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DIAFAT Abderrahmane, enseignant chercheur à l'Université de Sétif
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[L’invité]
DIAFAT Abderrahmane, enseignant chercheur à l’Université de Sétif |
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Publié
le : lundi 1er février 2010 | Sétif Info
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Sétif Info a le plaisir d’inviter pour ce mois DIAFAT Abderrahmane, enseignant-chercheur au Département d’Architecture à l’Université F. A. de Sétif depuis 1988. Notre invité est architecte de formation et titulaire d’un Magister en Architecture de l’Université de York (Royame Unie, 1987, ex-Directeur de l’Institut d’Architecture – Sétif, 1993-1995, ex-Directeur Post-Graduation, IAS – Sétif, 1992-93, consultant et membre de plusieurs jurys d’évaluation de projets dans les domaines d’urbanisme et d’architecture auprès des autorités locales de Sétif, et membre du laboratoire Projet Urbain, Ville et Territoire (PUVIT) depuis 2000. Il a aussi contribué à plusieurs rencontres scientifiques – nationales et internationales - en tant qu’organisateur et participant actif.
Notre invité a le plaisir de répondre à vos questions autour de l’urbanisme, l’architecture et la ville : démocratie urbaine (participation citoyenne), enjeux urbains, retour au système parcellaire, développement durable à Sétif.
Sétif Info
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1er février 2010,
par Sétifien du nord :
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Bonjour monsieur,
Une question simple, je vous assure que ce n’est pas du sarcasme : pourquoi toutes les écoles* se ressemblent, est ce que l’état vous oblige à respecter un plan "standard" ?
Ça sera bien de diversifier un peu et peut être adopter un style qui représente cette ville, par exemple faire ressortir les valeurs de Sétif, je ne sais pas si il y en a, qu’est ce que vous en pensez ?
Merci de me répondre.
*J’ai parlé d’écoles, mais ça s’applique aux mosquées, à la plupart des logements, etc. |
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Réponse le 19 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Bonjour Sétifien du Nord et merci pour votre intérêt à ce débat. Toutes les écoles se ressemblent ! Peut être, mais de quel point de vue ? Depuis quelques années, il y a des cahiers de charges à respecter pour toutes sortes de projets. Ils sont un peu restrictifs surtout en matière de temps, mais cela n’empêche pas le bureau d’étude ou l’architecte d’innover. Il y a quelques bons exemples à travers la Wilaya de Sétif où l’effort de l’architecte a été louable. Quant à la question de style, je trouve qu’on a intérêt à laisser le choix aux architectes pour avoir une diversité dans les styles. Un style propre à nous, il faut chercher encore et toujours. |
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1er février 2010 :
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| Professeur je vous salue d’abord et vous souhaite la bienvenue dans cette rubrique.Professeur comment expliquer vous cet urbanisme sauvage véritable cancer que nous voyons dans toutes les villes d’Algérie ,où même les trottoirs ont été batis après que furent engloutis les espaces verts ,les espaces destinés à l’utilité publique ( écoles , jardins , espaces de repos ,etc...)
Est-que qu’on manque de cadres compétents incapables de tracer des carrés et prévoir ce dont une cité a besoin ou bien d’autres contraintes innommables y ont leurs rôle dans ce massacre de l’environnement qui est devenu digne des bourgs moyen-âgeux et encore, car ces bourgs ont été édifiés pour les besoins de l’époque et les ont satisfaits... |
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Réponse le 4 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Officiellement, l’urbanisme est réglementé en Algérie. Dans la réalité, il est sauvage à l’image des occupants de nos villes. Nous manquons de culture urbaine et architecturale en Algérie. Aussi, il y a beaucoup d’enjeux urbains et la ville est faites par ceux qui ont le pouvoir de décision (politique ou financier), le professionnel de la ville (architecte, urbaniste ou autres) exécutent et apportent leur touche technique ou artistique lorsqu’ils sont conscients de leur tâche et quant ils ont assez de temps pour le faire. Donc, il ne s’agit pas d’un problème de dessin parfois mais plutôt de dessein. Enfin, nos villes romaines ont encore leurs voies pavées après plus de deux millénaires, tandis que nos rues sont boueuses. C’est un exemple parfait de notre mauvaise gestion urbaine. |
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1er février 2010,
par rapatrié :
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| Cher Monsieur,
pourqoi les constructions à Sétif (en Algérie tte entière) ne sont sont pas belles ? Ca ressemble à tout sauf à des habitations... Pourquoi attend permit aux gent de détruire les anciennes fermes coloniales, alors elles étaient très bien faites ? Pourquoi on permet toujours aux "citadinx" de détruire le beau pour le remplacer avec du mauvais : garage en bas ; plusieurs dalles et bcp de "balcons" où r&side le paradoxe est ce que c’est une question de mentalité ? de gout ? de culture ? de formation ? ou tout simplement nous aimons ce qui est mauvais ? Est ce qu’il existe des sociologues dans nos bureaux d’études ? et tant d’autres questions que je souhaiterais vivement que tout le monde evoquent ne serait ce que pour dire à nos maçcons et à nos architechtes que nous avons le gout du modernisme mais helas nous ne pouvons rien faire devant une administration qui ne fonctionne qu’avec el cachi et le griffe au détriment de tout ? Ne pensez-vous pas que les services administratifs chargés de la construction sec composent visiblement d’incompétents ? |
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Réponse le 4 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Cher rapatrié, la beauté est relative. C’est vrai que parfois on parle de construction et non pas d’architecture en Algérie, car l’architecture est belle par essence. Si elle est laide, ce n’est plus de l’architecture et c’est dû au mauvais goût du concepteur. L’architecture vernaculaire du M’Zab est faites sans architectes, mais elle est merveilleuse. Des villes ont été faites par des architectes et elles sont hideuses, à l’exemple de la ville nouvelle de Ali Mendjelli – Constantine, car ces professionnels (maître d’ouvrage, maître d’œuvre, sociologues, etc.) n’ont rien compris à notre société. Toutefois, la culture urbaine et architecturale doit faire partie de notre culture nationale, sinon il n’y aura aucun respect pour le patrimoine national ou local (telles que les anciennes fermes coloniales) de la part de nos concitoyens. A mon avis, il est temps pour l’apprentissage de la consultation des concernés par les actions urbaines, avec le temps la "participation citoyenne" motivera les gens et les aide à prendre conscience de l’importance du patrimoine architectural et urbain quelque soit sa nature et son origine. |
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Réponse le 4 février 2010, par
rapatrié :
| Cher Monsieur AZZOUZ,
Je vous remercie de votre reponse quant à mes questions que j’ai posé juste pour réhausser le débat car je vois moi aussi du même angle que vous cette situation. Votre exemple de la nouvelle ville de Constantine résume tout !!! Je partage votre avis et je dirais qu’à chacun son métier et... l’Algerie est bien traitée par nous tous chacun ds son domaine. Encore merci , bon courage et que Dieu vous protège et protège vos semblables |
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1er février 2010,
par bougaa :
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| que pensez vous du grand projet el ali au coeur de setif et qe peut etre sa destination finale. |
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Réponse le 4 février 2010, par
Azzouz :
Diafat A. :
Bonjour à Bougaa, El-Ali est une erreur de programmation urbaine et architecturale à Sétif. Maintenant, c’est le fait accompli. Pour plus d’infos, lisez notre article du 22/10/2005 : Perspectives du projet urbain en Algérie : Cas d’El-Ali à Sétif au http://www.setif.info/article569.html.
Actuellement, El-Ali appartient au groupe Khanfri qui est en train de finaliser le projet avant son exécution. Le propriétaire pourra mieux nous éclairer sur l’avenir de ce projet qui a fait couler beaucoup d’encre. |
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1er février 2010 :
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| je voudrais savoir si le laboratoire auquel appartient le chercheur fait des recherches et si oui quels sont les résultats de ces recherches et oû est-ce qu’on peut les trouver ?Par ailleurs j’aimerais savoir si notre chercheur a des productions scientifiques et dans quelles publications peut-on les trouver ?Merci de me répodre. |
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Réponse le 4 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Prendre attache avec le laboratoire PUVIT, e-mail : labo_puvit@yahoo.com |
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2 février 2010,
par kamel :
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Bonjour
pensez vous que la derniere reglementation sur la conformité va regler le probleme d’urbanisme dans la Ville Algérienne ?
y’a t il une reglementation qui interdit de démolir ou toucher au bati patrimoine historique ,par exemple coloniale ? |
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Réponse le 19 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Cher Kamel, la dernière réglementation sur la conformité, faut-il l’appliquer d’abord. Ce n’est pas les textes qui manquent en Algérie, n’est-ce pas.
Les sites et monuments historiques classés, y compris le legs colonial, ne peuvent être démolis. Voir aussi la loi 04-98 du joradp de 1998 régissant le patrimoine historique et l’héritage culturel. |
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2 février 2010 :
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| Mes salutations Mr. Diafat, le projet la colombe s’étant fait conjointement entre l’université et l’agence foncière, je m’adresse à vous au nom de la première partie, pour vous demander un max de détails le concernant. Et ’il y a des maquettes, et je pense qu’il y en a, où est ce qu’on pourrait les voir. des photos seront les bienvenues.
Merci. |
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Réponse le 4 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Le projet d’aménagement de la Colombe se trouve au niveau de l’Agence Foncière de Sétif, qui est le Maître d’ouvrage délégué de la Wilaya de Sétif. Des posters sont exposés dans le hall au siège de l’Agence et la grande maquette est déposée au niveau de l’Urbase – Sétif. L’Urbase fait actuellement le POS de la Colombe.
Auteur du projet "La Colombe" : équipe de consultants universitaires. |
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2 février 2010,
par Réda :
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Bonjour,
J’aurais souhaiter savoir pourquoi on pense pas à l’isolation thermique dans nos bâtiments, sachant que ça fait un gain d’énergie de 30%.
Dégradation de pas mal de bâtiments sous les effets climatiques, alors qu’ils ont un âge qui dépasse pas 5ans !
Y a pratiquement aucun espace vert, ni aires de jeux pour les enfants, dans les nouvelles cités construites !
Dernière remarque, les descentes des eaux pluviales n’existent presque pas dans nos bâtiments, est ce que c un oubli des architectes ou l’entrepreneur qui les met pas, si c’est le cas, pourquoi pas l’obliger à les mettre ?
Cordialement |
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Réponse le 19 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Bonjour Réda, le domaine du bâtiment est pluridisciplinaire et l’architecte ne fait pas le projet tout seul, il doit travailler en étroite collaboration avec des spécialistes dans différents domaines. Cette réalité est tenue en compte dans la formation de l’architecte à travers des modules de : structure, équipement, économie du bâtiment, sociologie, etc. L’objectif est de lui permettre de communiquer avec tout ce beau monde et de tenir compte de tous les aspects du bâtiment.
La réalité du terrain est toute autre, bien que ça dépende aussi du type de projet. Les espaces extérieurs ont été tout le temps délaissés, mais récemment les pouvoirs publics commencent à se pencher sur cette question et plusieurs opérations de réhabilitation ont été concrétisées dans le cadre de l’amélioration urbaine. Pourvu que ça dure. |
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4 février 2010 :
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| Qui peut expliquer pourquoi on ne trouve pas de gardien d’immeuble en Algérie
pour gérer les déchets ménagers et autres. . . |
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Réponse le 4 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Il y a une loi concernant la copropriété.
L’OPGI ou l’AADL, par exemple, s’occupent ou peuvent s’occuper de la gestion immobilière. |
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5 février 2010,
par Setif for ever :
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| As indicated, you should not have any problem to read me since you get your master degree from UK. Anyway, my question is : How about Al-Ali tower of Setif ? I think that the new owner of this building is Khanfri, so why the local authorities does not push him to finish the construction ? How many time we have to wait ??? If there is a big secret problem, please destroy it by the night and we will forgive it for ever. You can answer me in French, I can understand. Thanks a lot for your answer. Warm regards |
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Réponse le 11 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Hi ! Setif for ever, the building El-Ali Towers is now the ownership of Khanfri Group. An architectural agency, Arte Charpentier from Paris, is leading the final project to transform the twin towers to an office and hotel towers, the basement will be a shopping center with a multi-storey car park. These towers had never to be there overlooking the historic center, there is actually enough space in the outskirt for this kind of buildings. Unfortunately, there is no room now for this shame in Setif. The skull of the building has to be covered as soon as possible.
However, this amenity is expected to create tens of jobs and I let you guess how it may be important for our young population. |
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5 février 2010,
par Sano/Madrid :
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| Cher professeur:Je sais tout simplement que ça vous dépasse vous les architectes et que ce sont les bureaucrates qui sont les véritables architectes. Les cités des (1000, 1014,1006......) mon Dieu que des milles ! sont hideuses et je sens dans vos réponses les contraintes administratives (bureaucratie quand tu nous tiens !), Je sais qu’il y a absence totale de créativité, d’innovation, d’initiatives et j’en passe............parceque vous qui etes de formation haute game (york) vous n’avez pas vu un seul cachet architectural ...(victorien de Londres...etc.) dans votre vie,j’en suis convaicu, mais que vous n’êtes pour rien concernant l’architecture de cette ville, il n’y a que copier le centre ville. Je sais que ce sont les responsables qui n’ont jamais été à l’école qui décident. Je connais la mentalité pour avoir travailler 25 ans dans une entreprise. Pour moi c’est tout simplement la fuite en avant.....Enfin ma question, je vous demande seulement cher professeur d’avouer que vous n’avez pas les mains libres vous architectes ? |
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Réponse le 13 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Cher Sano/Madrid, c’est vrai que parfois on a l’impression que tout le monde est architecte ou urbaniste, tout à fait comme pour le football "tous les algériens sont des entraîneurs" !
Nous sommes tous responsables du chaos urbain de nos villes et de la laideur de nos constructions, les décideurs et leurs exigences de résultats immédiats et le gain que cela leur procure, les citoyens et leur manque de civisme combiné à leur ignorance de la force de contre-pouvoir ou de groupes de pression qu’ils constituent, la corporation des architectes et ses guerres internes tout en favorisant les intérêts personnels, les universitaires et leur distance par rapport à leur société. Devant un tableau pareil, c’est le souk de l’architecture et l’informel qui l’emportent.
Enfin, "les mains libres" ça s’arrache. L’adage de chez nous dit bien que ’li ragued, ma taatilou mou lkesra’ (Celui qui dort, n’attend pas sa mère lui donner à manger). |
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5 février 2010,
par fidèle :
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| Il parait qu’une loi a été établie pour que tout patrimoine colonial soit détruit afin d’effacer tout souvenir de cette période.C’est pour cela que les villas anciennes (bou marché et cheminot ect..)sont en train de disparaitre au profit de ""batiments hideux). Est- ce vrai ? merci pour la réponse. |
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Réponse le 13 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Allez Fidèle restez fidèle. Cette loi n’existe pas, mais certaines voix de corbeaux se sont élevées au sein du FLN, lors de son règne unique, pour clamer la table rase de ce qui nous rappelle encore l’image de l’ennemi (le colonialisme, ndlr).
Aujourd’hui, l’ennemi des cités Tlidjène (Bon marché) et Maiza (Cheminots) c’est l’entrepreneur (pseudo-promoteur) soi-disant de Barika qui profite du laxisme des pouvoirs publics d’une part, et d’autre part des conflits des héritiers qui trouvent ses offres alléchantes. De surcroît, nos critiques sétifiennes n’ont jamais dépassées le stade de la parole, aucune action n’a été entreprise à nos jours pour arrêter ce massacre. Dans un avenir proche, ces deux quartiers résidentiels seront complètement rénovés et cette image de notre mémoire collective sera un vieux souvenir. Adieu Boumarchi, adieu Chiminou ! Ceux qui vous aiment vont vous pleurer à jamais. |
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5 février 2010 :
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| karima de lyon, j’ai constaté qu’en algérie que les trottoirs et les chaussées n’étaient pas fini après la construction d’un immeuble à qui revient la charge de ces espaces qui laissent penser qu’il va y avoir encore des travaux ; et pourquoi ces grandes pièces dans les appartements qui desservent w.c, salle de bains, chambres, et ces balcons qui servent à secouer et à étaler les tapis, il y a de beaux batiments à sétif mais ils sont d une autre époque par exemple le lycée kourouani. Je préfère encore nos constructions atypique du sahara aux nouvelles constructions des grandes villes. |
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Réponse le 13 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Chère Karima de Lyon, en Algérie c’est péché de terminer les travaux, on dit chez nous ’chi lemlih y’taouel’ (les bonnes ou belles choses durent). Dieu a fait que notre pays soit un chantier éternel. Cela me rappelle l’imam qui disait souvent que notre pays n’est pas sous-développé, mais c’est un pays qui s’accroche (à fond) au sous-développement. Autrement dit, (Maaha llardh !) ; c.à.d. à fond la caisse.
En revanche, nos constructions de mauvais goût sont certes une réaction à la beauté de l’architecture classique coloniale ou néo-mauresque, mais aussi à l’architecture traditionnelle merveilleuse de nos ancêtres qui l’ont bien fait sans architectes. Aujourd’hui, on construit le maximum possible quitte à grignoter quelques m² à son voisin. On construit tout et le plus haut possible (il faut plein de chambres et de balcons même si on n’en a pas besoin) et on s’en fout des voisins. On complique la forme de la façade et on utilise tous genres de matériaux en même temps pour réussir le décor et afin d’étaler sa richesse et dire m…. aux autres. Mon Dieu, quel gâchis ! |
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6 février 2010 :
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| j’aimerai savoir pourquoi ne plante-t-on pas des arbres tout le long des autoroutes à sétif je veux dire le boulevard périphérique qui part de el bez à fermatou et de fermatou à el hassi et d’al hassi à el baz parce que toute les grandes villes ont de très beaux arbres sur les cotés et au milieu pour séparer les 2 routes il n’y à qu’à setif qu’il y a presque rien ou quelques petits arbustes ou quelques branches tout le long du périphe car c’est l’un des périphes les plus tristes de toutes l’algérie du coté végétation il serait temps d’y penser. |
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Réponse le 13 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Végétation et arbres, dites-vous ? Ces choses-là, on les arrache chez-nous, on ne les plante pas. Figurez-vous qu’on n’arrive même pas à préserver ce qui existe. La vallée de Oued Bousselam est le réservoir d’oxygène le plus important pour Sétif, c’est surtout une zone inondable et à risque (zone non constructible). Malgré cela, il y a urbanisation de ses berges : constructions illicites par ci, hôtel par là, décharges sauvages par ci et par là. Il faut arrêter ce massacre avant qu’il ne soit trop tard. Certainement, la ville a enjambé la vallée, mais celle-ci doit rester un espace naturel où l’activité agraire peut continuer. Cet espace peut servir à la détente et le loisir des citoyens. Ceux-là même doivent contribuer à la préservation de cette prairie au système écologique fragile. Il est grand temps de s’occuper des espaces verts et les multiplier chez nous. Tout projet d’architecture ou de travaux publics doit veiller à l’aménagement des espaces verts. Ce ne sont pas les textes qui manquent, mais c’est la volonté qui fait défaut. |
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6 février 2010,
par FERHAT DIAB :
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| BONJOUR
JE SOUHAITE VOUS POSER UNE QUESTION PERSONELLE:VOTRE NOM ET PRENOM ME RAPPELE UN AMI D’ECOLE DANS LES ANNES 64-65 PLUS PRECISEMENT L’ECOLE DE L’OBSRVATOIRE ,ACTUELLEMENT BENYAHIA.
MERCI D AVANCE DE L’INTERET ACCORDEE A MA CURIOSITE. |
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Réponse le 13 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Cher Ferhat Diab, personnellement en 1964-65 j’étais à l’école Laïque (école Amardjia Abbas). Après, j’ai fait le CEM Ghedjati et enfin le Lycée Kerouani avant d’aller à l’université F. A. de Sétif. Probablement, il s’agit d’un cousin à l’école Benyahia à cette époque-là. J’ai de la famille qui habite juste à côté. Salutations chaleureuses. |
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7 février 2010,
par mounir :
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| J’aimerais poser une question d’ordre théorique sur l’essence d’un projet, l’idée d’un projet est elle intuitive ou bien résultat d’une analyse approfondie du contexte que se soit physique, historique, économique ou même bien environnemental. Si c’est le cas pourquoi les projets réalisés à Sétif semblent en discorde avec leur contexte et n’ayant aucun particularité comparé a ceux de nos voisin par exemple en Tunisie il on su préservé un patrimoine architectural typique qui caractérise leur ville. |
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Réponse le 13 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Cher Mounir, théoriquement et pratiquement le projet d’architecture ou urbain est le résultat d’un travail de recherche où l’analyse sert la conception et le projet s’intègre logiquement dans le contexte réel. Le problème qui se pose chez nous est celui de l’identité culturelle. L’Algérie est une mosaïque par son histoire, sa culture (ou ses cultures), sa nature, etc. Elle recèle de toutes ces richesses, mais probablement la décantation ne s’est pas encore faite pour permettre aux algériens d’affirmer leur identité nationale qui pourrait se traduire dans leur architecture, art, littérature, technologie, etc. La Tunisie a connu une stabilité sociale, politique et culturelle assez prolongée par rapport à l’effervescente Algérie. Ce qui explique leur réussite par exemple en matière de style architectural national inspiré des Médina et appliqué surtout aux structures touristiques. |
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8 février 2010,
par echecplayer :
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| bonjour Mr l’architecte.
Permettez- moi de vous signaler que si nous ne respectons pas les plans d’architecture nous n’aurons pas de certificat de conformité donc pas d’authentification et quelles sont les consequences pour le propriétaire.Pour le logement rural y a t’il un proto-type de plans à respecter( càd rdc seulement ou r+1).je vous remercie amplement cher professeur. |
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Réponse le 13 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Bonjour Echecplayer, le certificat de conformité est une obligation statuée par la loi. Donc, on respecte la loi ou on ne la respecte pas. La loi est au-dessus de tout le monde et il faut dire ’barakat’ au passe-droit. Tout projet doit être bien discuté entre client et architecte avant de chercher à obtenir le permis de construire, ceci afin de réduire au maximum les modification avant l’établissement du certificat de conformité. Quant au logement rural, il faut faire la différence entre programme et projet : le programme est identique pour tous, mais les projets peuvent être différents d’un contexte à un autre. Dans le cas contraire, il doit y avoir un problème avec l’architecte, le responsable du suivi ou les deux à la fois. |
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10 février 2010,
par el ouricia :
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| bonjour monsieur Diafat,
je suis etudiant en 2eme annee de droit a l université Jean Moulin a Lyon,et j aimerais savoir selon vous, y a t il un veritable droit de l urbanisme en Algerie,si oui, comment se developpe t il et surtout a t il un avenir stable et honnete...
cordialement |
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Réponse le 13 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Bonjour Ami d’el ouricia, à ma connaissance, le droit de l’urbanisme n’est pas encore enseigné en Algérie. Mais, je connais des architectes qui s’intéressent à cette question en tant que chercheur. Aussi, il y a des magistrats qui commencent à faire des formations, notamment à l’étranger, dans les domaines de l’urbanisme et le foncier. Donc, je suppose que les perspectives sont bonnes. Cordialement. |
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16 février 2010,
par deloula :
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| les nouvelles constructions à setif sont sans aucune esthétique.elles sont fades et presque homogènes(petits immeubles sur des garages)ne sont-elles pas le produit de frustrations de gens qui ont souffert du problème du logement dans leur enfance ?
d’autre part n’est-ce pas le" gout" des paysans qui est "descendu" vers la ville en imposant sa propre architecture ?
le paysan venant vers la ville devrait se moderniser et tenir compte de la beauté , de l’art en architecture ?
pensez -vous qu’on devrait obliger les gens à respecter une certaine architecture du moins propre à une région ou au pays ?et comment ? |
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Réponse le 19 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Ya Deloula, l’architecture contemporaine en Algérie, surtout celle construite par des particuliers, est l’expression des aspirations des propriétaires. Les villes algériennes sont devenues une suite de garages ou de locaux de commerce, parce qu’économiquement beaucoup d’algériens croient pouvoir assurer l’avenir de leurs enfants en ayant ce genre d’espace. Le jardin est leur dernier souci, ils occupent le maximum de la parcelle pour rentabiliser leurs biens. Ce qu’ils construisent aux niveaux supérieurs est secondaire. Il y a aussi les fortunés qui construisent des (soi-disant) villas tellement chargées de toutes sortes de matériaux et de formes qu’elles deviennent des horreurs, le bâti est considérablement exagéré par son volume et sa hauteur qu’il finit par étouffer la parcelle et le non bâti apparaît insignifiant.
En somme, je pense que le problème est culturel et on ne voit pas une grande différence chez nous entre ceux d’origine urbaine ou rurale quant il s’agit de construire sa maison ou son bien. Toutefois, les gens seront peut être amenées à respecter l’architecture de la ville lorsqu’un jour la municipalité aura un vrai architecte de la ville qui exercera pleinement ses fonctions et loin de toute pression. |
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19 février 2010,
par kamel :
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Bounjour
ne pensez vous pas qu’il y’a trop d’instituts d’architecture en algerie ?
Il y’a le rapport qualité/quantité à voire je pense .
Aussi ne voyez vous pas que vaudrait mieu creer seulement 04 Ecoles d’Architecture en Algérie dans les normes internationales ,sous tutelle ,du ministere de la culture ?
Merci |
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Réponse le 19 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Bonjour Kamel, pourquoi sous la tutelle du Ministère de la Culture ? Il n’y a pas que le modèle français à suivre, d’autres modèles peuvent nous servir de sources d’inspiration. Les autres expériences fonctionnent mieux qu’en France, les écoles d’architecture existent bien au sein de campus universitaires et sous la tutelle de l’université. Aussi, je ne comprends pas votre proposition de 4 écoles seulement en Algérie, quels sont les motivations et les critères de ce choix ?
Ceci étant dit, aucune raison ne peut justifier l’ouverture d’une école d’archi dans chaque ville ou daïra dans le pays. L’Algérie est très vaste et toute concentration des fonctions fera tort aux citoyens (venir de Tam pour étudier à Alger ou l’inverse, c’est un calvaire). C’est pourquoi, je suis tout à fait d’accord avec vous qu’il y a trop d’écoles d’architecture en Algérie en ce moment, il y a des gens qui ont voulu banaliser cette formation, mais je trouve qu’il nous faut au moins 2 écoles par région et de surcroît bien équipées en formateurs et en matériel. |
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20 février 2010,
par Kamel :
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Bonjour Monsoeur Diafat
d’apres vous pour quoi l’ordre des architectes a echoué à rendre la profession de la maitrise d’eouvre a sa vrai place en Algérie ? |
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Réponse le 24 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Bonjour Kamel, tout le monde sait que l’ordre des architectes est victime de guerres internes entre membres de la corporation. Il y a trop d’égoïsme de la part de certains architectes qui ne voient que leurs intérêts personnels. Tant qu’il n’y a pas de mobilisation des concernés, les charognards seront toujours là. |
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20 février 2010,
par Rachid H. :
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| Cher collegue et confrere Azzouz, je te salut et te remercie pour tes reponses aux bonnes questions des lecteurs. J’espere que tu sauras qui je suis.
Puis-je contribuer et complementer tes propos par dire que le sujet architectural au bled est partie entiere de tout ce qui se passe dans la societe. L’architecte ne peut a lui seul reamenager ou solutionner l’espace urbain ou l’espace bati, l’Algerie a plusieurs maux sociaux et cela se traduit tout naturellement sur la facon et le maniere de vivre et consequement sur la facon dont on bati. La maison avec un patio (haoueche) devient un element exotic a voie de disparition, les batiments sont seulement un lieu ou on dort et se caser (pigeon holes), le besoin a domine la forme et la qualite de nos batiments. Quant a la mentalite des maisons garages elle ne reflete que le niveau social devenu plus materialistique que la beaute. Les espaces verts sont choses hors de notre realite et sujet de reverie, c’est un etat malheureux que vivent nos villes algeriennes. Nous devons inculquer une morale et une mentalite d’architecte a nos futurs cadres, l’objet architectural est une tache multidisciplinaire (equipements, electricite, economie, social et la liste continue), l’architecte doit etre maitre de l’oeuvre mais helas ca n’existe pas au bled ou bien que l’architecte n’est pas libre de ce faire. Les codes urbain et du bati feraient beaucoup du biens s’ils sont suivis a la lettre bien entendu s’ils sont bien rediges et formalises sur le quotidien des masses. Bonne continuite cher Azzouz, que la gloire urbaine et architecturale reviennent a notre chere patie. Salutations cher Azzouz. |
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Réponse le 24 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Hi ! Rachid, si tu es toujours à Chicago, je t’aurais reconnu. J’adhère entièrement à tes propos et merci infiniment. Sétifiennement cher ami. |
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21 février 2010,
par kheiro staifi :
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Bonjour, j’ai accuilli avec un grand plaisir l’initiative de ce forum tendant à mettre en place un lien directe entre le citoyen et les institutions publiques et surtout nos cadres chargés de la recherche.
A mon avis, sétif sort du lot par rapport aux autres villes algériennes en matière d’urbanisme et d’architecture. Ce qui m’a subjugué c’est surtout l’aspect architectural très diversifié des mosquées, l’alignement des immeubles, l’existence de boulevards ouverts et un plan de mobilité assez bien étudié.
Mais ce qui fait mal à sétif :
* 1 depuis surtout la baisse drastique de la production par des opérateurs publics ou privés des opérations de promotions immobilières individuelles qui jadis avaient parmis aux sétifiens de diposer de ce produit à prix raisonnables et qui maintenant a été remplacé par des autoconstructeurs qui à défaut de crédits conséquents n’achèvent jamais leurs chantiers ;
*2 le lancement de certaines opérations de constructions éparses au niveau du quartier dit beau marché colonial ;
*3 le manque de civisme de part des nos concitoyens ;
*4 la dénomination des cités (1004 1000 1004) si comme sétif n’avait pas une histoire ou n’a pas vu naitre de grands hommes..
mais bravo aux urbanistes de sétif. |
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Réponse le 24 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. :
Cher Kheiro, merci pour les fleurs à Sétif El-Ali et son cœur El-Ghali. Aujourd’hui, on parle de printemps, de M’Bardja et de Birlelli. Que la fête et l’urbanisme soient sétifiens à jamais. |
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23 février 2010 :
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est ce que tout le leg Colonial est classé ? nous avons remarqué qu’on démolie desbaisses coloniales (résidences ,ecoles ....) qui doivent etre restaurés et préservés pour la memoire .
Atitre d’exemple : nous avons un groupement (Ecole +mairie+Tribunal) à El Eulma ,cet ensemble etait construit en 1860 ,situé au corur du village ,et il represente un élément essentiel dans la memoire riverains. peut on avoir le droit de la démolir (c’est ce qu’ils comptent faire biento.....) ,ou faudrait il qu’il soit classé ?comment pensez vous proceder afin de le sauver ?
Merci Mr Diafat |
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Réponse le 23 février 2010, par
Azzouz :
| Diafat A. : Cher ami, la période coloniale fait partie de notre histoire sanglante. L’héritage colonial est un témoin de cette période : le bâti ou non bâti qui continue à nous servir doit être préservé, aussi bien que tout ce qui représente une valeur historique ou architecturale pour notre pays. L’idée de considérer cet héritage comme patrimoine est récente en Algérie et il faut patienter encore quelque temps pour voir son classement affirmé. En ce qui concerne El Eulma, le noyau initial est né en 1860. Il y avait Ain Teftika et les quarante feux, l’école avec la mairie et le tribunal sont venus bien après. Toutefois, ces édifices méritent d’être classés et préservés et il serait intéressant de connaître d’abord les raisons qui poussent les instigateurs de ces démolitions. Que veulent-ils construire à leurs places et pourquoi ? Pour faire face à certains vandalismes organisés, la société civile doit être vigilante, consciente et très mobilisée. |
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