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DJEBEL TAFAT, un livre poignant entre : Histoire et Légendes.

vendredi 21 décembre 2012, écrit par : A Nedjar .Sétif info, mis en ligne par : A. Nedjar

Edité à l’occasion du salon international du livre qui s’est tenu à fin Septembre de cet année, voici que, DJEBEL TAFAT* un volumineux et passionnant ouvrage écrit par Saad Taklit est enfin sur les étalages à l’occasion du salon national du livre qui se tient au Safex du 20 au 30 septembre .
Ce livre décliné sous une forme romancée, à travers une narration simple mais combien prenante, traite du quotidien d’un village et l’histoire d’une famille sous la colonisation française de 1830 à 1962. C’est aussi histoire du village de Lafayette, actuellement Bougaâ .Ce village de l’époque coloniale, comme il en existe des milliers, est situé à l’Ouest de Sétif. Il est niché au pied du mont TAFAT qui domine la riche vallée du Moulalou .C’est dans ce village au nom mythique que se disputent la réalité et la légende. Le titre en lui-même est évocateur signifiant la lumière en berbère, .Ce livre fascine, enchante et envoûte à la fois. L’auteur ,dont le crayon s’est pour la circonstance transformé en pinceau, dépeint un tableau et une fresque d’une rare sensibilité à travers une chronique décrivant les hauts et les bas ,les joies et les malheurs, les rires ,les anecdotes et les difficultés d’une vie quotidienne où se nouent parfois de drames des mœurs de l’époque ,dans ce village durant la période coloniale de 1830 à 1962.

L’auteur avait à peine 6 ans quand éclata le premier coup de feu annonçant les prémices d’une longue et douloureuse guerre qui a marqué à jamais les esprits. Puisant dans ses souvenirs d’enfant et dans les contes et narrations familiales transmises oralement de génération en génération, l’auteur nous mène droit au cœur d’histoires réelles et captivantes.
Avec ces Souvenirs et ses yeux d’adolescent, l’auteur évoque donc ce village d’Algérie, où DJEBEL TAFAT est à la fois une œuvre romanesque,plaisante, pittoresque, reflétant les paysages et les mœurs de cette contrée heureuse , mais comme il le dit « avec le désir émouvant ,profond et irrésistible de transmettre la mémoire dans un langage simple ,avec des mots directs ,sans nuances, sans concessions et sans rancunes » .

Cet ouvrage écrit donc dans un style simple, accessible et aéré, captive dès les premiers chapitres .Comme ensorcelés, on ne le lâche plus.

Note sur l’auteur.
Saad Taklit est né en 1948 à Bougaâ où il a fait de ses classes primaires avant de rejoindre le lycée Lycée Mohamed Kerouani pour ses études secondaires d’où, son père Tayeb Tklit , chahid des premières heures de la révolution, en avait été exclu en compagnie de son camarade Kateb Yacine, pour leurs implications dans les évènements du 8 Mai 45.
En 1972, l’auteur est licencié en Sciences économiques de la faculté d’Alger avant d’occuper d’importantes fonctions supérieures dans des Entreprises Publiques Economiques pour devenir ensuite membre de l’exécutif de différentes wilaya du Pays .
A sa retraite ,il reste actif dans les milieux associatifs pour être toujours présent aux cotés des nécessiteux.

*DJEBEL TAFAT, Bougaâ de 1830 à 1932 .Histoire et légendes : Livre paru aux Editions Dahlab, septembre 2012.


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31 commentaire(s) publié(s)
hacene laib :
toute la region de setif est faite de grands evenements et de grandes legendes.elle a donne de grands revolutionnaires a limage de abdelhamid benzine allah yarahmou.je viens de lire que le president francois hollande a voulu se rendre a setif la martyre pour lui rendre hommage mais cest tlemcen qui ete retenue car cest la ville de bouteflika.
ZIRI 19 !! :
Ces histoires véridiques sont devenues par la suite légendaires, mais a l’Époque elle ne l’étaient pas ; c’était le quotidien tranquille, il y avais quelque chose de magique qui trainait dans l’air, il y avait l’orgueil et qui a disparu aujourd’hui et aussi la sérénité de vivre et ce n’est pas le cas maintenant car on sent chaque jour qui passe un peu plus cette atmosphère lourde et dégradée qui pèse horriblement sur nous et qui est le résultat de nos mauvaises actions c’est pour cela que Je lierai bien ce livre au moins je serais un peu transporté au cours de mes lectures dans ce temps heureux et paisible, et qui rappelle que ce pays n’a pas réussi a s’affranchir du colonisateur sans qu’il y est des sacrifices ; mais que nos ancêtres ont œuvré pour notre liberté et cela dès que les français ont commencé a abordé sur nos rivages (...)
Sidi el djoudi :
Bravo à l’auteur, je suis fier de lui. Il a fait un travail de recherche et s’est appliqué avec méthode ; Les dialogues sont touchants, émouvants. C’est formidable ! J’ai appris énormément de choses que je ne savais pas sur l’histoire de la région. A chaque passage du livre l’émotion me serre la gorge, je me ‘retrouve ‘’, je revis ma jeunesse et la vie de mes ancêtres.
labo 25 :
salem ; il faut le lire ; on a pas besoin de resume ; salem.
Commentaire n°165298 :
native de bougaa , je suis fière ! bravo et bonne continuation !
belqiss :
toujours à la recherche des ecrits de rabah belamri....je serais ravie de lire ce livre , donc dans quelle librairie de la wilaya pourrait-on le trouver ?
akli :
Bravo ! Je n’ai pas lu le livre mais je sais que Lhadj gazouz est au anges et n’arretera pas d’en parler sachant que lui et l’auteur enterrent leurs morts dans le même cimetière. Donc on va avoir un bon résumé du livre. Ton copain chaoui te dira que ton oncle a commit un livre.
BDS :
Merci setif info pour cette information et un grand bravo pour l’auteur de ce livre, un livre qui fait un peu la rupture avec la séchresse litéraire dans notre pays.
taklit nacera :
bravo cousin .bon sang ne saurait mentir.dire et ecrire notre histoire et la lutte de nos parents pour nos droits et notre dignite.dire et ecrire pour luter contre les oublis et lamnesie qui touchent des pans entiers de notre peuple .dire et ecrire pour perpetuer le combat liberateur de nos peres pour que jamais ne se reproduisent les massacres et genocides en attendant de lire votre roman toutes mes feliditations.
Ahcène :
Bonjour, Le mot Tafat signie lumière en tamazight, mais comme on a arabisé sa pronociation, il est devenu malheureusement Teffat en arabe qui signifie eteindre la lumère. Effectivement qu’on arabise on eteind cette lumère. Bonne année.
Dalila :
J’ai eu ce livre au salon international du livre en Septembre 2012 à Alger , dédicacé par l’auteur qui me parait un homme sobre et distingué. A la lecture de ce livre j’en ai appris beaucoup. Oui énormément vu que je n’ai pas vécu cette guerre là. Hélàs, les anciens sont beaucoup plus prêts à oublier cette période de la vie, et semblent renier cette triste période. Actuellement il y a un denit du passé et de nombreuses personnes semblent penser qu’ils sortent de la cuisse de Jupiter !!! N’oublions pas nos origines et comme l’auteur n’ayons pas honte d’en parler ! Respectueusement D.
lafayette :
Livre saisissant , interessant, mais pourquoi ne pas organiser des tables rondes avec l’auteur ?J ai beaucoup de questions , moi qui ne connait pas ce pan de l’histoire.
Kamel :
Bonjour à tous Merci de l’information, j’en ai entendu parler mais ne trouve pas le livre !Où peut on l’acheter. Merci
LYNDA 05 :
J’ai lu le livre. Le passage sur une femme que l’auteur désigne sous l’appellation ‘’Tante Teldja’’, m’a beaucoup touchée. Quel courage avait cette femme ! Est-ce quelqu’un de Bougaâ, peut-il me dire de qui il s’agit, si elle a réellement existé ? Est-ce une légende ou une vérité. merci
taklit salah de bougaa :
belle initiative .la litterature et le roman manquent cruellement dans notre pays.notre histoire est millenaire .nos legendes et nos heros se comptent par milliers.cest notre plus grande richesse que lalgerien peut exposer sans rougir face a toutes les nations mes pensees vont en ce moment a kateb yacine qui a dit.je dis en francais aux francais que je ne suis pas francais.
bendaoud :
J ai eu ce livre entre mes mains, il relate aussi l’histoire de mon village, (je suis bordjien)et me suis completement retrouvé. Livre à conseiller, se lit facilement et chacun retrouvera un de ses ancêtres. merci Monsieur !!
asa :
C’est un bon travaille
fils de la revolution :
bonjour lynda 05 khalti teldja nee taklit a bel et bien existe.cest une grande moudjahida comme il a eu des centaines dans notre patrie.elle a mis sa modeste maison situee en pleine montagne a la dispodition des moudjahidines durant toute la revolution et une participation tres active et perilleuse pour elle et pour les siens.elle fut plusieurs fois torturee.elle etait la confidente des commissaires politiques le chahid abdelmadjid benzine et le chahid boughaba dahmani qui est tombe les armes a la main a quelques metres delle.elle na jamais demande sa carte de moudjahida.elle est decedee debut des annees 80.allah yarhamhoum chouhadas et les vrais moudjahidines.
raina rai :
a ahcen :liberez vos pensées de vos idées un peu racistes envers tout ce qui est arabe, heureusement que la majorité des kabyles ne sont pas comme vous,essayez de vous donner une dimension culturelle plus large qui va certainement vous liberer de vos idées facheuses.bien amicalement
Commentaire n°165390 :
@Ahcène ; Pourquoi voulez vous absolument dénaturer le mot TAFAT et lui coller une connotation qui vous arrange mais qui ne prend aucun sens ici .TAFAT veut simplement dire lumière car du sommet de cette montagne qui culmine à plus de 1600 M ,on voit bien des lumières à des dizaines de km aux alentours comme TAFAT est elle meme lumière du fait qu’elle est très exposée tout au long de l’année.Meme si vous voulez prouvez le contraire ,les lumières de TAFAT sont éternelles .Elles ne s’éteignent jamais !Vous ne détenez pas l’interrupteur.Plus que vous imaginez,TAFAT fascine et éblouie tout les gens de la région ,un peu comme pour Ma Gouraya.
Commentaire n°165399 :
enfin de bonnes nouvelles,un livre,un festival de musique soufie,un ciné club(il y a quelques semaines) où en est le café littéraire ? (pour inviter l’auteur)
Ahcène :
Bonjour, À Raina rai, Ce que j’ai écrit n’a rien d’idées racistes ou peu racistes envers tout ce qui est arabe ou des arabes. j’ai parlé de l’arabisation et non des arabes ou de la langue arabe, je t’invite à relire mon commentaire et à revoir ton jugement hâtif. Il faut distinguer la langue arabe et les arabes de la politique de l’arabisation qui est une idéologie des baâthistes et de ceux qui ont ruiné l’Algérie et falsifié son histoire. Je te défie d’aller voir ceux qui prononcent le mot tafat en teffat s’ils reconnaisent que ce mot est d’origine amazighe, la réponse est certainement non, ils pourraient accepter que ça viendrait de l’hébreu mais de tamazight non, c’est comme Alma Ouaklane qui signifie le terre des esclaves. Mais, les racistes ce sont ceux qui n’admettent pas ou ceux qui sont allérgique au fait de parler de tamazight ou de l’origine amazighe de l’Algérie. Je n’ai pas lu le lvre et je suis à la recherche d’un exemplaire que je trouve que c’est une bonne initiative pour découvrir l’histoire de (...)
belqiss :
bon avec tout ça , est ce que l’auteur de cet article ou ceux qui disent avoir lu ce livre pourraient nous dire ou trouver ce livre ? merci ! en fait les seules réponses entre internautes sont celles qui cassent le sucre sur le dos des uns et des autres ...
BBachir :
j’ai rencontré monsieur taklit saad au sila en fin septembre ,j’ai acheté un exemplaire dedjebel tafetqu’il m’a dedicacé et je l’en remercie, je n’ai pas encore lu le livre mais je sais d’avance que c’est un livre pationnant,bravo monsieur saad ! un ecrivain de plus pour notre Bougaa.
jaafer izelmatane :
Comme je suis de cette région d’où les populations sont Arabophones et Berbérophones, mais les noms des montagnes des villages etc......sont Amazighs ou tout simplement kabyles, comme par-exemple Ain Tala Ouer, ou Tighisra ,et les exemples sont nombreux dans cette région, prenant la commune de Béni OUISSINE) Daira de Bougaa aujourd’hui le nom est arabise BENI- HOCINE. Voila le résultat la KHARABISATION. A vous les citoyens de cette région de corriger l’histoire !
tafet53 :
bravo cousin et bonne continuation.
Salah :
Bravo a l auteur de ce livre, toutes mes felicitations, je n ai pas encore lu le livre mais j y compte bien le faire inchallah. Si quelqu un sait ou on peut acquerir ce joyau au niveau de la wilaya de Setif, qu il nous le dise et merci d avance. Amicalement
Salah :
Bravo a l auteur de ce livre, toutes mes felicitations, je n ai pas encore lu le livre mais j y compte bien le faire inchallah. Si quelqu un sait ou on peut acquerir ce joyau au niveau de la wilaya de Setif qu il nous le dise et merci d avance. Amicalement
faty94 :
Bonsoir, je suis tombée tout à fait par hasard sur ce forum ce soir. Je suis très très émue, car Sâad TAKLIT est un cousin très très proche.J’ignorais que Sâad avait écrit un livre. J’aimerai pouvoir acheter ce livre en France, est-il disponible ? Sinon, Sâad, si tu me lis sur ce forum, tu peux me contacter par mail fatiha.koriche@hotmail.fr (une des 3 filles de Laïd TAKLIT, décédé le 02.04.2007 et enterré au cimetière de BOUGAA). Bien amicalement. Fatiha.
bejaoui42 :
C’est un très bon livre. Je retrouve mon histoire avec beaucoup d’emotions. A lire absolument. Une amie à moi ( elle se reconnaitra) a versé des larmes. En tout cas un grand bravo à l’auteur.
djaout makhlouf dit bouzid :
Salut Saad,j’ai rencontre par hasard ta photo et ça me chagrine de te voir si vieux que ça ,pour te rappeller 1961 l’école de Bougaa ta photo avec ton planeur a la main avec les camarades (Benaouda ,Nedjar allah yarahmou,Remadna,Ayad ect) il y a quelqu’un a ma gauche dans je n’arrive a me souvenir . facebook.

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