périlleux. Car la route leur appartient. Vous n’avez pas le droit de les dépasser et malheur à vous si vous le faites, vous serez poursuivis et acculés », nous signale un malheureux automobiliste (une victime en plus) qui venait de s’accrocher avec un « transporteur » d’étudiants. La façon dont ces opérateurs accomplissent leur mission doit être sujette à un contrôle des plus rigoureux, car il y va de la vie d’autrui.

Nabil Lalmi
El Watan

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