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Festival du film amazigh : Du nouveau pour la 8e édition

dimanche 16 décembre 2007, écrit par : N. Lalmi, El Watan, mis en ligne par : Boutebna N.

Sétif accueillera la 8e édition du festival du film amazigh, devant se dérouler entre le 9 et le 13 janvier 2008. Cette édition du festival à caractère itinérant vise à présenter une production nationale et internationale sous un angle culturel et sociologique, et à promouvoir le cinéma de langue amazighe à travers l’Algérie et le monde.

L’antique Sitifis aura l’honneur de vivre au rythme du nouveaux dans ce festival : trois catégories de compétition mettront du sel à l’édition 2008 ; la première opposera des professionnels célèbres d’Algérie et du Maroc, dont les réalisations datent de 2007, et qui présenteront des films en 35 mm, en diverses variantes de langues amazighes, notamment kabyle, chaoui, tamachaqt, tachelhit et tarifi. « Clap asaru », la 2e catégorie, sera celle du substrat culturel et civilisationnel au lieu du critère linguistique. La 3e sera celle des jeunes auteurs qui sont un réservoir potentiel pour le cinéma amazigh et sa finalité. Un concours du meilleur scénario sera une autre nouveauté du festival qui bénéficie d’un budget de 7 millions de dinars du ministère de la culture. Une belle brochette de réalisateurs jouteront pour l’Olivier d’or, trophée du festival, avec pas moins de 23 œuvres, sous-titrées en arabe et en français, dont on peut citer les Algériens Amor Hakkar avec son film La maison jaune, Ali MouzaouiMimezrane, Djamel Bendedouche Arezki l’indigène, Belmokhtar Rabiea D’un conte à l’autre, Nadia Zouaoui Le voyage de Nadia, et les Marocains Yassine Fennane Squelette, Hichem Ayouch Les arêtes du cœur, Ahmed Bidou Les poupées en roseaux, pour la fiction. En ce qui concerne le film documentaire, on verra concourir Mokrane Aït Saâda Syfax, Salim Aggar ça tourne à Alger, Ramdan Iftin et Sami Allam Hnifa et Amokrane Mohamed Mariche Dix ans déjà. Le comité de sélection a visionné plus de 64 films. Le jury sera présidé par Belkacem Hadjadj, auteur de Macchaho, il sera composé de Jean-Jacques Bernard, critique cinéma, Aïdouni Hamid, Denise Brahimi, critique et essayiste, Ouahmi Ould Braham, éditeur, Jean-Luc Bidot et Djilali Biskri, spécialistes du 3D. En plus du film amazigh, le festival nous permettra de jeter un œil sur les cinémas suisse et marocain ; « Regard sur le cinéma suisse » et « Panorama des cinémas du Maroc » seront les portes ouvertes sur le cinéma du Nord et celui du Sud avec les sensibilités et les spécificités de chacun. Des tables rondes seront consacrées à chacun de ces cinémas. Les spécialistes helvétiques que sont Jean-Luc Bideau, André Gazut, Jacques Pouss, Véronique Bonnet apporteront leurs lumières aux cinéphiles algériens, de même que les marocains dont le cinéma de qualité a beaucoup évolué, le festival du film amazigh Issni N’ourgh en est la preuve. Un colloque scientifique, au thème « Image, imaginaire et Histoire », sera l’occasion de revisiter les événements du 8 mai 1945. Des conférenciers tels Ali Haroun (Algérie), Gilles Manceron (France) Crowley (Irlande)… animeront des débats sur le sujet. N’oublions pas de signaler les soirées festives qui égayeront Sétif les soirs de l’ouverture et de clôture du festival qui marqueront le retour du chanteur Takfarinas, et aussi celle de la nuit du 11 janvier en célébration de Yennayer, fête commune à toutes les régions d’Algérie dans sa diversité. En ouverture sera projeté Ayrouwen de Brahim Tsaki. En marge du festival, un stage de formation réunira 56 jeunes qui seront initiés aux métiers du cinéma, techniques du montage, du son… Des ciné-bus sillonneront les 60 communes de la wilaya de Sétif pour projeter les films présentés à l’édition 2008 du film amazigh.


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10 commentaire(s) publié(s)
Nadia :
Waw, tamazight nous apportera la stabilité, la reconnaissance de nous mêmes, car les kamikases ne font pas partie de nos valeurs !! Il est temps de redonner la place qu’elle mérite à notre vraie identité, pendant longtemps, elle a été bafouée, marginalisée, je dis tout simplement que c’est injuste et qu’elle est notre richesse, et que tout Algérien doit être jaloux, et motivé pour la garder. Une sétifienne, A méditer,

Réponse de karim :

azul.ce festival est national comme tamazight est une langue national qui sera officielle inchallah. sétif ou ailleur nous sommes dans notre pays .ce pays que nos ancétres on irrigés de leur song pour recouvrir la libérté cher au peuple bérbére.ce festival sera un pat de plus pour notre culture. quand au kamikaz ce n’est pas une affaire de langue de religion ou de langue ,c’est une idiologie qu’il faut combattre.tanmirt .vive l’algerie vive tamazight
UN SETIFIEN BANLIEUSARD :
sans nulle mauvaise intention grégaire ou régionaliste, pourkoi un festival du film amazigh à sétif ? IL POURRAIT BIEN SE FAIRE A TIZI OU A BEDJAIA. sétif à d’autres vocations.D’autres spécéficités locales. l’ESS, le lycée kerouani, la tragedie du 08 mai 45 etc tres amicalement un sétifien pourtant banlieusard

Réponse de Nadia :

Pourquoi un festival du film amazigh à Sétif !!! Et pourquoi pas ??? Sétif aussi est une ville berbère, tu dois le savoir, sinon je te conseille de lire ta vraie histoire et ne pas être un raciste, régionaliste, bête et méchant. Tamazight est chez elle partout en Algérie, Tlemcen, Oran, Constantine (première capitale berbère), Annaba, Béjaia, Sétif, Ghardaia et autres Le retour aux sources ne fait de mal à personne, que ça déplaise aux fachos, nous sommes tous berbères même les arabophones !! L’ignorance est la pire ennemi de la paix et de la démocratie. Tolérance et respect à notre vraie et unique identité. Sétifienne berbère

Réponse de SAM :

Quel honneur pour Sétif d’accueillir ce rendez-vous cinématographique important . Le seul qui tient la route en Algérie ! Un festival qui porte le chapeau Amazigh,revendique l’expression plurielle et travaille pour la relance du cinéma dans notre pays est pour moi une fierté avec un grand F . Bravo pour ce festival et Bievenue à Sétif .

Réponse de Kahina une kabyle :

Sétif c’est juste a coté de Bejaia, (Saldae, Bougie Vgayet), il ya des sétifiens qui vivent a Bejaia et des bejaouis ou kabyle qui vivent a Sétif. Alors un festival Amazigh pourquoi pas ? Mieux vaut construire des ponts que de batir des murs. L’islamiste ya na mare.

Réponse :

Arretez d’utiliser le mot islamiste n’importe comment,je trouve qu’il n’a rien à voire avec le sujet.
Louiza :
Azul, Je suis en France, je commence à écrire un film de plusieurs épisodes, je l’écris en kabyle, je suis heureuse de la faire, je suis cadre en informatique, mais le devoir me pousse à travailler ma culture, nous devons tous réaliser un travail, petit à petit tout ce construit. Les berbères ont trop donner aux autres cultures (française et arabes) que ce soit en écriture, recherche, ou autre, il ne faut pas oublier que l’Andalouse est construite grâce aux rois berbères mais, comme ils l’ont fait au nom de l’islam, donc encore une fois les arabes récoltent cette histoire. Il est temps à nous de nous mettre en valeur avec des films, des livres, des contructions, avec l’amour et la confiance en soit. Vive TAMAZIGHT Je milite même au MAK, car protéger la Kabylie c’est aussi protéger le bastion de résistance des seuls amazighs qui osent dire non et niet !! Nous restons ce que nous sommes, tous simplement berbères et non arabes et encore loin français. A bon (...)

Réponse :

Salam Alaykom ,pourquoi autant de ressentiment ???nous ne sommes pas en guerre, rangée vos armes.Et personnes ne vous demande de changer, nous sommes tous Algériens ,l’Algerie est un pays multiculturelle et ce n’est pas pour ça que chaque régions va faire sa révolution et enfin vous vivez en France et vous l’a dénigrée aussi , du calme !!!

Réponse de Lamia :

Il faut juste voir les choses comment elles se passent chez nous pour comprendre !! Pourquoi notre langue n’est pas enseigner partout en Algérie, les arabes ne sont-ils pas des envahisseurs au nom d’un fond de commerce -ISLAM-, qu’ils vont payer cher, un jour ou l’autre d’avoir manipuler le dieu pour détruire les pays des autres. Pourquoi la constitution exclu les gens qui ont combatu pour la liberté de ce pays à savoir les chaouis et les kabyles ?? Pourquoi l’ENTV représente plus l’orient que nous même, et même nos arabophones sont exclus !!! Trop d’injustice chez les gens qui se proclament croyants de dieu, mon oeil !!! Et d’ailleurs se ne sont pas les berbères qui égorgent, n’ayant pas la mémoire courte SVP !! Vive l’Algérie

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