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Les structures de jeunesse mal exploitées

mardi 26 mars 2013, écrit par : Faouzi Senoussaoui, mis en ligne par : Boutebna N.

Des professionnels parlent de mauvaise exploitation des différentes structures dont celles annexées à l’école des sports olympiques, à savoir l’auberge de 50 lits et le centre de loisirs scientifiques qui prendra en charge plus de 2 000 jeunes par an.

Dans une wilaya qui compte près de 1 million de jeunes, soit plus de 80% de la population, le nombre d’éducateurs est loin d’assurer l’encadrement qui prend en charge cette frange fragile de la société.

Selon les statistiques en notre possession, le nombre d’éducateurs ne dépasse pas les 200 cadres. Outre l’animation qu’ils sont censés assurer au niveau de la structure, les éducateurs, en nombre insuffisant, sont appelés à faire le travail des femmes de ménage, des gardiens et des agents polyvalents. Deux auberges de jeunesse, réceptionnées depuis presque une année, ne sont, selon les informations en notre possession, toujours pas homologuées par la Fédération des auberges de jeunesse, et une dizaine de communes sont dépourvues de structures destinées à la jeunesse.

Pis encore, l’Ecole nationale olympique, qui a fait couler beaucoup d’encre, est, selon beaucoup de citoyens, la montagne qui a accouché d’une souris. En effet, Le mégaprojet qui se situe sur les hauteurs d’El-Bez, à l’ouest de la ville de Sétif, sur 14 hectares, et qui a englouti plus de 3,5 milliars DA, n’est ouvert que partiellement. Pour cette année seulement, une quarantaine d’enfants athlètes sont pris en charge dans la structure. La piscine olympique, dont les travaux enregistrent un retard considérable, n’est toujours pas réceptionnée. Des professionnels parlent de mauvaise exploitation des différentes structures dont celles annexées à l’Ecole des sports olympiques, à savoir l’auberge de 50 lits et le centre de loisirs scientifiques. “Les jeunes de la wilaya, notamment des quartiers  et des cités universitaires avoisinantes, ont été privés des services des structures. Le centre de loisirs scientifiques, où plus de 2 000 jeunes adhérents peuvent être encadrés annuellement, a été annexé à l’école pour être mis à la disposition d’une trentaine de personnes. Tous ces investissements sont mal exploités”, nous dira un retraité du secteur de la jeunesse. “De notre temps, nous n’avions pas tous ces moyens. Cela nous fait mal au cœur de voir ces structures mal exploitées. C’est de la mauvaise gestion”, ajoute notre interlocuteur. Plusieurs communes de Sétif restent dépourvues d’infrastructures. Il est à souligner qu’une grande partie des structures du secteur ne répondent pas aux normes et des Maisons de jeunes ont élu domicile dans des sanitaires vides.

Publié par Liberté


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