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Des ‘‘think tank’’ projettent déjà l’image d’un Maghreb qui sera moins arabe et plus berbère

dimanche 4 septembre 2011, écrit par : Slimane Zeghidour. El Watan, mis en ligne par : A. Nedjar

Grand reporter, rédacteur en chef et éditorialiste Slimane
Zeghidour a largement couvert le monde arabe au point de devenir un fin connaisseur de la région. En sus d’être un infatigable globe-trotter et une figure médiatique bien connue, l’enfant d’Erraguène (Jijel) est un homme d’une grande érudition. Esprit vif à la culture vertigineuse, il porte un regard bien singulier sur les événements qui agitent notre planète. Un regard où se mêlent l’histoire, l’anthropologie, la psychanalyse, la géopolitique, l’art, la philosophie… Nous l’avons sollicité pour disséquer le cycle insurrectionnel en cours, et il s’est prêté généreusement à l’exercice. Avec une vision lucide et un talent de conteur, il nous livre une analyse saisissante des bouleversements politiques qui ont changé le visage du monde arabe.

- Le régime de Mouammar El Gueddafi vient de tomber après six mois de combats. Comment réagissez-vous, à chaud, à cette chute ? Quelles auront été, selon vous, les spécificités de cette « révolution » libyenne ?

Une ère s’achève, une autre s’ouvre, la nature ayant horreur du vide. El Gueddafi fini, reste son héritage accablant, chaotique. Un constat d’abord : où sont donc passés ces soldats dévoués et patriotes, ces masses populaires ardentes, ces avions, tanks et missiles dernier cri ? Une leçon, ensuite : il ne peut y avoir d’armée efficiente dans un pays où règne la médiocrité, le laisser-aller et l’arbitraire. Une morale enfin : la pathétique solitude des dictateurs arabes. Voyez avec quelle désinvolture les « fidèles » du Guide l’ont lâché pour aller monnayer leur salut personnel contre les secrets d’Etat qu’ils détiennent. Ce type de régime a moins à voir avec la dictature de type européen ou latino-américain qu’avec la mafia, un mot qui viendrait de l’arabe « ma’afiya » signifiant la « protection ». La protection en échange de l’allégeance au chef. Mais dès que celui-ci flanche, il y a rupture immédiate du contrat. La singularité du cas libyen saute aux yeux.

Primo : les Egyptiens, les Syriens, les Tunisiens, les Yéménites sont tous sortis protester en arborant leurs couleurs nationales. Rien de tel avec les Libyens qui ont d’emblée hissé un nouveau-ancien drapeau, celui du royaume Senoussi, renversé par El Gueddafi le 1er septembre 1969. Secundo : au contraire de leurs frères arabes, les insurgés libyens ne se recrutent pas parmi les jeunes sans travail ni avenir. Ce ne sont pas des exclus, démunis de tout. Au contraire : il y a parmi eux des caciques du régime, des exilés qui ont fait fortune dans les pays anglo-saxons, des libéraux bon teint, des monarchistes, des islamistes plus ou moins repentis. Leur profil est très différent de celui des autres révoltés. Tertio : alors que les « révolutionnaires » tunisiens, égyptiens, syriens ou yéménites sont sortis mains nues crier leur soif de liberté, les Libyens, eux, sont soudain apparus bardés de roquettes anti-chars, d’orgues de Staline, de canons et d’uniformes venus de tous horizons. En un mot, en Libye, ce n’est pas une catégorie sociale qui s’est révoltée, mais une région, la Cyrénaïque, capitale de Benghazi.

- Comment envisagez-vous l’après El Gueddafi ? On sait que l’OTAN, et la France en particulier, se sont beaucoup impliqués pour soutenir le CNT. Certains prédisent déjà un gouvernement à l’irakienne après l’éviction de Saddam par les Américains...

El Gueddafi a tout fait pour gommer le brouillon d’Etat construit par la dynastie Senoussi. Il a aboli tout semblant d’institution un tant soit peu représentative, parti politique, syndicat, association de quartier, amicale de métiers. Il n’y avait ni conseil des ministres, ni véritable état-major militaire, ni députation ni même des ambassades à l’étranger, celles-ci étant réduites à de simples « bureaux populaires ». Tout est donc à faire et à refaire, à partir de zéro ou presque : le découpage administratif, les billets de banque ou les manuels scolaires, tous à la gloire du Guide, l’hymne national, les passeports, les timbres, les noms de lieux. Il faut récupérer les milliards placés ou investis hors du pays, revoir les contrats, reconstituer la police, l’armée... Et bien entendu, il faudrait trouver des cadres assez compétents, motivés et intègres pour s’atteler à ce chantier colossal. Avec la Libye, on aura assisté au troisième régime mis à bas avec l’appoint décisif d’une intervention militaire étrangère, terrestre en Afghanistan et en Irak, aérienne dans le cas libyen. On sait ce qu’il en est advenu de Kaboul et Baghdad : la fin des délires du mollah Omar et de la terreur de Saddam Hussein ont eu pour corollaire une division de fait de ces pays. Le Pachtoun Hamid Karzaï n’a pas réussi à se rallier les Ouzbeks de Mazar-i-Charif ni les Tadjiks du Pandjchir. Idem pour l’Irak, coupé entre un Nord kurde, un Sud chiite et un Centre sunnite, le tout sur fond de déplacements de populations visant à une sorte de purification ethnique sans armes ni violences. Qu’en sera-t-il de la Libye, un pays composite fondé sur un trépied assez bancal assemblant la Cyrénaïque, la Tripolitaine et le Fezzan, au Sud ? C’est un défi majeur que les futurs dirigeants devront relever, sous peine de partition, un risque qui n’a hélas plus rien de fictif depuis que le Soudan a subi l’ablation de son Sud, qui plus est avec l’aval de la Ligue arabe !

- Comment se dessine le nouveau Maghreb à l’aune de tous ces bouleversements, sachant que le CNT a toujours reproché au gouvernement algérien ses positions ambiguës vis-à-vis du conflit libyen et son soutien au colonel El Gueddafi ?

Nul ne sait de quoi demain sera fait. Tout le monde semble naviguer à vue, y compris les grandes puissances, tant il est vrai que les grilles de lecture issues de la guerre froide, les paradigmes géostratégiques et les schémas mentaux en vigueur jusqu’ici ne sont plus opératoires. Ils sont caducs, point barre ! Un ample mouvement de redistribution des cartes, y compris dans le sens géographique, est à l’œuvre sous nos yeux ébahis. Depuis 1991, l’ONU a accueilli une vingtaine de nouveaux Etats, le plus récent étant le Sud Soudan. Le dogme de l’intangibilité des frontières coloniales a vécu, voici venu le temps des minorités, des provinces et des principautés. Faut-il donc rappeler que sur les 230 000 km de frontières terrestres entre Etats, plus de la moitié, oui plus de la moitié, dont celles des pays arabes, ont été tracées par deux puissances, la France et la Grande-Bretagne ? On n’a jamais autant parlé de « Berbères » en Libye que lors de cette insurrection, non en tant que composante vitale de l’identité maghrébine mais en tant que corps social « à part », par opposition aux Arabes. Des « think tank » projettent déjà l’image d’un Maghreb qui sera moins arabe et plus berbère. En tout état de cause, les remous qui risquent d’affecter la Libye ne manqueront pas de peser sur le cours des transitions en Tunisie et en Egypte et, bien entendu, sur l’Algérie.

-  Abordons maintenant le cas égyptien. Que vous ont inspiré ces images d’un Hosni Moubarak diminué, dans une posture peu glorieuse, porté sur une civière et comparaissant devant ce tribunal du Caire ?

A vif, j’ai eu comme un flash fulgurant : l’image d’un autre dictateur, peut-être le premier tyran-bouffon jamais jugé en Afrique, celle de Macias Nguema, le président de la Guinée équatoriale, ex-colonie portugaise. Renversé puis capturé, ce mélange d’Amin Dada, de Pol-Pot et d’El Gueddafi est présenté au tribunal couché sur un brancard, l’air hébété. L’image fit sensation. Sous son règne (1968-1979), un tiers de la population avait fui le pays. Il avait interdit les timbres, le courrier, le port de chaussures. Et aboli toutes les religions, sauf son propre culte qu’on célébrait dans des temples répartis à travers tout le pays.
Voilà donc l’image qui gicla dans mon esprit en voyant Hosni Moubarak, alias « le héros
de la traversée » (de la ligne Bar-Lev) ou « Vache qui rit », couché sur une civière, derrière des barreaux. Rien de glorieux dans ce spectacle, pas plus pour l’Egypte que pour la justice du pays, celle-là même qui aura, jusqu’ici, expédié des dizaines de milliers de citoyens dans l’enfer des bagnes de la Haute-Egypte. On ne se grandit pas en rabaissant un homme dans son humanité, aussi vil soit-il. Tout un chacun a droit au respect de son intégrité physique et morale, quand bien même il aura, lui, piétiné celles des autres. Réagir à la violence brute par une autre violence, c’est, au final, donner raison au tyran et lui concéder par là même une sorte de victoire.
L’intérêt, la vertu pédagogique du procès de Moubarak n’est pas tant la juste sanction d’un responsable politique que la rupture une fois pour toutes avec le cycle infernal des violences politiques, qui ont déjà pourri la vie à deux générations d’Arabes, poussé des millions d’entre eux à un exil sans retour. Sur ce point, je reste redevable au Nobel de la paix argentin, Adolfo Perez Esquivel, d’une immense leçon d’éthique : il faudrait démontrer via le procès que non seulement le crime ne paye pas, mais qu’il se payera tôt ou tard. Rien ne serait pire que de laisser s’installer dans l’inconscient collectif l’idée que l’usage de la violence politique peut payer et même rester impuni. Ce serait laisser le portail grand ouvert à la tentation de la violence.

On n’a encore jamais vu une justice expéditive aboutir à un ordre stable. Au contraire, la vengeance appelle toujours la vengeance. Voilà pourquoi il faut couper net le cycle. Humilier, dégrader, tuer, assouvit non pas la soif de justice mais l’instinct de vengeance. Il faut méditer, à ce propos, le sort infligé au Premier ministre irakien Nouri Saïd (1888-1958), il y a déjà plus d’un demi siècle. S’étant évadé de son palais déguisé en femme, il fut reconnu, aussitôt lynché par une foule en furie qui accrocha son cadavre à une moto pour le traîner ensuite en macabre trophée à travers tout Baghdad.
Cette image d’un Moubarak aux abois marque probablement un temps fort des révolutions arabes. C’est peut-être le moment de dresser un premier bilan de ce cycle insurrectionnel, notamment des révolutions tunisienne et égyptienne. Partagez-vous le sentiment selon lequel rien n’est encore réglé, que ce soit à Tunis ou au Caire ? On a vu les jeunes en Egypte réinvestir Maydan Atahrir pour exiger le départ du maréchal Tantaoui et sa clique…Rien n’est réglé, tout reste à faire. Une fois décapité, privé de son raïs, le pouvoir doit être reconstruit. Comment ? En le restituant aux citoyens qui vont, eux, choisir qui sera en mesure de l’incarner. Il ne s’agit donc pas de substituer une « tête » par une autre, mais de donner un autre contenu et une mission autre au pouvoir. Ce sera un travail ardu mais crucial. Faut-il rappeler que l’Etat républicain égyptien est dirigé par des militaires depuis sa création mi-1952 et que depuis lors, il n’aura eu que… trois présidents en 60 ans, dont un, Moubarak, 30 ans durant ? L’état des lieux est accablant : avec 5 à 6 millions de gratte-papiers d’une bureaucratie aussi impotente que tyrannique, deux à trois millions de soldats, gendarmes, policiers, indicateurs et autres seconds couteaux, l’Etat égyptien n’est plus qu’un monstre obèse, un Etat-parasite, un pur pouvoir d’obstruction. En clair, avant de songer à un Etat de droit, il faudrait bien commencer par y édifier déjà un Etat tout court.

Il faut donc se défier de la « pensée magique » selon laquelle la révolte en elle-même produit la révolution, soit le changement radical, la rénovation, le bonheur. C’est une vue de l’esprit, un leurre dangereux. C’est juste que la route est ouverte, mais que tout un chemin reste à parcourir pour la construction d’une société politique moderne, avec une séparation des pouvoirs, un Etat arbitre, un Etat puissant parce qu’il a l’assentiment de la population et non pas parce qu’il l’intimide ou la terrorise avec ses pléthores de flics et de mouchards. La seule et unique force d’un Etat, c’est la confiance qu’il inspire aux citoyens. Dans Le Prince, Machiavel propose toutes les recettes et les combines pour que le Prince puisse se maintenir au pouvoir : la manipulation, la corruption, la prébende, le chantage, les alliances matrimoniales, bref, toute sorte d’expédients. Et il termine en lui disant : « Mais sache quand même que le meilleur moyen de gouverner dans la quiétude et la prospérité, c’est d’être aimé par son peuple. » A bon entendeur…

- Vous être connu pour être un spécialiste de la géopolitique des religions. La donne islamiste revient avec insistance dans la reconfiguration de la société politique en Tunisie et en Egypte. Comment voyez-vous le positionnement de l’islamisme dans le nouvel échiquier politique qui se dessine dans ces deux pays ?

Je ferai d’abord une observation préliminaire. On parle de l’islamisme comme on parlerait du communisme. Or, il n’y a pas de doctrine islamiste. J’entends par là une théorie générale de l’homme et de la société, à l’instar de ce que l’on connaît dans les doctrines marxiste, fasciste, libérale. J’ai rencontré assez de dirigeants islamistes pour en parler : il n’y a pas de doctrine islamiste digne de ce nom. Rien d’étonnant à cela : le cursus académique des « penseurs islamiques », leur conviction que l’Islam recèle en lui tout le savoir humain - « El Islam din kamil chamil » -, leur peu d’intérêt pour les autres civilisations, tout cela fait qu’ils sont hors d’état de créer une idéologie islamique en prise sur le siècle et exprimée à travers un discours cohérent et universaliste. Il y a juste chez la plupart d’entre eux ce leitmotiv que le retour à un prétendu âge d’or de l’Islam résoudrait tous les problèmes.
On est dans la pensée magique. Cela tend à dire que la piété en elle-même, par une opération du Saint Esprit, apportera la prospérité, la paix et le bonheur. Tout cela est bien joli, mais exercer le pouvoir ne consiste pas à protéger la religion mais à prévoir et à gérer des conflits incessants, à relever des défis inédits, à imaginer des solutions efficaces à des problèmes de plus en plus complexes. D’ailleurs, moi, si j’étais un islamiste, je prierais pour ne jamais exercer le pouvoir parce que ce serait prendre le risque de disqualifier la religion en lui faisant porter le chapeau de l’échec des hommes qui agissent en son nom.

- Pourtant, les mouvements islamistes, eux, se préparent activement pour s’engager dans cette bataille politique précisément…

Oui, je le vois. Cependant, le cas tunisien est singulier. Rien à voir avec l’Algérie ou l’Egypte. Un, la Tunisie n’a aucun problème identitaire. Tout le monde se sent tunisien, même les enfants de juifs tunisiens immigrés en Israël qui habitent Tel-Aviv ou Petakh-Tikva se définissent en tant que tels. Deux, il y a un bilinguisme arabe-français apaisé dont tout le monde se félicite, et qui plus est n’entame nullement le parler populaire tunisien. Quand on connaît le pouvoir de nuisance de ces deux problèmes en Algérie, on se dit que la Tunisie à vraiment de la chance. Trois, le pays a une histoire qui le distingue nettement de son voisin algérien. Un exemple, à Alger, le pouvoir ottoman n’a jamais été dévolu à des autochtones et ne fut exercé que par des « raïs » venus d’Europe, des renégats ou chrétiens convertis à l’Islam qui y ont vécu le regard fixé sur la mer, le dos tourné au pays profond.

Hussein Dey a signé la capitulation sans barguigner avant de gagner Naples avec son trésor et sa famille. Rien de tel en Tunisie, où les « pieds-noirs » ottomans, pour la plupart des Grecs ou des Crétois, se sont « créolisés » au même titre que les Espagnols d’Amérique du Sud qui ont fini par développer un patriotisme local, avec Simon Bolivar entre autres. Savez-vous que Bourguiba tout comme Bahi Ladgham ont des origines crétoises ? Et c’est quand même épatant de savoir que ce sont eux qui ont porté le patriotisme tunisien. J’ai vu comme tout un chacun la Tunisie fliquée à mort sous Ben Ali, un flicage absurde compte tenu du caractère pacifique et policé de la société. Sauf qu’il y a une classe moyenne et il y a un Etat en Tunisie. Et cela se voit tout de suite, dans le tissu urbain, dans la trame des paysages ruraux, dans la préservation du patrimoine historique dont chacun connaît la valeur. Il n’y a pas de HLM et pas plus de cité des « 1500 logements » ou encore des « 12 Salopards » comme on en voit à Alger ou à Tizi Ouzou mais également au Caire. Il y a de petites maisons de petits bourgeois. 80% des Tunisiens sont propriétaires de leur maison. Tout est tracé au cordeau, et la façade des maisons et des immeubles relève de l’espace public. On n’a pas le droit de mettre des barreaux à la fenêtre, de placer du zinc pour cacher la vue des femmes au balcon. Toutes ces choses-là n’existent pas en Tunisie. Et cela se répercute sur l’islamisme tunisien qui est un islamisme d’épargnant petit bourgeois, plus conservateur qu’intégriste. En tout cas, et jusqu’à nouvel ordre, ce n’est pas un islamisme insurrectionnel.

- Venons-en maintenant au chantier syrien. Il y a quelque chose qui choque dans l’attitude de Bachar Al Assad. Il est relativement jeune, il est ophtalmologue de formation, il a fait ses études à Londres, et voilà qu’il se comporte comme son père, confirmant parfaitement l’adage : « Tel père tel fils ». Qu’est-ce qui a bien pu se passer dans sa tête pour massacrer son peuple de cette
manière ? Serait-il pris d’un sentiment de panique ?

Souvent, les choses sont d’une simplicité désarmante. J’ai un ami anglais, un universitaire, qui m’a dit un jour une chose très juste : les services de renseignement dans ce type de régimes fonctionnent comme les journalistes de la presse aux ordres du parti qui y règne. Tous deux intoxiquent le régime en lui racontant ce qu’il a envie d’entendre.
Le paradoxe est que ces services de renseignement qui sont supposés tout savoir – et souvent ils en savent long sur les petites choses de la vie quotidienne des gens, du genre qui parle avec qui, qui couche avec qui, etc – finissent par s’auto-intoxiquer eux-mêmes via les journalistes qu’ils « briefent ». Mais s’ils disent au régime ça ne va pas dans telle région, la réaction est la sanction. « Donc, vous n’avez pas été capables de les réprimer ! » Alors, ils trichent. Ils mentent. C’est pour cela que la phrase la moins mensongère que Ben Ali ait prononcée est : « Je ne savais pas qu’il y avait tout ça. »

- Vous le croyez ?

Oui, je suis enclin à le croire. C’est la phrase où il y avait une part indéniable de vérité. « Je ne savais pas ». Cela ne le rend pas pour autant non coupable, non. Il est pleinement coupable et responsable. Le fait est que le régime crée un système de miroirs qui lui renvoie l’image qu’il a envie d’avoir de lui-même. « Je suis aimé. Je suis Bachar et tout le monde m’adore ». On l’a vu dans ses discours absurdes, pathétiques, au Parlement, en train de s’esclaffer, affichant une désinvolture indécente alors même que son pays est à feu et à sang. D’abord, parce qu’on ne lui dit pas toute la vérité. Ensuite, parce qu’il y a l’effet « théorie du complot ». Il doit se dire : « Je suis tellement légitime que s’il y a des gens qui protestent contre moi, c’est qu’ils sont des agents stipendiés par l’étranger. » Ces gens-là, je dirais presque « sincèrement », n’arrivent pas à imaginer qu’on puisse vivre sans eux. Ils se croient à ce poin indispensables pour leur pays, et c’est dans ce sens qu’ils sont dangereux. Parce que cette cécité les empêche de voir la réalité. Cette cécité se trouve chez El Gueddafi, et elle est chez Bachar également. Ils ont l’impression qu’ils sont la solution alors qu’ils sont le problème, voire le seul problème de leur pays. Ils ont l’impression qu’ils sont la clé alors qu’ils en sont le verrou.


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62 commentaire(s) publié(s)
SOS :
Analyse pertinente et objective ! Bravo Si Slimane !
SOS :
Analyse pertinente et objective ! Bravo Si Slimane !
Mériem :
Je crois que j’ai signalé cet entretien... peu importe Voilà un fils du pays intelligent sachant de quoi il parle, avec lucidité en faisant le tour de la question nous concernant, concernant le monde qui entoure et avec lequel bon gré malgré il faut se concilier si on ne veut pas mourir idiot ! A lire et à relire Je noterai personnellement le passage concernant l’aveuglement quasi incroyable dans lequel baignent certains dirigeants et l’idéal complètement irréalisable du projet islamiste... ce n’est qu’un avis bien entendu !
Commentaire n°108742 :
ça prouve au moins que vous vous intéressez aux sujets de l’actualité ! proposer nous ceux qui sont d’intérêts que nous publierons. Merci Sétif info
hadj ahmed :
Monsieur Slimane ZEGHIDOUR, Merci pour votre analyse in situ, sans complaisance, de ce que vit le Monde arabe en ce moment . En effet, le manque de recul nous pousse à imaginer le comment et la pourquoi des choses . Or imaginer, c’est quelque peu fantasmer . Quand on voit on n’imagine plus , et grace à votre lumière on voit donc on n’imagine plus et les fantasmes politiques s’évaporent par eux mêmes, laissant place à la lucidité . Merci mille fois .
zina de bougaa :
je suis tres heureuse pour les revolutions en afrique du nord et surtout pour mes freres berberes de lybie qui ont donne une lecon au dictateur kadafi qui les a oprimes.
momo :
réponse pour le numéro 2 vous été en train de dire n’importe quoi vous voulais arabiser les 6 milliards d’habitants qui existant au monde pour vous le monde entier dois parler l’arabe mais dit moi que ce que il sont fabriquer les arabes avec cette longue je suis sur et certain c’est le coran et descendu avec une autre longue vous serais tous des cofare et non croyons
Kamel El Guelmi :
J’aurais bien aimé que si Slimane puisse nous parler de l’influence des évènements qui ont pu se passer ces vingt dernières années dans le monde arabe et qui ont eu un impact direct sur ce grand bouleversement qui secoue actuellement cette partie du monde. En fait j’attend que la poussière des batailles soit dispersée pour voir la profondeur de la maturation qui a pu toucher le cerveau arabe. On est bien loin de l’époque où on brandissait le fameux slogan : La démocratie est Kofr. Néanmoins on reste très très loin du fameux slogan brandi pendant la révolution française : Ni dieu ni maître où a pu guillotiné 650 000 opposants en l’espace de quelque mois et au nom d’un athéisme qui reste singulier dans l’histoire de l’occident et du monde. Je reste persuadé qu’il y aurait une grande révolution jurisprudentielle islamique qui toucherait le fondement du Fikh longtemps basé sur les narrations qui contredisaient et déformaient l’âme et la forme du message coranique au profit de plusieurs générations de tyrans (...)
barbare :
En faite, les frontières du monde arabo musulman ont bien étaient déssiné par les empires coloniaux élémentaire, et toute la planète même les illettrés le savent. Bérberes cérte, mais la culture arabe est ancré dans les ésprits et ce depuis le VIII eme siécle. vous pensez réellement, qu’il est possible d’éffacer cette culture, cette science, cet histoire, comme avec une éponge sur un tableau ? une amnésie, qui serait consédéré comme une schizophénie. nous étions romain, byzantin, turque, français de 3eme zone, mais l’identité arabe, a toujours prédominé. 95/° des algériens se revendiquant arabe, le pétrole, le gaz, sont arabes, en bérbérie, il n’y a que des figues de barbarie, la structure des montagnes bérbéres ne se préte à aucune ,construction,dite industrialisé, bérbére, chaouis, oranais, saharien, etc... ne sont’ils pas des idées issue du colonialisme, pour mieux diviser la nation Algérienne ? les corses,les bretons, les auvérgnats, les alsaciens, se revendiquent français avant (...)
marie, mohamed :
dictateur,dictateur... je veux bien avaler toutes les couleuvres... mais qui les a mis en place... 1 mois avant se soit disant printemps arabes, ces dictateurs désigné du doigt, par une cértaine élites ,pour sérvir... leurs seigneurs... étaient trés fréquentable, par l’etablissement des tenants du nord, tapis rouge.. tentes sur les pelouses de l’élysée, invitation des ministre des affaires étrangères françaises, en tunisie, courant décembre 2010. les accolades.. les méchouis, le bon vin, les soirées ou coulaient le don pérignon... et d’un coup, vous les élites de la présse magrhébinnes, voyant le vent tourné, vous changé vos fusils d’épaules pour crié et tirer avec les loups. pas jolie, jolie... qu’éspérions vous une bonne place bien confortable,avec des salaires payés en Euros. un humain est fidéle a la terre qui l’a nourrie, cela me surprend. vous aimez etre des (...)
Commentaire n°108767 :
C’est l’histoire qui est entrain de se corriger. L’Afrique du Nord n’est pas arabe et qui dit le contraire est un menteur. Vos mensonges ne durent pas longtemps.
Commentaire n°108769 :
On doit alors retourner a la case de départ.Je vais tout de suite préparer ma caravane.J’espère retrouver mes siens là bas
abdelrahmane :
Oui à un Maghreb arabe musulman et berbère réconcilié et assumant son passé tout son passé, son présent avec toutes ses composantes (arabo-berbero-afro-méditerranéenne et son avenir prospère ouvert à tous mais sans les racistes gréco-latins islamophobes qui insultent le prophète, le Coran, la langue arabe, les arabes.
Commentaire n°108777 :
POUR CEUX OU CELLES QUI N’ONT PAS COMPRIS ONE - TWO -TREE , VIVA L’ALGERIE , C’EST LA REALITE DE NOTRE PAYS=ISLAM(one)+AMAZIG(two)+ARABITE(tree) ....VIVRA L’ALGERIE ... VIVE NOTRE PAYS QUELQUE SOIT SA FORME , SA CONCEPTION , SES DEFAUTS , SES QUALITES . ... UN PAYS RICHE DE CULTURE DORMANTE = ECOUTER SA MUSIQUE DE L’EST A L’OUEST , DU NORD AU SUD = RICHEMENT RICHE ..
BEN TOUMERT :
quand le sage désigne la lune,l’idiot regarde le doigt
SOS :
Oui à une Afrique du Nord libre, multiculturelle, multiconfessionnelle, multilingue (amazigh, arabe et français) et surtout laïque. Pour ceux qui ne comprennent pas ou feignent de ne pas comprendre ce que signifie le mot « Laïcité » qu’il ne faut pas confondre avec athéisme, voici la définition du Petit Robert : Laïcité : Principe de séparation de la société civile et de la société religieuse, l’État n’exerçant aucun pouvoir religieux et les Églises (Islam* dans notre cas) aucun pouvoir politique. « la laïcité, c’est-à-dire l’État neutre entre les religions » (Renan). If faut aussi être fier de notre héritage Carthaginois et Gréco-romain que les idéologues fascistes arabo-islamiques essayent, désespérément, d’effacer de notre histoire durant un demi-siècle. Il faut préserver ce patrimoine et s’y référer sans complexe. Les peuples Nord-Africains ont plus de commun avec les peuples de l’Europe du Sud qu’avec ceux du Pakistan ou de l’Indonésie. Nous sommes Méditerranéens. Nous devons bannir la haine et cultiver l’amour (...)
Commentaire n°108800 :
@Anonyme-108769 Vous ne retournez nulle part, vous êtes chez-vous. Vivez dans votre pays comme vous le voulez, mais n’imposez pas votre façon de vivre aux autres. @Ibn Tourmert Votre message n’est pas clair. À qui vous vous adressez s.v.p.?
hakim :
Bonjour à toutes et à tous !! Encore merci à ben toumert pour cette petite phrase qui signifie beaucoup de choses. malheureusemnt ; le peuple algerien ne pourra se developper tant qu une partie infime de ce peuple impose ses idees retrogrades et rascites comme ce barbare à deux sous qui se pretend etre le plus intelligent de toute la planete. Je demande juste à monsieur Zeghidour de prendre contact avec cet eminent barbare car il lui sera d un grand apport.
abdelrahmane :
@sos, il n y a ni héritage ni patrimoine carthaginois ni gréco-romain (donnez moi des exemples et des signes spécifiques vivants, à part les restes archéologiques et les récits d’historiens). Même la langue française ne devrait pas avoir la prééminence en tant que langue étrangère. L’avenir est à l’anglais. quels sont les dénominateurs communs avec les français,corses, siciliens et italiens, si ce n’est la peau blanche et les yeux bleus de certains algériens ? et ces européens t’ont montré pendant plus de 130 ans de présence parmi nous (ou plutôt en dessus de nous) à quel point ils se sentent supérieurs et différents de nous ? et si, contre toutes les apparences, les évidences et les preuves, certains algériens pensent qu’ils (en) existent (des dénominateurs communs) avec l’Europe du sud alors ce serait vrai pour eux, çàd une petite minorité, pas pour la majorité écrasante des algériens, ceux-là devraient savoir aussi que l’Algérie ne se limite pas à Alger, tizi ouzou, bejaia et boumerdes mais l’Algérie c’est 48 (...)
pas fier de mes freres :
Anonyme-108767 Instruisez-vous sur l’Algérie et son histoire avant de raconter n’importe quoi. Les Berbères vivent en harmonie avec les Arabes si ce n’est quelques extrémistes berbères qui créent la zizanie et déstabilisent le pays. (oh:combien il y en a ici sur ce forum).Comme si on n’en avait pas assez de la décennie noire qu’on a subi et pendant laquelle Berbères et Arabes sont morts. Les Berbères occupent (proportionnellement) plus de postes de responsabilité et de postes politiques que les Arabes et je trouve cela bien correct parce que pour moi il n’y a aucune différence entre les Algériens. Nous sommes tous des Algériens avant tout et l’unité est très importante pour la stabilité d’un pays. Que diriez-vous si les Bretons commençaient à agir comme ce groupuscule qui ne représente pas tous les Berbères d’Algérie. ’’Le totalitarisme du régime algérien’’’ est subi par toute la population sans (...)
Kamel El Guelmi :
La révolution française a fait plus de morts en un mois au nom de l’athéisme que l’inquisition catholique pendant tout le moyen age et dans toute l’Europe . Signé Pierre Chaunu ( écrivain et historien français mort en octobre 2009.) Mais l’histoire de la France n’est pas celle de toute l’Europe et encore moins l’histoire du monde car, la conception de la laïcité n’a pas le même sens qu’en Angleterre ou aux états unis par exemple où le transfert démocratique n’a pas forcement passé par la négation de la religion plus est, il a été conduit par de fervents protestants et plus est encore , il n’a pas fini par renverser la royauté dans tous les cas. C’est la pratique du concept qui donne un sens au mots et non pas les dictionnaires aussi parfait qu’ils soient. La démocratie un concept souvent associé à la laïcité et aux principes de bonne gouvernance a conduit les Nazis aux parlement allemand puis au gouvernement et puis à l’hécatombe mondial. La laïcité française qui a (...)
Kamel El Guelmi :
En fait le monde a besoin d’une éthique à coté des techniques. C’est ce qui a été derrière la déclaration universelle des droits de l’homme où on a décidé de poser des principes et des normes qui soient en dessus de toute volonté humaine y compris populaire. C’est exactement le cas en terre d’Islam qui reste après avoir été purgé de tous ses excès notre éthique à nous où dans la majorité de ses concepts se croise avec l’essentiel de cette déclaration. en Islam,si la religion doit être absolument dissocier de la politique , elle ne le pourra pas avec l’état .
hodna :
salut, Ce soi-disant spécialiste n’a : soit rien compris à ce qui s’est passé en Libye soit n’ose pas dire tout ce qu’il sait sur le conflit La vérité n’est pas un jeu. Si tu parles soit véridique, sinon si c’est pour fournir des données sur le passé que l’on connaît déjà en feignant d’expliquer leur évolution, cela n’est que du blabla qui dévoie beaucoup de gens.
hodna :
salut, Son analyse ne parle pas de l’essentiel des faits ; à mon sens, cette érudition dévoie les internautes habitués de ce site.
SOS :
I - Il y a des gens qui veulent coûte que coûte créer un amalgame entre l’athéisme et la laïcité, et associer cette dernière à la France pour la discréditer. Eh bien, La laïcité n’est ni propriété ni idée de la France, elle est une conception universelle et historique de l’évolution humaine, qui consacre les libertés individuelles comme fondement de la société moderne. Je pourrais personnellement même dire que le Statut de Dhimmi accordé aux Juifs chez les Musulmans était une forme primitive de laïcité au Moyen-âge. La laïcité est pratiquée dans presque tous les pays développés (Europe, Amérique, Asie et Australie). La seule différence, c’est qu’en France la laïcité est institutionnalisée et en Turquie aussi. Pour rappel, la séparation de l’Église et de l’État en France a eu lieu en 1905, c.-à-d. 116 ans après la Révolution de 1789, ce qui signifie que la laïcité n’a rien à avoir avec la Révolution française. Rien que le fait de dire séparation entre l’Église et l’État, implique obligatoirement la reconnaissance de (...)
INconnu :
Arabes ,Amazighs.......diviser pour mieux régner , et l’héraitage colonial ne profite ni aux arabes considérés comme envahisseurs del’Algérie originelle , ni aux berbères qui seraient fiers du mélange occidental ? Après , il faut de tout pour faire un monde et personne ne peut se prétendre détendre le droit sur notre terre , de toute façon, l’algérie s’est construite avec les dynasties depuis la nuit des temps et allez retrouver les une quelconque origine officielle ??
Kamel El Guelmi :
Mr SOS, Permettez moi de vous saluer pour votre conclusion sur le statut de Dhimi en Islam qui correspond bien avec ma propre vision pour ne pas dire la vision de l’Islam officiel. Ceci prouve qu’avec un peu de modestie nous pourrons voir qu’en dehors des clichés et des idées réductrices qu’on peut accumuler naturellement quant on est longtemps fixé sur une seule direction , l’Islam dans le fond n’est pas une si mauvaise idée.. ! Je peux même conclure et ceci ne me concerne que moi qu’il peut jouer un rôle décisif pour le salut de la race humaine et la vie sur terre. Seulement et comme toute réflexion humaine , l’erreur est associée à la pensée mais dans sa globalité l’humanité a fait de grands pas aussi bien sur le plan philosophique que sur le plan des moyens matériels .Ce qui a pu offrir à l’humanité les outils de son émancipation mais aussi de sa propre destruction . c’est là exactement où doit intervenir la sagesse dans un monde de plus en plus conduit par les désirs où l’économie n’est (...)
hadj ahmed :
En lisant plusieurs plusieurs textes d’internautes ci-dessus, je ne peux m’empêcher de penser à SARKO qui a créé un ministère de l’identité nationale , pas parce que l’identité nationale l’intéresse mais pour mieux discriminer, stigmatiser, diviser, règner . Arrêtons de créer de faux problèmes, il y en a suffisamment comme ça . Nous sommes tous algériens , c’est le principal, tout le reste est vraiment secondaire si nous avons tous les mêmes droits .
Mériem :
Ce qui me frappe dans les commentaires c’est que beaucoup de commentateurs se sont arrêtés au titre de l’entretien !! PRENEZ UN PEU LA PEINE de le lire en entier, s’il vous plait, je sais , c’est un peu long, mais à quoi ça sert de discuter si on fait fausse route sur les propos tenus par cet analyste d’un lucidité hors du commun sur les enjeux actuels ! Je relèverai ceci : 1- Il faut se défier de la pensée magique selon laquelle la révolte elle-même produit la révolution (...) c’est une vue de l’esprit un leurre dangereux.C’est juste que la route est ouverte mais tout reste à faire.. 2- on parle de l’islamisme comme on parle du communisme, or il n’y pas de doctrine islamiste.. TOUT CE PASSAGE MERITE D’ETE LU et en particulier la conclusion 3- et c’est le plus incroyable les services de renseignement de ce type de régime fonctionnent comme les journalistes de presse aux ordres du parti qui y règne. Tous deux intoxiquent le régime en lui racontant ce qu’il a envie d’entendre. Slimane (...)
abdelrahmane :
L’auteur n’est ni un chercheur du C.N.R.S, ni de l’I.R.I.S, ni analyste dans un institut d’études stratégiques. il n’est qu’un journaliste à TV5. Votre (préposés au site et certains commentateurs) chauvinisme ne doit pas vous pousser à des excès et exagérations, et donc dévoiement. Quant au thinks tank dont il parle il n’a cité aucune référence, aucune source. je pense que ce qu’il dit n’est que le produit de son point de vue personnel qui voit qu’à la faveur des révolutions dans le monde arabe et la liberté et démocratie qu’elles sont sensées apporter, la dimension berbère dans les pays du Maghreb, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Mauritanie va devenir plus visible, plus prégnante, comme les réalités kurde et chiite en Irak, copte en Égypte, chiite en Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït et émirats arabes unis. Pour ce qui est du reflux de la culture, langue et identité arabes, qu’il prédit au Maghreb, je crois qu’il devrait développer et étayer son point de vue par des démonstrations et exemples pour être (...)
tintin :
Des « think tank » projettent déjà l’image d’un Maghreb qui sera moins arabe et plus berbère dixit M Zeghidour.C’est parti puisque said saadi est invité à la commémoration du 11 septembre.Suivra certainement mheni le rescapé du vol alger-paris ??
taklit de bougaa :
a meriem lislamisme est une doctrine et une ideologie.si les communistes ont pour prophete marx les islamistes parlent au nom de dieu et nacceptent aucune contradiction ni opposition car ils pensent detenir la verite absolue.
Commentaire n°108928 :
taklit de bougaa Au nom de qui veux tu qu’ils parlent vos islamistes ?Y a t il plus sacré que le tout puissant celui qui t’a créer a partir de rien ?Ta phobie pour ces gels qui croient a un idéal mérite d’être respecter au moins eux ils s’accrochent et donnent un sens a la vie ! et toi ?
Mériem :
@ Abdelrahmane : Qui a dit que Slimane Zeghidour détenait la vérité infuse ? Tout comme n’importe quel chercheur de CNRS ou de l’IRIS , vous ou moi ... C’est un avis avec quelques idées intéressantes qui valent ce que vaut un avis, une réflexion, un point de vue... Point.
zenka-zenka :
@ abdelrahmane Pourquoi ce complexe envers le CNRS, IRIS ou autre centre stratégique ? Avant de tenter de diminuer une personne, prends le temps au moins de le connaitre avant de dire des âneries Il n’est pas simplement un journaliste comme tu tentes de le mépriser mais rédacteur en chef à TV5 Monde après avoir été grand reporter au Le Monde, Géo, Télérama, El Pais, La Vie. C’est déjà pas si mal pour un algérien en France, connaissant le lobby qui contrôle les medias et l’esprit de solidarité qui anime ce corps. Et contrairement à ce tu prétends, il est chercheur associé à .... l’IRIS (Institut de Recherches Internationales et Stratégiques). De plus, il est chargé de cours à Sciences Po (Menton et Poitiers) où il assure un séminaire de « géopolitique des religions ». Il maitrise son sujet mieux que tous les « spécialistes à deux centimes qui envahissent les plateaux de télévision prétendant être des experts en islamisme et du monde arabe alors que certains n’ont jamais mis leurs pieds dans un pays (...)
abdelrahmane :
@zenkazenka, le CNRS, l’IRIS et les instituts d’études, d’enseignement et de recherches en stratégie, géopolitique, sécurité § défense et relations internationales sont des centres et fondations connus et reconnus pour leur sérieux et leur crédibilité, sont sollicités et consultés par des gouvernements, des ministères et de prestigieuses universités à travers le monde. Pour y entrer il faut avoir BEAUCOUP, beaucoup dans le khanchouche et ton poulain n’en fait pas partie. Reconnaitre leur mérite ou s’en référer ne procède pas d’un complexe. c’est plutôt ta réaction impulsive et emportée, défonçant les limites de la bienséance, pour le simple fait que ton ’wlid el 9abila’ soit signalé comme non-affilié à ces prestigieuses institutions et qu’il soit situé dans sa véritable position (néanmoins respectable) qui constitue un (...)
Commentaire n°108952 :
A abdelrahmane Même si Slimane Zeghidour est un demi-journaliste, il est un algérien intelligent qui a fait sa place. Hasoud
Mériem :
Anonyme 108928 Le jour où des personnes cesseront de croire que Dieu et la parole divine leur appartiennent à eux seuls et surtout qu’ils cesseront de s’en servir pour assouvir leurs désir de dominer et de contrôler les autres voulant les faire taire en leur sortant des arguments religieux tous les deux mots qu’ils prononcent, ce jour-là il y aura un peu un peu plus de sincérité dans les actions et surtout un peu plus de paix et de tolérance dans la vie quotidienne Il n’y pas de doctrine islamiste digne de ce nom(...) Il y a juste chez la plupart d’entre eux (les penseurs islamistes) ce leitmotiv que le retour à un prétendu âge d’or de l’Islam résoudrait tous les problèmes. On est dans la pensée magique. (...) tout cela est bien joli mais exercer le pouvoir ne consiste pas à protéger la religion mais à prévoir et à gérer des conflits incessants, à relever des défis inédits, à imaginer des solutions efficaces à des problèmes de plus en plus complexes c’est entre autre ce que dit Zeghidour (à (...)
MM :
un proverbe dit : tu peux arracher un homme de son pays ; mais pas le pays de son coeur . BASTA
antisioniste :
On n’ est pas sorti de l’auberge ! Ce monsieur est sionisé jusqu’a l’os et voilà qu’il est laché pour lyncher la nation algérienne ; à part ça il y a belle lurette qu’il ne se considère plus comme algérien, il n’y a aucune diférence entre lui et le soit disant milliardaire philosophe juif et sioniste bernard henry levy qui a mis la libye à feu et à sang, ne vous réjouissez pas trop !!!!
Commentaire n°109097 :
@ antisioniste et @ abdelrahmane Écoutez et méditez. Désolé, les temps ont changé et les dinausors de l’arabo-islamisme sont en train de mourir. http://hespress.com/videos/37496.html
zenka-zenka :
@ antisioniste Tu es sur que tu n’as pas fumé quelque chose avant d’écrire de telles sottises à propos de Slimane Zeghidour ?? Pour BHL, il faut questionner plutôt ceux qui l’ont invité avec tous les honneurs dans les années 90 et l’ont exhibé à Alger pour qu’il soit leur caution et leur porte-parole en Europe. Ce sont ces hôtes et leurs journalistes affiliés qui aujourd’hui montent aux barricades. Ils ont tous oublié à cette époque là le soutien inconditionnel à Israel de ce sioniste notoire, islamophobe et arabophobe. Ce BHL a été appelé par le CNT pour le soutenir, ce qui est une lâcheté et une trahison impardonnables. Mais, les dirigeants algériens des années 90 avaient fait appel eux aussi aux services de ce sioniste pour améliorer leur image en Europe. (voir les archives du journal Le Monde sur les reportages de BHL en Algérie ci joint un article du Monde Diplomatiquehttp://www.monde-diplomatique.fr/2003/12/BEAU/10584 ). Donc, les algériens ont précédé les libyens dans la sollicitation des (...)
F :
L’intelligence n’a rien avoir avec la foi. La caravane passe et les chiens aboient.Le jour où notre peuple aura l’occasion de s’exprimer librement sur les chaînes de télévision, on saura quelle orientation prendre. Le jour où les urnes ne seront pas bourrées de faux bulletins et seules les vraies seront decomptées, nous saurons quelle est la véritable carte politique de l’Algérie. L’Algérie a besoin de tout ces enfants,sauf les idéologues ; ils sont malades et ils nous rendent malades.
hadj ahmed :
Au lieu de plus de berbérité et moins d’arabité , je dirai plus de citoyenneté - nous sommes tous des algériens avec les mêmes droits et nous sommes tous des frères et soeurs . N’en déplaise aux sectaires de tous bords, qu’ils soient bérbéristes ou arabistes . Salam
Commentaire n°109453 :
rebbi yekathar men amthalek ya hadj ahmed.enfin une parole réconfortante !on veut la liberté,la justice,l égalité,le développement pour toutes les régions d algerie.pourquoi nos dirigeants ne veulent ils rien comprendre ?
Commentaire n°109538 :
HADJ AHMED DEVRAIT FAIRE DE LA POLITIQUE.
hadj ahmed :
@ anonyme sans prétendre rivaliser d’intelligence avec ces think tank dont j’ignore l’origine ni même l’existence, j’ai seulement émis un avis qui m’a paru honnête et acceptable . A l’évidence tu partages cette honnêteté dont je n’ai pas le monopole et je t’en rends hommage . La politique n’est pas mon métier et même si je décidais d’en faire, je doute fort que j’aurais ma place au beau milieu des sectaires de tout poil et de dictateurs éternels, tous englués dans une corruption galopante et gangrénante qui me fait parfois perdre espoir alors que suis d’un tempérament optimiste . Salam
hadj ahmed :
@ anonyme Nos dirigeants ont compris tout cela , mais leur objectif est tout autre, ils ont d’autres priorités dont la principale est la mainmise sur les richesses du pays acquises sans effort . Avec cela nos chances de nous en sortir sont sérieusement compromises . Je sais que vous savez tout cela et qui est un secret de Polichinelle . Salam
pas aveugle :
au royaume des aveugles le borgne est roi.voilà une dicussion de café du commerce sur ce qui se passe dans la région arabe qui se hisse chez certains internautes au rang d’une analyse scientifque. les quelquess idées( reçues )exprimées par ce journaliste sont d’une superficialité déconcertante journaliste dans un média public français déstiné (tv 5)à assoire la domination française notamment en afrique , il ne voit pas que l’otan et sarkozy(jamais évoqués dans ce texte) sont en train de faire main basse sur la libye.les clichés qu’il a répandus dans cette interviw sont depuis longtemps ressassés dans la presse occidentale, et en les reprenant à son compte il est bien dans son rôle , celui de propager une propagade légitimant une entreprise coloniale abjecte. l’espace imparti aux commentaires ne permet pas de revenir sur ces idées qui toutes ne résistent pas pas à un examen froid et attentif, je me permets de renvoyer les lecteurs sur ces questions aux écrits de M DJERRAD AMMAR publés au quotidien d’oran (...)
Commentaire n°109739 :
à pas aveugle..c est la faute à qui tout ça ? si nos dirigeants sétaient un peu mieux occupés du bien-etre de leur population au lieu de ne penser qu à se remplir le ventre et les poches,ils ne seraient pas aujourd’hui sujets à la vindicte de cette population ;bien au contraire,elle les soutiendraient.le borgne est roi,mais l aveugle ne demande qu à voir.malheureusement le borgne n’a pas intéret à ce que l aveugle voit..esperons qu il n’est pas trop tard pour nous,si le traitement de la cécité doit nous venir des américains ou des sarkozy et compagnie,on est mal barrés..on est en train de nous monter l un contre l autre,les kabyles contre les arabes et vice versa.les americains ont elu un president noir originaire d afrique wo hna naklou fi ba3dhana.

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