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Faire barrage à la drogue

mardi 31 mars 2009, écrit par : Z.S.Loutari, Le Quotidien, mis en ligne par : Boutebna N.

a dépendance aux drogues constitue un grand problème de santé publique dans la région sétifienne. Les responsables expriment leur inquiétude d’un phénomène qui prend des proportions alarmantes : les drogues dures, réputées pour être ravageuses pour la santé physique et mentale, sont de plus en plus consommées et c’est une population jeune qui est concernée. C’est ce qu’a souligné un imminent psychologue qui pilote une étude dans ce contexte. Notre interlocuteur, qui ne mâchait pas ses mots, a affirmé que « la région de Sétif n’échappe pas aux dangers et méfaits de la toxicomanie. La consommation des drogues telle qu’on l’observe au cours des dernières années concerne des populations de plus en plus jeunes, avec un recours de plus en plus fréquent aux drogues dites dures ». Selon le psychologue, l’usage de la drogue et la dépendance concernent plus les adultes que les adolescents et les jeunes, bien que la plupart des consommations problématiques débutent avant 20 ans. Et d’ajouter que « l’usage des drogues dures injectables connaît une progression inquiétante ». Pour notre interlocuteur, si le recours à la drogue était beaucoup plus concentré dans les grandes agglomérations, ce phénomène aussi ravageur s’introduit au sein des petites bourgades où il affecte une population variée. L’enquête nationale sur la prévalence des troubles mentaux en population générale menée en 2007 corrobore les dires de l’interlocuteur. Cette enquête avait révélé que la dépendance aux substances narcotiques concernait 2,8 % de la population sétifienne.

Un chiffre qui donne froid dans le dos et qui appelle, par conséquent, une réponse aussi ferme qu’urgente. Il faut donc éradiquer ce phénomène. Pour nombres de spécialistes qui se sont longuement investis sur la question, la manière répressive n’est pas de tout temps très efficace du fait, expliquent-ils, que ceux qui s’adonnent aux drogues sont souvent des sujets vulnérables doublement affaiblis par des accidents sociaux. Il est plutôt question de mener un large travail de sensibilisation et de mettre à exécution une stratégie d’implication des jeunes dans des activités qui ler permettent de sentir qu’ils sont utiles, bref il est question de les responsabiliser ».


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