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Rush sur les écoles privées à Sétif

mercredi 30 septembre 2020, écrit par : F. Senoussaoui

Inquiets pour la scolarité de leurs enfants, des parents d’élèves se rabattent sur les écoles privées pour permettre à leur progéniture de combler le déficit pédagogique.

Cela fait plusieurs jours que Sétif, à l’instar d’autres wilayas, vit au rythme de la préparation de la prochaine rentrée scolaire dont la date n’a pas encore été arrêtée.

Des parents, soucieux de la scolarité de leurs enfants et conscients du retard enregistré durant l’année scolaire écoulée ainsi qu’un éventuel retard qui sera enregistré cette année à cause des dispositions qui seront prises pour faire face à la pandémie de coronavirus, multiplient les contacts pour assurer un bon suivi et un soutien scolaire adéquat à leurs enfants.

“Nous avons appris sur les réseaux sociaux que les enfants n’auront pas cours chaque jour. Ils auront une scolarité alternée qui sera assurée un jour sur deux, car ils seront accueillis en groupes. Certes, ce n’est pas encore officiel, mais c’est une probabilité très plausible à laquelle nous devons nous préparer dès maintenant”, affirme Salim, parent de deux enfants scolarisés respectivement au moyen et au secondaire.

En effet, les prestataires de cours de soutien, qui, depuis des années, se sont organisés en écoles parallèles non agréées, multiplient ces derniers jours les préparatifs pour assurer l’ouverture des locaux dans de bonnes conditions. “Nous avons essayé d’avoir des locaux adéquats pour assurer nos cours dans de bonnes conditions et éviter la propagation du virus.

Nous veillerons au respect des mesures barrières, à l’aération des lieux et à la distanciation physique. À cet effet, le nombre d’élèves retenus sera certainement réduit. Nous ferons certainement des mécontents, mais la situation sanitaire qui prévaut depuis le mois de février passé oblige tout un chacun à faire des sacrifices”, confie Ismaïl, gérant d’un établissement où plusieurs professeurs assurent des cours dans différentes matières.

Et de préciser : “Pour cette année, nous avons changé le local où nous assurons nos cours. Ici (une villa à la cité des Remparts, ndlr) c’est plus spacieux et aéré. Même le problème de stationnement ne se pose pas. Nous avons aussi réduit de moitié le nombre d’élèves par groupe”.

Plusieurs parents ont éprouvé moult difficultés pour assurer une place à leurs enfants. Sur la porte des locaux, les professeurs réputés ont déjà affiché complet depuis plusieurs semaines. Un parcours du combattant pour certains parents qui multiplient les contacts afin de trouver une place à leurs enfants.

Pour sa part, Omar, professeur de mathématiques au cycle moyen, estime qu’il est encore tôt pour commencer les cours de soutien, car rien n’est clair pour le moment. “Je pense qu’il faut attendre que le ministère annonce officiellement le début de l’année scolaire ainsi que l’éventuelle adaptation des programmes pour cette année”, explique-t-il.

F. Senoussaoui pour Liberté


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