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États généraux de la société civile

Les assises se tiendront le 14 et 15 juin au Palais des Nations
lundi 30 mai 2011, écrit par : A Nedjar.Sétif info, mis en ligne par : A. Nedjar

Annoncés par le CNES (Conseil National Économique et Social), les états généraux devront rassembler toutes les composantes de la société civile .Ils se tiendront selon le président de ce conseil le 14 et 15 Juin prochain au Palais des Nations.

Cette œuvre qualifiée de « Majeure et sans précédant » par ses initiateurs doit aboutir sans délais par la mise en place d’une « plate-forme ad hoc pour une réflexion collective largement inclusive de toutes les parties représentatives de la société civile » .

Outre les pouvoirs publics, les parties prenantes devant être impliquées par cette initiative sont : « les syndicats, les organisations patronales, les corporations et regroupements socioprofessionnels et/ou catégoriels, le mouvement mutualiste, sociétés savantes, conseils nationaux et sections ordinales administrant les magisters de l’éthique et de la déontologie, cercle de réflexion et d’action, mouvement associatif et organisations non gouvernementales. Seront également sollicités les personnalités indépendantes et autres intellectuels nationaux, les têtes de file du réseau expert national ainsi que les équipes leaders irriguant les espaces académique et de recherche, incluant naturellement toutes celles et tous ceux qui, hors de nos frontières, ont vu leurs talents et leurs compétences reconnus » toujours selon le communiqué du CNES.

Le président du CNES s’est déjà attelé à la mise en place d’un comité « ad hoc » chargé du pilotage et du suivi de l’ensemble des questions liées à ce processus.

Le CNES a été donc chargé par le chef de l’État, d’organiser un débat, le plus large possible, pour connaître exactement ce que veut la société civile et par là tout le peuple algérien, en matière de gouvernance notamment.
Cinq ateliers seront mis en place à l’occasion de ces états généraux,

Il s’agit des ateliers qui seront consacrés à :

* L’économie.
* Le social.
* La gouvernance.
* La jeunesse.
* Un atelier qui sera dédié à la communauté nationale à l’étranger .Cette dernière se verra s’ouvrir un site Web pour transmettre ses préoccupations et des propositions.

La classe politique est évidemment exclue de ce débat du fait qu’elle dispose déjà de ses propres canaux.

Ces états généraux consisteront donc à opérer à un sondage grandeur nature dans une conjoncture marquée par les besoins profonds de changements .L’objectif étant d’écouter tous les segments de la société pour établir un rapport de synthèse qui sera soumis aux pouvoirs publics (entendre par là le chef de l’état)

Par ailleurs ; « En se plaçant dans le sillage de ce dialogue constructif, les partenaires sociaux pourront s’engager prioritairement envers l’élaboration d’un véritable pacte de croissance et d’emploi et, par la même, se donner comme perspective stratégique l’élaboration d’un modèle partenarial consensuel autour de la définition d’objectifs macro-économiques orientés vers la croissance »toujours selon les objectifs fixés par le CNES.

Néanmoins , ces assisses devront être marquées par la prudence .Si l’initiative est louable en soit, beaucoup de citoyens restent sceptiques et marqués encore par le souvenir du carnaval de ce qui avait suivi l’élection de Bouteflika à la magistrature suprême en 1999 .Des « associations citoyennes » avaient été créées en ce temps là pour servir de « relais » entre la présidence et la « base citoyenne »qui s’était transformé en fiasco où ces « associations » se sont vite transformées en de véritables fonds de commerce où officie une faune de toutes sortes d’opportunistes qui ont saisi l’occasion pour servir des intérêts personnels.

Il s’agirait ici de fixer préalablement des règles prudentielles ;pour partager le langage les experts du CNES. D’emblée, il faudra définir un code d’honneur et déontologique auquel chacun des participants souscrirait.

Nos internautes pourront commencer ce débat ici même pour envisager les perspectives de demain.


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14 commentaire(s) publié(s)
Interloqué :
La classe politique est évidemment exclue de ce débat du fait qu’elle dispose déjà de ses propres canaux. Drôle d’évidence que de considérer les partis politiques comme étant des structures détachées de la société civile. Est-ce à dire que ceux qui participeront à ces Etats généraux ne devront pas faire partie d’une quelconque structure politique ? Où alors que les structures politiques n’ont pas d’idées pouvant aller dans le sens du bien de notre nation ? Les structures telles le CNDC sont-elles considérées comme des structures politiques ou comme des associations civiles ? Comme va-t-on opérer le choix de cette société civile ? Par ailleurs, de quels canaux nos partis politiques disposent-ils pour s’exprimer, si pour une manifestation quelconque ils sont tributaires d’un sésame des autorités que celle-ci s’évertue à ne pas leur donner. Quels canaux ont nos partis, hormis le RND et le FLN, pour informer les citoyens de leurs idées et de leurs choix en matière de gouvernance si la télévision nationale ne (...)
Lecteur :
Mr Nédjar,il n’est pas honteux d’avoir à porté de main un dictionnaire à consulter au cas oû vous vous trouveriez devant une difficulté d’expression. Néo moins n’existe pas :vous voulez dire en dépis de celà,alors c’est de néanmoins qu’il s’agissait d’employer.Excusez cette impertinence dûe à la déformation professionnelle.Je n’y peux rien,c’est plus fort que moi.Salut amical !
Commentaire n°100832 :
à Interloqué : Question pertinente mais allez donner la tribune aux formations politiques et vous verrez qu’ils en feraient des éléments de propagandes de leurs programmes ou de leurs idéologies(lorsqu’il en ont). le CNDC n’est pas considéré comme un parti ,c’est un collectif ou un forum d’actions et d’idées qui a évidemment sa place dans ces états généraux. Le reste est un problème d’appréciation ou chacun a ses idées.Le tout est de sortir avec un programme global où chacun verrait sa place dans cette société et dans ce pays.Libérté ,pas liberté,démocratie,pas démocratie etc ,tout reste à construire ou à reconstruire et même parfois à refonder !
Commentaire n°100836 :
Merci Anonyme-100832 ,c’est de :néanmoins qu’il s’agit effectivement Vous avez pris le soin de corriger par vous même cette coquille.NEANMOINS, nous attendons de vous un commentaire sur le sujet pour ne pas vous donner à consommer gratuitement.Ça ne vous déformera pas plus ! cordialement. A Nedjar
Interloqué :
@Anonyme-100832 Question pertinente mais allez donner la tribune aux formations politiques et vous verrez qu’ils en feraient des éléments de propagandes de leurs programmes ou de leurs idéologies(lorsqu’il en ont). De facto, vous excluez une partie de la population car ces politiques, que l’on veuille ou pas, font partie de la société, de l’histoire et du paysage algérien. Refuser de les voir c’est compromettre durablement la cohésion sociale car au final c’est les politiques qui vont œuvrer dans la gouvernance du pays et de ses institutions. Notre pays est doté d’un arsenal juridique permettant, en l’état, de partir sur des bases démocratiques. Le problème se situe aux rouages de l’exécutif qui se retrouve tous seul en haut de la mêlée entrain de décider ce qui est bien ou mauvais pour celle-ci. Lorsque l’exécutif bafoue la Constitution ouvertement, quel contrepoids a-t-il en face ? Un parlement représentatif du peuple ? Une justice indépendante et impartiale ? Ni l’un ni l’autre, tout le monde en (...)
htm :
à la lecture de la presse de ces derniers jours (avis personnel) je comprends l’absence des partis comme une non-présence à titre officiel . Il est évident qu’un/une délégué/e representant par ex. une association peut très bien être affilié à une organisation politique. Au dela de cette remarque les analyses (plus haut) sont dures mais reflètent probablement la réalité. Je pense qu’il y va de la responsabilité (entre autre éthique) du CNES de veiller à ce que les débats fassent progresser les choses. Autres fléaux probablement à l’ordre du jour : la corruption et l’avenir de la justice. Un non-dit (volontaire ou pas), à aucun moment on ne parle de la femme, peut être que tout simplement on estime que la femme est présente à tous les étages de la société civile algérienne et sera largement représentée par le biais des (...)
htm :
@ interloqué : je cite : — De plus, ces Etats généraux ne répondent à aucune logique démocratique dans notre pays car aucune institution n’est aujourd’hui bloquée et aucune situation exceptionnelle (officiellement) n’est de mise, guerre, troubles intérieurs graves etc. Tous les jours que Dieu fait, on nous serine que tout va bien et que ce qui se passe ailleurs ne risque pas de se produire chez nous.--- c’est juste ; selon Wikipedia : on désignait par états généraux les assemblées exceptionnelles convoquées par le roi de France pour traiter d’une crise politique, en général cette forme de gouvernance a tenu du moyen-âge à Louis XIV, mais semble être à la mode. Faut il y voir une réponse à la pression mise par Obama en ce qui concerne le printemps arabe (...)
Interloqué :
@htm J’attire l’attention sur le décalage permanent entre un dicours cousu de fil blanc et une action sur le terrain pour le moins maladroite en plus d’être illisible. Je ne sais pas si les USA ont intérêt à ce que les choses bougent en Algérie, compte tenu de leurs intérêts économiques. Cela étant, c’est à nous de nous définir notre propre trajectoire, pas besoin de x ou de y. Pour ce qui est des Etats généraux, vous soulignez qu’il s’agit d’un processus politique alors que dans notre cas on écarte volontairement le politique, c’est une contradiction supplémentaire qui vient étayer mon propos.
Commentaire n°100985 :
@Interloqué Comment pouvez-vous prétendre que le politique est écarté puisque des Etats généraux ne peuvent pas avoir lieu sans politique. Seulement, dans ce cas, il s’agit probablement (ou peut-être assurément) de politique sans les chefs et responsables des partis qui parlent la langue de bois et qui ont l’habitude de déblatérer au parlement et lors des réunions des ministres et aussi à la télévision et à la radio. Soyons sérieux ! Vous ne trouvez pas que depuis 1962 le FLN et depuis 1988 tous les partis ont eu 1001 occasion de faire leurs preuves sans arriver à aucun résultat autre que de profiter de leurs positions et leurs représentants de leurs postes bien payés. Donc, là, avec les Etats généraux sans représentants officiels des partis politiques (souhaitons-le), il y a un infime espoir que des personnes plus ou moins neutres, engagées (espérons-le), sincères, honnêtes, puissent faire quelques propositions, donner quelques conseils, quelques idées... (...)
Interloqué :
@Anonyme-100985 Je ne prétends rien, je ne fais que répondre à l’évidence émise par l’auteur de cet article, c’est d’ailleurs l’introduction de ma première intervention. Pour répondre à votre propos, je vous dirais juste que le tri que vous évoquez ne doit pas se faire de manière condescendante mais de manière démocratique. Il appartiendra au peuple d’exiger ou pas des Etats généraux ou tout autre forme de consultation populaire. Ce paternalisme n’a que trop duré et ce peuple en a marre d’être infantilisé.
Nadejda, l’espoir :
@interloqué mettons quele choix s’est fait de manière condescedante - ou arbitraire, mais y a-t-il une autre possibilité ? Il est question d’intellectuels et de scientifiques qui vont se rencontrer... laisser le peuple décider... oui, pourquoi pas ? Mais le peuple, ce sont tous des philosophes et des sociologues qui refont l’Algérie chaque jour - virtuellement, en paroles... mais seront-ils en mesure de la faire réellement, et de la maintenir ? Vous me direz que ces intellectuels et scientifiques ne pourront pas faire mieux, parce que - comme le chante Dalida - des Parrrrolés... parrrolés... parrrrrrolés et encorrrrre des parrrrrolés..., on en a entendu ces dernières décennies, sans qu’elles aient changé quoi que ce soit... L’Homme propose et Dieu dispose... dans notre cas, les intellectuels et scientifiques proposeront et les décideurs-gouvernants décideront... comme toujours Mais les futurs participants ont sûrement de l’espoir... cette fois, peut-être, on enclenchera les rouages... sinon, il (...)
Commentaire n°101209 :
toutes les parties représentatives de la société civile sauf ............. je pense que le peuple algerien a dit son mot aux elections de 1990
Commentaire n°101232 :
@Nadejda l’espoir Il y a d’autres moyens d’introduire le débat publique sans passer par ce simulacre de consultations populaires. D’abord, laisser les organisations populaires manifester et crier leur revendications au lieu de les en empêcher en leur envoyant des colonnes de CNS et autres Gendarmes anti-émeutes. Deuxième chose, ouvrir les canaux de diffusion audiovisuelle aux médias privés au lieu de maintenir une télévision bréjnévienne et des radios moribondes faute de moyens et d’expérience. Troisième chose, laisser la libre création de partis politiques au lieu de l’empêcher sous des prétextes aussi farfelus que grossièrement stupides. Tous ce que je viens d’évoquer n’a au final qu’un seul fondement et objectif : mettre l’Algérien au centre de toute démarche, réforme ou renouveau. L’Algérien n’a que trop souffert de cette infantilisation permanente. Ce que je dénonce c’est le paternalisme affiché dont les ressorts ne sont nullement populaires et l’objectif sûrement pas le salut de ce pays. Si tel était le (...)
Commentaire n°101300 :
@ Anonyme 101209 Ne te berce pas d’illusion inutiles et totalement erronées : 24 % de votants pour le FIS donc mathématiquement 76 % contre et tes copains sans le pouvoir on a vu le résultat ! arrivés au pouvoir, qu’est-ce cela aurait donné !! une exécution en public par jour pour chaque quartier des villes et des village d’Algérie .. Mais il te reste le MSP au pouvoir celui-là, Ennahda parti reconnu et tu as même le barbeFLN de Benkhadem dis donc, c’est pas rien ! De quoi tu te plaint ?

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