Accueil > Culture >

Islam et immigration, un nouvel ouvrage d’Abdelkader Benarab

vendredi 22 mars 2013, écrit par : Faouzi Senoussaoui, mis en ligne par : Boutebna N.

Les enjeux culturels et politiques de l’immigration dans la vie publique en France a été le thème du nouvel ouvrage du Dr Abdelkader Benarab, originaire de Sétif.

Préfacé par Paul Balta et édité par l’édition l’Harmattan à Paris, le nouveau livre avec laquelle revient le chercheur en anthropologie littéraire traite la question culturelle qui est au cœur de ces réflexions omniprésente dans les douze chapitres qui forment cet essai, fait à partir de contributions diverses à savoir des actes de colloques, revues spécialisées et conférences. Elle forme le sujet central. Posée comme tel, elle implique dans l’espace de la diaspora une réflexion sur le vécu des émigrés et leur vision du monde.

« L’immigré vit dans cette permanence une crise réitérée, celle de se voir tenu à l’écart, loin des frontières que lui assignent collectivement et légitimement la trace identitaire. Cette frontière dans laquelle évolue et se perpétue aussi sa langue maternelle constitue la meilleure arme qui l’avertit des fragilités dommageables à son existence face à l’altérité du monde. D’où l’importance pour lui à partir de ces lieux géographiques lointains de produire un discours chargé de connotations culturelles et de symboliques religieuses en se référant étroitement aux modèles de valeurs originelles. », souligna l’écrivain.

A cet effet, l’une des questions à laquelle l’auteur reste attaché est celle des langues maternelles. A travers une démonstration et une analyse qui va de la langue à la crise d’identité, en passant par l’examen des rapports d’altérité, Abdelkader BENARAB suggère la nécessité de l’apprentissage des langues maternelles comme mode d’appréhension de la réalité et comme processus indispensable à toute sociabilité humaine et intellectuelle. « L’enfant qui n’a pas baigné dans sa langue maternelle, qui n’a jamais été bercé par le murmure affectueux et des mélodies rythmées de ses voix n’eût connu sans doute, par substitution, que des langages fragiles manquant d’être lisses et duveteux », nous dit M. Benarab qui estime que le constat sur le déficit des langues maternelles au sein des familles algériennes émigrées favorise le décrochage scolaire et accentue une forme d’agressivité et d’impulsivité constatée chez les enfants d’origine étrangère.

La place de l’Islam en France est une autre question importante abordée par le spécialiste qui rappelle qu’aujourd’hui, la religion islamique a mauvaise presse. Il y a au moins deux raisons à ce discrédit. Les musulmans eux-mêmes adoptent des comportements, qui sont loin d’honorer leur religion, au contraire ternissent son image et font fuir les non musulmans. L’approche de leur religion et le traitement qu’ils lui font subir à partir d’une conception étriquée et sur fond d’ignorance appelle chez les non musulmans un regard dévalorisant et hostile. L’autre raison consiste dans les attaques répétées d’une presse française qui s’acharne à présenter les musulmans et leur religion comme un danger potentiel et une menace pour leur identité.

Islam, immigration, langue maternelle tels sont grossièrement les thèmes décrits par le Dr Benarab. Il analyse leurs effets et fait apparaitre les articulations qui forment principalement l’identité du sujet expatrié.


Partager cet article :
16 commentaire(s) publié(s)
observateur :
A quand la disponibilité d’un tel ouvrage chez nous ?
Khier :
Salam alikoum, Je pense que le véritable enjeux se situe entre notre religion musulmane et la vision occidentaliste à celle-ci. Il serait par contre erroné de vouloir l’examiner à travers le miroir déformé de l immigré. Je pense que c’est l’approche méthodologique qui pose problème Mr Benarab. cordialement.
laid chkara de bougaa :
le probleme cest lislam .il est incompatible avec la democratie .cest a nous musulmans de sadapter aux valeurs qui ont fait cette extraordinaire civilisation qui se trouve en occident et qui se mondialise de jour en jour.cest une question de vie ou de mort.ou on prend le train en marche ou on reste sur le quai pour leternite.
djnane :
salam il faut ecrire un livre sur islam et setif parceque ce que je vois dans la rue ( les filles presque comme des ?????) , les insultes , aucun respect pour les grand ou pour les femmes , et la nouvelles montalites je mon fou les pots de vin on su meme pas parler l’arabe correctement et la liste et longue .......................... salam
mahmoum :
abdelkader ou bien abdelhafid
Universidade :
Djnane : Et vous, vous arrivez à parler correctement le français ?, et si tu l’écris toi même ce bouquin ? Avec un tel orthographe je ne pense pas qu’il trouve acheteur.
Commentaire n°177441 :
La véritable place de l’Islam est dans le musée. Il n’y a rien à tirer de ce dogme moyenâgeux qui perpétue la culture de l’ignorance, de la haine, de la laideur, de l’intolérance, de la terreur et de la mort. Il est temps que les peuples musulmans se libèrent de cette croyance rétrograde et raciste s’ils veulent bien rejoindre le monde civilisé.
Commentaire n°177461 :
ne pas mettre tous les musulmans dans le même sac ni les même jeunes ou moins jeunes que ce soi chez les immigrés ou les nationaux li y a musulman et musulman l’islame respectueux et respecté par la ((FANCE ?????))
Commentaire n°177504 :
ya si Universidade les écrivains se basent sur les idées et il y a des maillons qui enchaînent l’un et l’autre pour l’orthographe et la vente du livre djenane a raison sur ce qu’il a dit.
djnane :
@ Universidade : Je parle très bien le français mais je ne suis pas un écrivain par contre j’ai le droit de dire mon opinion même si tu n’est pas de mon avis ( la prouve l’agressivité de ta réponse on dirait que tu est Monsieur : Abdelkader Benarab ) et je peux suivre une conversation en anglais ou un allemand sans problème et je suis un ingénieur de l’Université de Setif et une licence en économie de l’Angleterre et j’ai resté plus de trois ans en Allemagne avant que je rentre à Setif il ne faut pas dénigrer les gens sans les connaître
Khier :
Salam alikoum, Il faut rappeler à certains internautes que l’islam est une religion qui est destinée à tout musulman voulant l’embrasser et reste valable pour tous les temps .Elle n’est pas dépassée comme veut le faire croire l’occident à travers ses médias . L’islam ,c’est la pureté de l’âme et c’est l’équilibre de tout être humain .
Commentaire n°177572 :
« L’islam ,c’est la pureté de l’âme et c’est l’équilibre de tout être humain » : C’est vrai, on a bien vu comment il a purifié l’âme de Qaradaoui qui a lancé une fatwa pour tuer Al-Bouti, on voit comment il a purifié l’âme des muslmans qui s’entretuent dans tous les pays musulmans. Il a purifié l’âme des Taliban, l’âme de Ben Laden, de Bel Mokhtar, etc..
Khier :
@24-mars,22:26 Salam alikoum, Il me semble qu’il y a erreur de jugement quand vous parler de Fetwa qui relèvent de la manipulation de l’occident et qui s’identifie en la positon criminelle d’el-Qaradhaoui . Là , il s’agit de l’interférence flagrante de l’occident dans la gestion de la cité musulmane.Personne ne peut nier que le monde musulman et ses oulama dans leur grande majorité sont sous l’influence et la domination militaire et culturelle de l’occident .Vous avez l’exemple type de l’Arabie saoudite ,et toutes les tueries au sein de notre communauté que vous avez signalé sont le fait de l’occident et de ses multinationales sans âmes et pour lesquelles seul le profit compte et justifie tous les massacres . cordialement
s :
Laissez ça à Dieu,il sait tout et voit tout,c’est lui qui seul qui connait ce que vous cachez.Il recompensera chacun selon son oeuvre quant à nous ,nous sommes pas responsable des autres.
KORICHI :
ENCORE UNE FOIS MERCI DR BENARAB MERCI INFINIMENT
Lakhdar :
Mr BENARAB Abdelkader est un chercheur actif, aime l’Algérie, il mérite l’encouragement pour qu’il nous donne plus de production.

Commenter cet article
الرد على هذا المقال


Derniers articles
Notre site utilise des cookies à diverses fins, notamment pour personnaliser les publicités. En continuant à utiliser ce service, vous acceptez notre utilisation des cookies.   En savoir plus