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Libertés de se réunir, de manifester et de s’exprimer : Comment les concevoir et comment les organiser ?
dimanche 23 janvier 2011, écrit par A Nedjar, Sétif Info, mis en ligne par
Jusqu’à quand devons-nous obéir ou subir les règles et mesures pesantes et rédhibitoires d’un état d’urgence proclamé il y a prêt de vingt ans ? C’est pour le moins ce que nous entendons dire tous les jours de toutes les bouches ,des jeunes et des moins jeunes, qui ne comprennent plus et qui n’acceptent plus ces contraintes et ces interdits.
Longtemps expliqué par les mesures urgentes liées à la sécurité, « l’état d’urgence » ne se justifie plus maintenant ,tout au moins en l’état actuel des choses pour interdire le droit de réunion ,d’association,de rassemblement , de manifestation et d’expression dans la rue, dans les places publiques ou dans des endroits appropriés.
Ce pouvoir finissant et vieillissant se limite pour l’instant à l’encadrement de notre vie avec toutes sortes d’agréments dont ceux de se constituer, de se réunir, d’exercer, de produire, d’importer, d’exporter, de créer, d’éditer, de penser et peut être même à celui de respirer aussi,pour demain.
Faut-il croire à la fatalité ? Mais, toute porte à croire que le peuple qui a longtemps combattu pour recouvrer sa liberté et sa dignité est souvent considéré comme étant mineur à vie aux yeux de ce pouvoir, pour qui , il ne faut pas plus accorder de « recréations ».
Fautes, d’éducation et d’encadrement politique, fautes d’orientation et même absence de slogans, nous avons vu comment la jeunesse s’est tout récemment et spontanément saisie d’un motif socio-économique pour descendre dans la rue, crier sa colère mais également pour dévaster tout sur son passage à travers des incendies, des destructions, des vols et toutes sortes d’atteintes et agressions.
On ne s’improvise pas communiste ,tout comme on ne nait pas socialiste comme on nous l’avait longtemps fait croire. On ne s’investit pas non plus démocrate s’il n’y a pas à la base cet apprentissage ,cette éducation et cette formation de ces valeurs de droit et de libertés fondamentales.
La génération des vingt ans n’a connu que l’état d’urgence, celle qui la précède n’a vécu que sous la férule d’un parti unique et celle d’avant n’avait connu que la guerre.
Alors, peut-on conclure qu’un million et demi de martyrs sont morts pour rien ou bien devons- nous nous attendre à un "tsunami politique" comme l’a affirmé avant-hier à Oran Sid Ahmed Ghozali, l’ancien chef du gouvernement, pour entrevoir une lueur d’espoir pour cette jeunesse perdue et sans repaires ?
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A Nedjar, Sétif Info
Sétif Info