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Invitation de Sabiha AHMINE : « Talghouda » ou le Roman comme vecteur de la mémoire

Rencontre débat, dédicace avec Omar Mokhtar Chaâlal autour de ses deux derniers livres
mardi 12 mai 2009, écrit par : Setif Info, mis en ligne par : Boutebna N.

’écrivain sétifien, Omar Mokhtar Chaalal, est invité à Lyon (France) par l’ancienne adjointe maire de Lyon, Sabiha Ahmine ce Lundi 25 mai 2009 à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage intitulé « Talghouda ». Mr Chaalal animera deux rencontres-débats qui auront lieu à :
- la librairie « A Plus d’un titre », 4 Quai de la pêcherie 69001 Lyon - Lundi 25 mai 2009, 18h00
- la Maison des Passage, 44 rue St- Georges 69005 Lyon- (Métro vieux Lyon) - Lundi 25 mai 2009, 20h00.

Natif de Sétif en Algérie, Omar Mokhtar, dit le Tigre, ce grand ami au sens plein du terme de l’auteur de Nedjma, Kateb Yacine, pour qui il avait consacré une formidable biographie, nous révèle dans son dernier roman, « Telghouda », Abdelhamid Benzine, le doyen du journalisme algérien, cet écrivain du peuple qui fût directeur d’Alger Républicain, ce grand militant nationaliste et communiste. Un de ces héros anonymes de l’Algérie et de l’humanité pour qui l’auteur voue une formidable admiration et un grand respect.

Après « Le proscrit » (recueil de poésie), « Kateb Yacine, l’homme libre » (Casbah-Editions) ou Le fugitif, (roman, Casbah- 2006), « Telghouda » est le premier tome d’une trilogie qui retrace les premières années de la vie de Abdelhamid Benzine. Pour Omar Mokhtar, ce roman est aussi et surtout l’œuvre d’une vie qui s’inscrit dans un long projet libérateur beaucoup plus vaste, dans une histoire commune, un passé si proche et lointain à la fois. Une pierre qui contribué à ériger ainsi une mémoire citoyenne vivante entre les deux rives, authentique et moderne. Sur fond d’oppression, de résistance, de famine, d’amour interdit, de racisme et d’antisémitisme colonial, « Telghouda » nous aide à mieux comprendre, toujours d’une manière modeste et digne, l’itinéraire inédit, oublié mais original de Benzine et de ces ami-e-s, de toutes ces femmes et ces hommes comme Audin, Alleg et bien d’autre qui se sont battues à la fois contre la barbarie Nazie et contre l’oppression colonial, qui ont donné le meilleur d’eux même à l’humanité, tout en rêvant d’une Algérie libre, indépendante moderne, républicaine, métissée, ouverte et fraternelle...

Omar Chaalal n’est pas historien et ne voulait pas non plus faire œuvre politique ou idéologique. S’il a choisi le roman c’est pour sa liberté de temps, pour son anti-conformisme : un formidable vecteur de la mémoire, pour une connaissance et une reconnaissance réciproque. En effet, le roman offre les marges nécessaires pour parler de l’oppression coloniale, en particulier celle des massacres du 8 mai 45, combien encore ocultée et méconnue en France… Des crimes qui ont marqués non seulement les personnages historiques du roman (Benzine et Yacine), mais qui ont aussi marqué l’histoire et le destin de toute une région, Sétif et, au-delà, celui de toute une nation : l’Algérie...


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