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Acte 3 de « Noir sur Blanc » au théâtre de Sétif

Un carrefour de culture
jeudi 25 mai 2006, écrit par : Le Jeune Indépendant, mis en ligne par : Boutebna N.

Le théâtre municipal de Sétif abrite, à partir d’aujourd’hui, l’acte 3 de l’action culturelle baptisée « Noir sur Blanc » et entamée depuis déjà près de cinq années, sur la base d’un fructueux partenariat entre l’association Chrysalide d’Alger et Gertrude 2 de la région Rhône-Alpes, France, et en étroite collaboration avec le club de lecture et les amis de Noir sur Blanc, à Sétif.

Des rendez-vous mensuels, qui se tiennent tous les derniers jeudis du mois, sont par ailleurs inclus dans le programme de cette action culturelle et sont consacrés à des rencontres-débats, des déclamations poétiques avec des écrivains, des artistes, des étudiants et des chercheurs.

Pour ce week-end, un programme baptisé « Recherches et découvertes contemporaines » aura lieu en présence des « slameurs » de Sétif, dont la naissance remonte à quelques semaines seulement. L’idée est venue tout juste après le passage des homologues lyonnais l’an dernier.

Le slam signifie « claquer » en anglais. C’est un mouvement de poésie oratoire urbaine, né dans les années 1980 à Chicago, qui cherche à démocratiser la poésie, à la rendre vivante et accessible à tous... les « slameurs » qui improvisent, murmurent, crient, sans aucune forme de censure, un texte qu’ils écrivent et qu’ils scandent sans retenue.

Ces artistes céderont ensuite, selon les organisateurs, la scène à la rencontre autour des œuvres de Fayçal Ouaret, cet écrivain algérien d’expression française, architecte de formation exerçant à Sétif et qui est l’auteur, rappelle-t-on, de plusieurs livres dont Ocres, un produit romancé sur la vie et l’œuvre du grand peintre Etienne Dinet, et Terres noires, journal de Pauline Roland à Sétif.

L’autre rencontre prévue est consacrée au peintre plasticien Mohamed Ferkous, dont les œuvres seront exposées à la galerie d’art de M. Mustapha Ghedjati, située au niveau de la rue Colonel Amirouche. A ces espaces de liberté où l’on se donne la possibilité de se parler, de débattre et d’échanger les différentes expériences culturelles et artistiques, les initiateurs de « Noir sur Blanc » ajoutent un processus de recherche, de formation et de création, pour lequel ils se sont fermement engagés.

On apprend, à ce titre, qu’en juillet prochain, le dispositif scénique de « Mourad le désiré », une production théâtrale de Gertrude 2, fera l’objet d’un déplacement à Alger pour donner naissance à une coproduction sur la base d’une réécriture et d’une mise en scène assurée par Hadjar Bali.

A cela s’ajoute le cycle de formation dénommé « Lumière et création », assuré par M. Claude Couffin, au profit des techniciens de plateaux de la maison de la Culture Houari-Boumediene de Sétif et de ceux du théâtre municipal. Par ailleurs, il serait programmé, dans la perspective de l’année 2007, le passage de 40 artistes, notamment de Sétif et d’Alger, à l’amphithéâtre de l’opéra de Lyon.

par Djamel Gherib


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