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Malgré l’existence d’un patrimoine d’une valeur inestimable

Le tourisme culturel, un créneau inexploité à Sétif
mercredi 13 septembre 2006, écrit par : Abdelhalim Benyelles, La Tribune, mis en ligne par : Boutebna N.

Parler de tourisme culturel à Sétif serait mettre sur le devant de la scène le potentiel que recèle la région, une richesse inestimable qui pourrait constituer des chantiers ouverts aux générations. C’est aussi un produit qui pourrait provoquer le désir de la découverte et le plaisir de la lecture de pages entières de l’itinéraire historique de toute une région.
De l’époque pré-romaine à la période romaine, en passant par la période contemporaine, Sétif présente toutes les aptitudes d’une région forte de ses acquis antérieurs qui pourraient être révélés à ses visiteurs. Le gisement de Aïn Lehnèche, à 27 km de Sétif, recèle un patrimoine datant de deux millions d’années. C’est un site témoin de la préhistoire donnant à voir une importance et unique archéologique qui marque la première présence humaine en Afrique et dans le monde, selon les spécialistes.

Ce sont les traces de l’industrie primitive et de l’écriture punique. A Ikdjane, dans la daïra de Beni Aziz, à 60 km de Sétif, c’est la collection de céramiques et de poteries fatimides qui reflète l’existence d’une civilisation islamique. C’est la présence d’un centre de doctrine chiite ismaïlite, un site spirituel du monde entier et aussi un lieu historique pour tous les pays arabes du Maroc au Yémen. Au nord-est de Sétif, à quelque 27 km, Djemila a 19 siècles d’existence. Une ville demeurée intacte. Fondée en 96 et 98 de notre ère, avec ses arcades et remparts, elle est l’une des capitales romaines de la Méditerranée. La ville de Sétif, en plus de la citadelle romaine découverte par la colonisation en 1837, présente un ensemble de sites, dont les bains romains et les écriteaux encore présents dans les jardins publics.

Le tombeau de Scipion l’Africain renseigne sur les restes du général romain vainqueur de Hannibal à Carthage lors de la deuxième guerre punique.Au nord, Hammam Guergour, connu pour ses vertus thérapeutiques, date de l’ère romaine. L’histoire révèle aussi qu’au début du XVIIe siècle, Sidi El Djoudi, de la confrérie des Mourabitoune élit domicile dans la « médina » où il réussit quelques années après à constituer son fief. Un peu plus au nord, Beni Ourtilane et Beni Yaala gardent intacts les procédés de production berbère de l’huile d’olive. Autant de vestiges et de lieux qui pourraient renseigner sur les événements de l’histoire, des espaces pour les visiteurs qui méritent d’être exploités afin d’en constituer une source d’attrait et un produit touristique.
Pourtant, cette richesse n’a d’égale que la pauvreté caractérisant le tourisme dans cette wilaya.

Par Abdelhalim Benyelles


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