Accueil > Culture >

Tel le Phénix, le tapis de Guergour renaît de ses cendres.

mardi 31 décembre 2013, écrit par : Nabil Foudi, mis en ligne par : Boutebna N.

S’exprimant au cours des travaux de la session de l’APW de Sétif, tenue lundi dernier, M. Abdelkader Hachani, directeur de la chambre de l’artisanat et des métiers (CAM), a précisé que des mesures ont été prises récemment pour réhabiliter le tapis du Guergour, dont la production a cessé depuis 20 ans.

Un montant de 10 millions DA a été octroyé par la wilaya pour l’ouverture et la requalification d’une unité de production permanente de ce tapis dont la valorisation s’inscrit dans le cadre des efforts de préservation et de promotion de l’héritage artisanal et sa transmission aux générations montantes. Pour initier ce projet, un stage de 15 mois sera organisé au profit de 11 stagiaires encadrés par deux formatrices spécialisées dans le tissage de ce tapis.

Ainsi, le tapis de Guergour, l’un des plus vieux tapis d’Algérie dont le premier modèle daterait du IXème siècle se voit renaître comme le Phénix, un oiseau légendaire de la mythologie Greque, caractérisé par son pouvoir de renaître de ses cendres après s’être consumé sous l’effet de sa propre chaleur.

En savoir plus sur le tapis de Guergour :

Tapis du Guergour, Bissat E’rrih ou tapis volant ? A. Nedjar


Partager cet article :
18 commentaire(s) publié(s)
belqiss :
Je reste sceptique quand a la. Vraie renaissance du tapis de guerrour , puisque les véritables détentrices de la trame ne sont plus de ce monde ...il reste un groupuscule de femmes qui le confectionnaient toutes originaires de hammam guerrour et qui affirmaient ne jamais pouvoir le faire sans les vieilles qui les dirigeaient ....mais inchallah ,espérons qu’il retrouvera sa place Je vous ajoute une photo que m’avez envoyé Nedjar
Djafari :
Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est une excellente nouvelle. Mais attendons d’en prendre acte pour authentifier le vrai dans une mondialisation où le faux règne en maître ! En plus de l’art ancestral des tisseuses, il n’y a que la noblesse de la laine pour faire renaître cet oiseau fabuleux des cendres de l’oubli. Pour faire le lien avec un Tapis non moins célèbre, l’oiseau de feu s’appelle Simurgh dans la mythologie persane. En pièce jointe le tapis hérité de mon grand père, Allah irahmou, qui est encore intact et que je pourrais montrer à qui le souhaiterait.
merouche charaf eddine :
quel phénix c’est un mirage les importateur font venir tout de l’étranger a des prix défiant toute concurance comment vouler vous que l’artisana locale et nationale et l’industrie agroalimentaire et sidérurgique et l’agriculture et bien d’otre sécteur se dévelope en algérie combien d’usine en fermer et autre depuit 1962 jusqua nos jours en 2013 tout c’est casser la geule a causse des produit importer avec l’argents du pétrole par l’état d’alger au lieu de faire venir des invéstiseur et de faire fabriquer en algérie et de déveloper le pays et doner du travaille au algériens et de former la jeunesse il préfére importer sa leur raporte des devises en euros a alger
MABROUK GUIDOUM EL EULMA :
Salam a tous , et a toutes L’idée n’était pas venue de profiter de la différence des tapis des instruments, et de leur donner des parties spéciales pour les marier entre eux , tapis de Guergour deja connus depuis le temps , personne ou n importe quel produit importé de divers pays de la planete ne pourras demarquer ce fameux tapis el guergouri , La créativité autorise chacun à commettre des erreurs. L’art c’est de savoir lesquelles garder , je prefere le tapis du guergour salam
Commentaire n°212129 :
Le simorgh (Phœnix)est parti avec Mohamed Dib, ils ne peuvent pas y retourner. Hélas ce sont les nouvelles technologies qui priment mais cependant les tapis de guergour et ceux d’autres régions devront couvrir les sols de tous les endroits officiels et tous les murs des musées et des hôtels.
Commentaire n°212158 :
Le tapis est la spécialité du ’sbekh’ , du sud pas du nord et celà pour une simple raison l’élevage du mouton ...Pourquoi essayer de s’accaparer ce qui ne nous appartient pas ! L’exemple de la photo n’est qu’une imitation maladroite du tapis de Ghardaïa !
kamy :
Messieurs les journalistes de SETIF-INFO si vous dites bonne année à vos lecteus, je crois que ça ne tue pas. Sauf, qu’il se peut que vous êtes limités ou coincés quelque part. BONNE ANNEE à tout le monde.
benabid :
je pense qu il faut repondre a certains commentaires tapis eestt une specialite du sbekh pacequ ils ont de la laines plus cretin tu meur . le tapis du guergour est realiser par les vieillzs du hamam guergour comme racourci il ya pas mieu messieurs quant en nesais pas il faut se taire.
imène messaoudi :
qu’il soit des aurès, des hauts plateaux, du m’zab, ou du grand sud..le tapis traditionnel est trés beau, il revêt sols ,murs..il habille la maison en quelque sorte..Mais il a l’inconvénient d’être lourd, épais ( en général, il est en pure laine) donc trés difficile à l’entretien..écoutez, le reflexe premier d’une femme ( pratiquement toutes) avant l’achat d’un produit quelconque (electroménager, bibelots, tapis ) c’est de se poser cette question -o combien importante- est -ce facile à nettoyer ? comment l’entretenir ? le tapis exige de l’aération et un entretien régulier sinon il devient un nid à poussières et autres impuretés.. mites, acariens..quand il est lourd , c pas évident..on n’a pas que ça à faire ! à moins d’avoir 2 femmes de ménage ou un aspirateur boumba ! ( comme celui des aéroports ) parceque le petit rowenta classique n’y fera rien..c’est toute la (...)
Commentaire n°212211 :
@ imène messaoudi... Vous avez complètement raison... L’inconvénient des tapis traditionnels c’est leurs poids...Et lorsqu’on parle d’inconvénients, on parle d’entraves a la commercialisation. Car si on fabrique, c’est bien pour vendre... Dans le domaine de l’artisanat, peut-on joindre l’utile a l’agréable ? Peut on développer, le produit artisanal, afin le l’ accoutumer au gout , et au mode de vie quotidien des gens, tout en conservant son identité. En d’autres termes, continuer a fabriquer des produits originaux, mais utiliser ce savoir faire pour en faire d’autres plus facilement commercialisables, élargir l’éventail des produits, pour rentabiliser le maximum son business. L’artisanat, est une dimension importante de l’identité d’une nation, on se doit tous de l’encourager, et de la faire perpétrer. La manière la plus sage de la protéger et de la doter d’outil de survis autonome. Le mieux - A mon avis- serait de former des artisans, pour être des artistes certes, mais ingénieux surtout, tant sur le (...)
Woman :
Espérons -bon souhait en début d’année - que tout la CULTURE ancestrale algérienne renaîtra de ses cendres : les tapis de toutes les régions ( qui ne se souvient pas de ces femmes qui au coin d’une rue - je me souviens de ma grand-mère avec ses voisines à Bel Air - ou au milieu d’un champ tirant la trame d’un tapis ou d’un burnous pour s’installer ensuite derrière le métier à tisser pour des semaines et leur donner forme et vie ) - mais aussi les couvertures dites algériennes justement, la poterie, ( on s’extasie devant celle de la Tunisie et du Maroc comme si nous ne pouvions pas faire aussi bien) nos robes brodées, notre musique, notre architecture des maisons mauresques au lieu de ses laideurs véritable bâtardisation sans style, sans aucune recherche ! Oui, la modernisation mal comprise, les machines-outils surpuissantes, l’industrie chinoise si envahissante qui sait fort bien copier dans le médiocre ont fait beaucoup de dégâts. Le vite fait et vite acheté ont beaucoup (...)
hocine :
c est vrai le tapis traditionnel de guergour pese tres lourd d ailleur j en ai un que j ai achete dans les annees quatre vingt il est toujour intact sans la moindre perte de sa qualite .malheureuresement ma femme me maudit toujours pour l avoir acheter sans son accord .lorsque elle le lave et le seche c est tout de suite la consultation chez le medecin voila un beau tapis mais plein d inconvenients.
Commentaire n°212287 :
Tu fais erreur Kamy,si tu relisais l’article du 21 dec 2103 les faits marquants de l’année 2013 en plus d’une étiquette de Bonne année,tu liras à la fin que les souhaits sont bien faits au lecteurs de Setif info
imène messaoudi :
@ 2 janvier 2014 5 ; 28 tout à fait d’accord : si cela ne tenait qu’à moi je suis partante : oui pour concilier authenticité, traditions et modernité tout en préservant la qualité, l’identité du produit traditionnel, c’est un travail de recherche minutieux..il ya d’autres acteurs et paramètres entrent en ligne de compte ( les différents ministères et offices, les artisans...) trop difficile pour moi, comme le tapis est trop lourd.. @ woman : il ya dans la 1ere partie de votre post quelque chose d’indéfinissable, d’émouvant.. il y flotte comme un parfum de douce mélancolie.. qui fait chaud au coeur : est -ce la nostalgie du temps qui passe ? je ne saurai vous le dire..ces femmes de bel air ( ou d’ailleurs) au milieu d’un champ travaillant les fils de trame..qui l’aurait cru ? de quoi parlaient -elles ? est ce faisable aujourd’hui ? ça me fait penser au célèbre tableau de c.Monet femmes au jardin merci woman. pour le fait de s’extasier devant les objets d’artisanat de tunisie, maroc ou encore (...)
Woman :
@ Imène Oui, j’ai un peu la nostalgie du temps qui passe et emporte avec lui tant de belles choses, de bons moments quand la vie était disons, plus simple. Ce que se disaient ces femmes ? Et bien si mes souvenirs sont bons, à ce moment-là, elles veillaient au travail bien fait de la trame et du tissage, du filage et de la teinture de la laine, elles riaient des hommes à qui étaient destinés le burnous ou la kachabia, elles louaient leur prestance ou s’amusaient de leur difformité... Mais aussi elles parlaient du genre d’homme à qui elles avaient à faire : un radjel qui les faisait vivre dans la dignité en les respectant en tant que mère de ses enfants ou d’un r’khiss qui les battait ou les maltraitait... tous les hommes pratiquement à cette époque ne dédaignaient pas un petit verre d’alcool même ça ne plait pas à entendre mais seuls quelques-uns, assez rares, s’adonnaient à l’ivrognerie..donc ce n’était pas l’alcool qui était mis en cause mais son abus et les travers de (...)
moussi :
en plus de ses couleur s ,le tapis de GUERGOUR est le mieux travaillé en algerie et peut etre dans tout le maghreb parce que le nombre de points au mètre carré peut atteindre 500 000 ;il ya que les tapis perse et turc qui depassent ce chiffre ; au 19eme siecle des industriels français s’intéressaient aux couleurs de ce tapis ainsi que des hanbels des montagnes des environs du guergour pour leurs couleurs que les femmes de la region extraient des plantes sauvages et ce pour leur industrie de textile : dans les annees 80 la cooperative de tapis de cherchell a produit plusieurs spécimen du tapis du guergour parce que il est la fierté de l’algerie et unique ; quant à la cooperative du hammam guergour il fallait maintenir son activité mais personne de nos responsables ne s’intéressait à ce patrimoine, ,moussi (...)
imène messaoudi :
@ woman : j’ai bcp aimé votre commentaire : les subtilités , la franchise, mais surtout la véracité de ce témoignage sur une époque - pas si lointaine que ça - où notre société était plus amène, plus paisible dans la simplicité. non , vraiment : les jours qui passent sont meilleurs que ceux qui viennent..c’est un bon vieil adage bien de chez nous qui se vérifie chaque jour un peu plus..et pourtant il faut vivre avec son temps, s’accrocher, se battre, ne jamais baisser les bras..et demain sera un autre jour. salem.
Liberté :
Oui, c’est bien par les femmes que le progrès de la société se fera parce que poétiques, désireuses, espérants allier le passé et le présent et surtout, aimants les êtres qui ont apportés aux autres, ici le tapis de Guergour quand on y pense, on pense à la race des moutons, à la laine, aux cardage, filage et tissage, aux teintures avec les plantes tinctoriales de la région, au travaille laborieux des femmes, à ce qui inscrivait ces femmes dans la communauté qu’en reste t il aujourd’hui l’espoirs de réhabiliter ces eusses et coutumes ? pourquoi pas cela me fait penser à une chanson qui disait : File la laine, filent les jours Garde ma peine et mon amour Livre d’images des rêves lourds Ouvre la page à l’éternel retour. Liberté

Commenter cet article
الرد على هذا المقال


Derniers articles
Notre site utilise des cookies à diverses fins, notamment pour personnaliser les publicités. En continuant à utiliser ce service, vous acceptez notre utilisation des cookies.   En savoir plus