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Le quart d’heure fatal

mercredi 10 mars 2010, écrit par : A. Nedjar, Sétif Info, mis en ligne par : Boutebna N.

st-il trop demandé lorsque la réactivité passerait par une simple connectivité ?
 Dans toute opération d’assistance et de sauvetage, il est expressément mentionné que les premières minutes sont déterminants pour l’assistance et le sauvetage des vies humaines.

 
Aujourd’hui, nous avons enregistré un accident malheureux qui a vu la chute d’un ouvrier du bâtiment des hauteurs de son chantier à Sétif. Il a rendu l’âme durant son transfert par la protection civile qui ne serait arrivée que 40 minutes après l’incident selon des témoins. Notre propos n’est pas de dire pourquoi la protection civile est arrivée avec ce retard alors que son centre opérationnel n’est distant que de 500 mètres du lieu de l’accident. La question qui nous revient à l’esprit est de nous interroger pourquoi en Algérie et, après plus de 10 ans d’existence de la téléphonie mobile, il n’est pas encore mis en place l’instrument prévu dans service universel pour assurer la transmission et l’acheminement gratuits des appels téléphoniques d’urgence consigné dans les cahiers des charges que la loi 2000-03 du 05 août 2000 relative aux postes et télécommunications prévoit expressément aussi. Ce service qui existe déjà dans plusieurs pays est accessible à travers un numéro à trois chiffres comme le 112 ou le 911 sans avoir besoin d’une carte SIM sur son téléphone. En activant ce service d’appels d’urgence gratuits à travers les opérateurs mobiles en Algérie, bien des vies seraient épargnées et des incidents pris en charge.

 
Ayant été personnellement témoin d’un départ de feu en foret lors d’une promenade, ce n’est que par l’entremise de ma famille que j’ai pu accéder aux cellules de veilles de la protection civile et de la Direction des forets pour avertir et indiquer la localisation exacte du lieu du sinistre qui aurait pris une ampleur catastrophique autrement.

 
Aujourd’hui seule Algérie télécom offre ce service à travers son « réseau fixe ».la communauté nationale gagnerait pour le déploiement des numéros dits « Verts » ou appels gratuits vers les centres de prises en charges et augmenteraient considérablement la réactivité devant ces phénomènes qui tendent à se multiplier.

 
Autrement dit, une simple connectivité offrirait une meilleure réactivité.


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