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Le bus qui n’arrive pas

dimanche 3 juin 2007

Le ministre de l’emploi et de la solidarité nationale s’est déplacé dernièrement à Sétif où il a, en guise de récompense, remis un bus à l’entente.

Certaines communes enclavées et déshéritées ont, elles aussi, bénéficié d’un engin. « Cette dotation ne s’inscrit dans le cadre d’aucune campagne électorale », déclare M. Ould Abbas, tout sourire devant les caméras de l’unique et qui ne rate jamais ce genre de « show » rapportant gros. Sollicités, et à maintes reprises, le ministre et les autorités locales n’ont, qu’on le veuille ou non, pas daigné donner suite aux doléances, SOS, cris de détresse de l’association des parents des infirmes moteurs (Apimc) ne demandant ni plus ni moins qu’un « petit » véhicule devant remplacer le vieux « fourgon » qui pète à chaque coin de rue, les plombs. Les membres de cette association, n’étant autres que les parents de ces infirmes, luttant depuis des années contre le mal qui ronge leur progéniture et l’indifférence des décideurs saisis par d’innombrables correspondances, méritent tous les égards. Le 1er juin 2007, journée mondiale de l’enfance, n’a pas marqué cette frange de la société, n’ayant pourtant pas demandé une expédition vers la lune. Tout simplement un véhicule devant rendre le sourire à ces enfants qu’on trimballe dans un tacot à mettre au plus vite au musée. Et dire que les caisses de l’etat sont bourrées de dollars ne trouvant aucun inconvénient à être répartis équitablement. Cet énième coup de gueule va-t-il secouer pour autant les consciences des responsables, des élus locaux et des nombreux nantis de la cité, sachant que personne n’est à l’abri d’un quelconque handicap ?

Kamel Beniaiche El Watan


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