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Malgré les promesses faites à l’ex-ministre de la santé à Sétif

Toujours pas d’implants cochléaires, ni greffes de reins
lundi 18 août 2008, écrit par : F. Senoussaoui , Liberté, mis en ligne par : Boutebna N.

es responsables du CHU Saâdna-Abdennour de Sétif avaient pris l’engagement de procéder à la première greffe rénale, au niveau dudit établissement, à la fin du mois de mars de l’année 2007. L’échéance est passée, le retard dépasse de loin une année et rien n’incite à l’optimisme.

Depuis, malades et parents attendent que le vœu se transforme en réalité. En effet, cette intervention chirurgicale, tant attendue, par de nombreux malades de la région est du pays est à chaque fois remise aux calendes grecques. Lors d’une visite de travail effectuée au début de l’année 2007, l’ancien ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, M. Ammar Tou, a décroché l’engagement d’un chirurgien pour la pratique de cette intervention chirurgicale à Sétif. L’actuel ministre des Transports avait même déclaré devant la presse qu’il n’accepterait pas de report de la date de la greffe de rein sous le prétexte d’absence de donneurs d’organes. Dix-huit mois plus tard, aucun indice au niveau du CHU de Sétif ne donne l’impression que les préparatifs vont bon train et qu’une greffe rénale s’annonce à l’horizon. C’est le mutisme total.

Personne n’en parle et, pourtant, les responsables avaient rassuré leurs chefs hiérarchiques que les moyens humains et matériels sont disponibles pour la réussite de cette opération qui pourrait soulager les nombreux malades qui attendent avec impatience la pratique de la greffe rénale dans un hôpital universitaire qui desserve un bassin de plus de 5 millions d’habitants.

Par ailleurs, les opérations d’implants cochléaires au profit de handicapés et de personnes aux besoins spécifiques, une technique qui a déjà été pratiquée au niveau de plusieurs CHU du pays, traînent à Sétif puisqu’il semble qu’elle ne verra pas le jour avant la fin de l’année en cours.
C’est du moins ce qu’on a appris auprès de parents des malades qui attendent depuis presque deux ans la pratique de cette intervention capable de rendre l’ouïe à leurs progénitures. Les interventions devaient être pratiquées au début du mois de septembre de l’an 2006.

Deux ans après, les malades attendent toujours et l’on ignore les vraies causes de ce retard inexplicable car nous avons appris, depuis quelques mois, que Sétif, à l’instar d’autres wilayas-pilotes a bénéficié d’un programme d’implantation dans le cadre de la décentralisation de cet acte chirurgical surtout que les responsables ont déclaré, au mois d’avril de l’an 2007, qu’il ne restait que la préparation du bloc opératoire devant abriter cet acte.

Notons que le responsable d’une clinique privée avait, à ce moment-là, affirmé qu’en attendant que le CHU termine les travaux de préparation, sa structure, dotée d’un plateau sophistiqué, était prête à lancer les premières opérations d’implants cochléaires à Sétif.

Les appréhensions de certains patrons de cliniques privées, qui doutaient de la capacité du secteur public de procéder à la pratique d’implants cochléaires, sont aujourd’hui confirmées au grand dam des malades qui attendent avec impatience le lancement de ce genre d’intervention. L’implication du nouveau ministre de la Santé, de la Population et de la réforme hospitalière est attendue, du côté de Aïn Fouara, afin de donner un coup de tonus à ces deux projets.


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7 commentaire(s) publié(s)
Commentaire n°16850 :
pourquoi ces retards ?Les gens grandissent,les enfants doivent etre implantés jeunes,avant 18 mois de préférence,pour pouvoir etre pris en charge en rééducation orthophonique.Seulement,comme il faut que le programme soit une réussite,on recule pour mieux sauter et on a tellement reculé que l’on n’arrive plus à retrouver son chemin.Fausses excuses et surtout incompétence sont les seules causes de ce retard.
Malade :
Titre très prétentieux ...comme si le ministre lui même respecte ses propres engagements. Le passage de Ammar Tou au département de la Santé était catastrophique. Un des ministres les plus incompétents que ce secteur a connu. Sous sa gouverne, le secteur public s’est embourbé dans la médiocrité et les problèmes et le secteur privé s’est développé dans le chaos et le business. L’angle d’approche pour rédiger ce texte est anachronique. Ce journaliste au lieu de s’acquérir des raisons contre ce retard, en allant recueillir les explications auprès de ce chirurgien ou des responsables de l’hôpital, donne plus d’espèce et la voix aux cliniques privés qui ne ratent pas l’occasion pour discréditer le secteur public... comme si ces cliniques privés sont un exemple de déontologie et de compétence. Ces cliniques sont dans la majorité des caisses enregistreuses de dinars, où la facture passe avant l’ordonnance et où on se soucie moins du malade et de sa guérison que de son (...)

Réponse :

bien dit.

Réponse de Mr Sol. :

Bravo ! Bien dit ! Et à l’appui de vos précisions, on signalera à qui de droit, que ces cliniques privées assurent leur fonctionnement par le biais de praticiens relevant des Hopitaux du secteur public. Les consultations ou plutot la peche des futurs opérés étant assurée par des medecins sans emploi fixe, dont la rémunération est établie en fonction du nombre de patients admis au -Billard-. Normal dans une ville où un médecin généraliste exerce depuis de longues années comme spécialiste, à titre privé, au su au vu et à la barbe de la DDS, et se voit en bout de course (retraite légale) accordé des crédits pour monter une clinique privée qui sera très certainement appelée à fonctionner comme celle de son frère, où un autre frère est placé à la tete de cette dernière et s’est transformé en entrepreneur dans la construction du bâtiment ! Ah si les services des impôts poouvaient faire leur travail comme cela se fait ailleurs sous d’autres cieux ! Entretemps, Fumons du thé et patientons, Dieu pourra bien nous éclaircir (...)
Commentaire n°16856 :
ATTENTION VENTE D’ORGANE ET TRAFIC DE REINS A SETIF . MERCI
dodi :
C’est vrai que la greffe renale est possible sur le le plan technique(nephrologue,chirurgiens,reanimateurs,infirmiers...)existent,mais je pense qu’il est encore tot pour parler de greffe à setif dans les conditions que nous connaissons parfaitement ; il faut d’abort que se plateau technique soit disponible 24h/24h(j’ai assisté a une greffe renale a un mois de juillet et au mois d’aout tous le plateau technique est sortie en congés),les laboratoires d’analyses sont-ils performants en qualité de resultat,je ne siteai pas d’autres points pour ne pas etre long.
Commentaire n°16930 :
dire que les moyens humains sont suffisant déja c’est faux le CHU aujourdhui ne fonctionne qu’avec moins 10 % de son effectif réel alors pourqu’oi cet ecces de zel de la part de ses responsables.que dieu guerrissent nos malades rabi baki s’tere

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