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Difficulté dans la prise en charge des infections urinaires

samedi 20 avril 2013, écrit par : Faouzi Senoussaoui, mis en ligne par : Boutebna N.

Sur les 58 millions de décès par an enregistrés dans le monde, 25,5% sont dus aux infections urinaires, a indiqué le professeur Lecheheb, chef de service des maladies infectieuses au CHU de Sétif.

L’amphithéâtre de la faculté de médecine de l’université Ferhat-Abbas de Sétif a abrité, jeudi, la sixième Journée internationale d’infectiologie, organisée par le service des maladies infectieuses du CHU de Sétif. Des spécialistes venus de France et de plusieurs CHU du pays, dont Constantine, Batna, Alger, Annaba, ont traité plusieurs thèmes inhérents aux infections urinaires. “Pour cette année, nous nous sommes intéressés aux infections de l’appareil rénal qui, de par leur fréquence, viennent en deuxième position après les infections broncho-pulmonaires. Elles posent d’énormes problèmes de prise en charge, aussi bien en pratique de ville qu’à l’hôpital. Ces difficultés sont souvent liées à l’émergence de la résistance aux antibiotiques des principaux germes impliqués dans cette pathologie”, nous dira, le Pr A. Lecheheb, président du comité d’organisation.

En effet, un riche programme de 15 communications a été concocté pour la formation et l’échange d’expériences. Le Pr Lecheheb, chef de service des maladies infectieuses, qui a traité les particularités de l’infection urinaire chez le diabétique, a mis l’accent sur cette pandémie qui ronge le monde et dont la prévalence en Algérie est de 6,90%, soit 1,6 million de l’ensemble de la population, tout en ajoutant que 50% des personnes ne savent pas qu’elles sont diabétiques.

Dans son étude, le conférencier a indiqué que sur les 58,8 millions de décès par an enregistrés dans le monde, 25,5% sont dus aux infections urinaires. En conclusion, le couple diabète-infection rend difficile la prise en charge des malades atteints de cette pathologie. Le Pr O. Bouchaud, de Paris, a présenté la conduite thérapeutique pour le traitement d’une pyélonéphrite aiguë. Par ailleurs, le Pr C. Michelet, du CHU Pontchaillou de Rennes, a exposé la prise en charge des cystites. Quant au Pr J. Robert, du CHU Pitié Salpêtrière de Paris, il a présenté une communication sur les infections urinaires nosocomiales. La phagothérapie dans le traitement des infections a été le thème traité par le Dr O. Patey, de l’hôpital de Villeneuve Saint Georges.
Il est à noter que les spécialistes sont unanimes quant à la difficulté de la prise en charge de l’infection urinaire, qui est catégorisée comme un véritable problème de santé publique puis qu’elle représente environ 40% des infections liées aux soins, ainsi que leur coût élevé, et ce en dépit de la facilité de la prévention.

Publié par Liberté


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