Lundi  29 Djoumada Thani 1438  -  27 mars 2017
Accueil > Arnaque du faux médicament « Rahmat Rebbi » : Le ministre se lave les mains

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Aïssa : "Tout a commencé avec un reportage diffusé à la télévision. Nous sommes début 2016, Echourrouk News propose à ses téléspectateurs un sujet sur l’innovation en Algérie. Dans le document, Toufik Zaibet est présenté comme l’inventeur d’un remède miracle contre le diabète. Le sujet fait le buzz et le « docteur » Zaibet est demandé partout. Le ministre de la Santé le reçoit, avec caméras et photographes pour immortaliser l’instant. Abdelmalek Boudiaf est enthousiaste : « En fait, on a une méthode scientifique : on va présenter (le médicament) à notre laboratoire et les experts. Après cela, ce produit sera enregistré et distribué ». Le ministre félicite « le peuple algérien pour ce produit ». Un produit « qui va provoquer, j’en suis sûr, une révolution », poursuit le ministre de la Santé. Quand Boudiaf parlait des vertus du RHB Après cette rencontre, le ministre multiplie les interventions sur le sujet notamment sur Echourrouk. Le média mène une véritable campagne en faveur de ce produit « miracle » découvert par un « chercher algérien ». « De nombreux cas ont guéri (grâce à ce remède) », affirme une journaliste de la chaîne lors d’une interview du ministre de la Santé. « Ce médicament est distribué en Espagne et en Arabie saoudite Est-ce qu’il est possible qu’il soit présenté comme complément alimentaire pour accélérer son enregistrement (en Algérie) ? », insiste-t-elle. Prudent, Abdelmalek Boudiaf souligne l’importance de ne pas se précipiter, même s’il abonde dans le sens de la journaliste. « Ce médicament n’a pas d’effets secondaires. Certains cas suivis se sont débarrassés définitivement de l’insuline et des comprimés (…). Le pancréas a repris son activité de (sécrétion) », affirme le ministre de la Santé. Les première victimes et la réaction du ministère du Commerce On connaît la suite. Début décembre, un diabétique âgé de 75 est transféré en urgence au centre hospitalo-universitaire de Constantine dans un état comateux. L’homme avait abandonné son traitement à l’insuline et s’est contenté de « Rahmat Rabi » qu’il avait acheté en (...)

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