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Il était… temps

dimanche 1er juillet 2007

Même si l’extrême nord n’a pas été, une fois de
plus, inscrit dans l’agenda de la dernière visite du
président de la République, la région ayant souffert des
décennies durant de « l’oubli » d’autant qu’elle est loin
des yeux, donc loin du coeur, a, à l’occasion, bénéficié
du gaz naturel. Un voeu qui se réalise enfin. En dépit
des innombrables contraintes d’un terrain des plus
difficiles, les habitants de Bouandas, Guenzet, Beni
Ourtilane, Babors et Beni Aziz, les localités situées à
l’autre bout du monde, vont, dans peu de temps,
bénéficier de cette commodité des temps modernes. La
ténacité des autorités locales ayant bien défendu un tel
projet, n’étant de surcroît pas une simple sinécure, a
abouti au grand bonheur de 90 000 habitants. Pour
désenclaver plus de 120 000 âmes de bourgs et
bourgades des hautes plaines, une enveloppe de 1,64
milliard de dinars (164 milliards de centimes) sera
injectée pour la réhabilitation et la rénovation de 167
km de chemins de wilaya. Un autre pactole de 675
millions de dinars est destiné aux chemins communaux
de 18 contrées. L’amélioration urbaine de 15 autres,
situées dans le nord ne perdant désormais plus son
nord, est incluse dans le programme supplémentaire
doté d’une manne de 15 milliards de dinars. Excusez du
peu. Laissé en rade des années durant, l’habitat rural a
eu, lui aussi, une très bonne part du gâteau. 30 000
opérations d’aides devant toucher 21 000 citoyens sont
désormais d’actualité, tout comme les 1500 logements
sociaux locatifs destinés à la résorption de l’habitat
précaire. Et sur instruction du chef de l’Etat, les enfants
de Djemila et Aïn Azel auront, eux aussi, une piscine
semi-olympique, où ils vont pouvoir barboter été
comme hiver. Tout en espérant que ces ambitieux
projets ne connaissent pas le même sort que la piscine
d’El Eulma et la bâtisse d’El Ali, l’autre plaie de
l’antique Sitifis.

Kamel Beniaiche, EL Watan

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