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Hôpital mère-enfant de Sétif : Une prise en charge aléatoire

dimanche 24 décembre 2006, écrit par : Kamel Benaiche, El Watan, mis en ligne par : Boutebna N.

En dépit des efforts consentis par le personnel soignant, faisant face à moult difficultés, la prise en charge des patients est plus qu’aléatoire.

Certains consommables, des médicaments et des équipements indispensables aux opérations chirurgicales font le plus souvent défaut aux structures précitées. Le forfait des gynécologues qui perdure au niveau de la maternité et qui met en péril la vie des mamans qui affluent de différents coins des wilayas de Bordj Bou Arréridj, M’Sila, Sétif, Béjaïa et Mila, n’a toujours pas trouvé de solution. Et les patientes ainsi que leur famille se trouvent depuis des lustres sur des charbons ardents car tout accouchement est un acte périlleux. Pis encore, les gardes de nuit sont rarement assurées. Sur les 31 gardes du mois de juillet 2006, 20 n’ont pas été prises en charge par un spécialiste laissant des jeunes généralistes, seuls affronter les pires difficultés, sans assistance ni formation scientifique adéquate. Au mois d’août, l’on a dénombré 23 gardes vides. En septembre de l’année en cours, 10 permanences n’ont pas été assurées. Le mois suivant, les spécialistes pourtant réquisitionnés se sont inscrits aux abonnés absents à 20 reprises (nuits). Le jour, la situation est critique. Les patientes sont livrées à elles-mêmes. « Si une femme fait des complications, on ne sait quoi faire », nous dit sous le sceau de l’anonymat une sage-femme. « Le suivi au niveau des GHR (grossesse à haut risque) est inexistant d’autant que certaines malades sont atteintes de maladies chroniques », précise notre interlocutrice qui tient à exprimer le ras-le-bol de ses collègues faisant l’objet de critiques acerbes. L’approvisionnement en consommables est le casse-tête chinois des praticiens de la pédiatrie. Le 8 novembre 2006, l’alerte a été donnée à cause du sérum glucosé à 5%, sérum glucosé à 10%, sérum de réhydratation (SIR) et les abaisse-langues ayant en outre fait, le 2 décembres 2006, l’objet d’une autre correspondance (voir El Watan du dimanche 10 décembre 2006 N° 4888). Le scialytique de la 1re salle opératoire du service de chirurgie pédiatrique a « vacillé » durant des mois. Cette situation a engendré la suspension du programme opératoire. Cette décision a été prise le 28 octobre dernier. Dire que ce petit problème ayant été signalé à maintes reprises a perturbé le programme opératoire entamé le 2 septembre 2006. Les manques de gants (6, 5, 7) du fil de suture 5/OR et 2/OR, du consommable pour pansement des brûlés ont été signalés par les praticiens qui ne savent, dans de pareilles conditions de travail, où donner de la tête. Pis encore, la rupture des stocks au niveau de la pharmacie centrale du CHU a été exposée le 14 septembre 2006, lors du conseil scientifique. Treize écrits ont été à cet effet transmis du 24 juin au 24 septembre 2006 à la direction générale devant mettre le holà, car il y va de la vie de milliers de patients. Le personnel réclame, quant à lui, une commission d’enquête devant diagnostiquer tous les maux qui gangrènent le CHU et ses structures plongées dans le coma. Les élus qui entament la précampagne pour les futures échéances électorales tout comme les responsables concernés sont plus que jamais interpellés.

Kamel Beniaiche


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4 commentaire(s) publié(s)
dalloula :
Ce n’est pas une question de consommable uniquement, mais également une question de manque d’huamanisme et de serieux dans le travail !! Même les sages-femmes ne font pas leur travail correctement !!! Elles engueulent les femmes qui se tordent de douleurs qui sont, somme toute , légitimes et physiologiques !!! Sans oublier les négliogeances dans le suivi du post-partum ( après l’accouchement !!!! ). Signé : Une Retraitée du domaine, ancienne chef de service dans un secteur de la wilaya !!

Réponse :

L’immense probleme à qui on dois faire face ,c’est le manque de serieu et de descipline ,c’est ça qui a tout bousillé,et a rendu les conditions de travail et d’apprentissage deviennent de plus en plus minables qu’une rupture de stock ou autre . Ca fait deja depuis tres longtemps qu’on tourne autour du vif du sujet :s’il y a un manque de serieu,ce ne serait qu’à cause des professeurs et de chefs de service soit disant que je consider toujours source de probleme ,et je commencerai par le service le plus minable SERVICE DE LA PEDIATRIE ,l’alarme a sonné et les plus concernés font la sourde d’oreilles et les pauvres minables internes sont les premiers qui payent le prix en double non seulement que leurs formation est en peril,mais on leur met en avant de garde pour subir les consequence de negligences et le jmenfoutisme de tout le personnel : un professeur qui ne s’interesse qu’aux journées et son association et qui ose de dire tout en menaçant :moins 2 pour les externes qui n’ont pas applauidit (...)

Réponse de youssef :

as salamu aleykum , je suis interne des hopitaux de marseille et né en france d’origine algerienne je viens de lire par hasard cet article , et je suis trés triste de voir ce constat terrible que vous rapportez , je savais que les conditions d’etudes en algerie etaient difficiles , mais là c’est trés alarmant et dangereux pour toute la population , mais je vous conseille de vous accrochez inch allah tant bien que mal afin que cela change en perseverant dans votre autoformation meme si je sais que l’experience et la pratique de nos chefs est indispensable ; enfin il serait interessant si ça n’a pas déjà été fait de poser le problème clairement et calmement sur la table en compagnie de tous les professeurs, assistants internes etc... ainsi que les directeurs d’hopitaux afin de rémedier à cette situation urgente (...)

Réponse de madame a b :

j ai moi meme donne le jour a un petit bout d homme le 10 05 1996 ce jour la je crouyais que ma ie allait se terminer dans ce lieu et grace a dieu me voila aujourd hui avec ce beau garcon qui a soufle ses 11 bougies mais j insiste bien que la grace de dieu etait bien la j ai vu des choses les plus horible de ma vie des femmes sur le point de mettre au monde un enfant sans aucune prise en charge dans un lieu qui se dit hopital plutot un habatoir du personel soignant qui se met a insulter les femmes elles viennent en c.... un chaque annee et apres elles pleurent j ai vu une main avec des grosse bagues aux doigts fare un touche vaginal entre deux blagues de mauvais goutm

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