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« Changing diabetes » dites-vous ? Allons-y !

lundi 21 septembre 2015, écrit par : Djerrad Amar

Toutes les initiatives d’intérêt national sont toujours les bienvenues surtout si elles s’intéressent à la santé du citoyen ! Mais en faire une publicité ou propagande, en priorité, avec des résultats médiocres c’est malsain et perfide.

Les citoyens à Sétif ont accueilli cette action généreuse, parallèle aux autres structures de soins toujours déficientes et impénitentes, avec l’espoir d’y trouver le sérieux, l’abnégation et la rapidité qu’ils ne trouvent plus ailleurs. Il est, cependant, aisé de constater que ce n’est pas le cas, du moins pour Sétif !

Visiter ce « village », composé d’une vingtaine de tentes installées sur le parking mitoyen à la Maison de la culture, c’est possible ; lire les imposantes pancartes expliquant ou résumant les activités de ces journées mondiales contre le diabète c’est aussi possible, mais demander à se faire dépister ou bénéficier d’examens de santé (bilan) et de séances d’éducation thérapeutique, c’est un parcours du combattant, même si l’on se « lève tôt » !

« Revenez l’après-midi », « revenez demain », « il faut s’inscrire d’abord », « il y a trop de monde » sont les motifs pour ne pas vous admettre. Des centaines sont « refoulés » pour ne retenir que quelques dizaines. Forcément quand on est pas suffisamment préparé, quand on prévoit une tente d’accueil « pour hommes » et une autre « pour femmes » (d’une capacité chacune d’environ 20 personnes) pour cette masse qui arrive, de toutes les communes environnantes, composée en grande proportion de femmes, il faut bloquer par des barrières et renvoyer des malades.

Un manque d’organisation flagrant caractérise ces 5ème journées surtout du « côté diabétiques » (nécessitant un examen de santé) ou une certaine débandade est observée au point où beaucoup de malades décident de rentrer chez eux en jurant de ne plus revenir ! Il y a de quoi quand on se présente à 6 heures d’un matin glacial, attendre jusqu’à 8h 30 l’arrivée du personnel pour s’entendre dire qu’il faut s’inscrire d’abord pour une visite le lendemain, mais que l’on ne peut pas vous inscrire, car le quota de demain est atteint ! Tout cela est bien hypothétique puisque d’autres vous donnent d’autres versions sans que l’on puisse trouver une personne responsable de la programmation, si elle existe ! A 8h 30 une dame en blouse blanche, l’air dédaigneux, s’approche et lit la liste des gens inscrits hier ‘après-midi’, car celle des inscrits la matinée d’hier a été …égarée ! Rien que ça ! Ils doivent encore attendre 9h 30 pour débuter les actes médicaux !

Un citoyen d’un âge respectable, diabétique, excédé de voir ce spectacle navrant, a juré haut et fort de faire fi de ces « règles » et qu’il passera immédiatement ! Sa ferme volonté a eu raison sur les faux-fuyants et entêtement des gardiens ! « Ils nous ont ‘invité’, alors je ne repasse pas ; je passe ! » lance-t-il sèchement !
Dans cette confusion, il y a des vieux, des vieilles des enfants ; tous des diabétiques ! Si l’on a épargné aux enfants (heureusement) ces formalités contraignantes c’est que les responsables prévoyaient leurs insuffisances dans l’organisation !

Dans ce genre d’initiatives, aussi louables qu’elles soient, s’il n’y a pas organisation mieux vaut s’abstenir, car on ne récoltera que l’effet contraire ou inverse de ce que l’on souhaite ou faire croire ; les moyens de communications sont là pour rendre compte de la réalité. Quand l’organisation fait défaut c’est toute l’initiative qui échoppe. La vingtaine de jolies tentes blanches qui font le « village » éphémères, l’éclatante clinique mobile, le va et vient incessants des paramédicaux aux blouses neuves, les grandes pancartes ne sauraient cacher l’essentiel qui est de répondre aux besoins de tous les diabétiques qui se présentent ! Des malades chroniques à prendre en charge réellement quitte à les rassurer en leur donnant un RDV ferme (en ouvrant un bureau pour cela) au lieu de ces façons aléatoires, propres aux incompétents, qui se jouent des malades, qui montrent un manque de sérieux, qui donnent la fâcheuse impression d’être considéré comme faire-valoir.

Les choses peuvent être corrigées, pour ceux qui n’ont pas encore vu ou subi, puisque cette « journée mondiale du diabète », une première à Sétif, s’étend jusqu’au 23 Novembre 2015. Espérons-le !


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