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Sortie sous haute tension de Belaïd à Sétif

samedi 30 novembre 2019, écrit par : Liberté

Près du CEM Abu Bakr-Errazi et de l’école Berarma-Tounsi, le dispositif est renforcé par des brigades antiémeutes qui ont été déployées dès la fin de la prière du vendredi afin d’empêcher les manifestants de se rendre sur le lieu du meeting qui n’a pas drainé grand monde.

Le candidat Abdelaziz Belaïd n’a pas mené campagne dans la sérénité dans la wilaya de Sétif où il s’est rendu hier. Sa sortie, qui a coïncidé avec le 41e acte de manifestations, a été perturbée. En effet, hier après-midi, le meeting du candidat à la présidence de la République, Abdelaziz Belaïd, au chef-lieu de la wilaya de Sétif, a été marqué par une forte présence de hirakistes qui se sont déplacés pour se rassembler devant la salle omnisports de la cité Merrouche-Kaddour, appelée communément salle de sport des 1006.

Les manifestants qui se sont rassemblés devant le siège de la wilaya, lieu habituel des manifestations contre le système et l’élection, ont marché quatre kilomètres tout au long de la cité Yahiaoui, en passant par le centre-ville et le CEM Bakhouche-Abdelaziz pour arriver à la cité des 1006-Logements où un impressionnant dispositif sécuritaire a été déployé dès le début de la matinée.

Des policiers en uniforme, des éléments des brigades antiémeutes et des agents de la police en civil étaient présents pour sécuriser les lieux. Les rues menant vers la salle étaient très surveillées au point que des bacs à ordures ont servi de herses pour filtrer la circulation automobile près de la salle où devait se dérouler le meeting.

Près du CEM Abu Bakr-Errazi et de l’école Berarma-Tounsi, le dispositif a été renforcé par des brigades antiémeutes qui ont été déployées dès la fin de la prière du vendredi afin d’empêcher les manifestants de se rendre sur le lieu du meeting qui n’a pas drainé grand monde. En effet, il y avait plus de policiers et d’agents des services de sécurité que de citoyens.

Dehors, les manifestants, qui ne décoléraient pas, scandaient en chœur : “Ntouma assou alihoum w hna nehouhoum” (Vous les surveillez et nous les écarterons), “Makanch intikhabat mâa l’îssabat” (Pas de vote avec les gangs) et “Hamla irhabya machi intikhabya” (Campagne de terrorisme et non électorale), “Belaïd dégage !”, tout en insistant sur le cachet pacifique de la manifestation “Silmya, silmya”.

Tout comme le reste des quatre autres candidats, Belaïd mène une campagne électorale difficile, du fait de la mobilisation des Algériens contre le processus électoral.

FAOUZI SENOUSSAOUI


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