Accueil > Evénements >

Mebarki inspecte à Sétif plusieurs chantiers universitaires

mercredi 26 novembre 2014, écrit par : Boutebna N.

APS - Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mohamed Mebarki, a souligné, mardi à El Eulma (Sétif), la nécessité de songer à la création de-pôles universitaires d’excellence" pour promouvoir la recherche scientifique et répondre aux besoins de l’économie nationale.

Le ministre qui inspectait le chantier de 2.000 places pédagogiques sur le site destiné à abriter le pôle universitaire d’El Eulma, s’est dit non convaincu par l’opportunité de réaliser une telle structure dans une ville située à moins de 15 minutes d’autoroute de Sétif où deux importants pôles universitaires sont opérationnels et continuent de se développer.

Il est nécessaire, a ajouté M. Mebarki, de développer une vision prospective, sur le long terme, et penser à créer dans la seconde ville de la wilaya de Sétif un pôle d’excellence voué à une discipline répondant aux spécificités de la région comme, par exemple, l’hydraulique ou l’agronomie.

Il faut dépasser ce concept devenu classique consistant à prévoir, dans le cadre de la démocratisation du secteur de l’enseignement supérieur, une place à la fac pour chaque lycéen ayant réussi l’examen du baccalauréat, au profit d’une vision plus conforme à la nécessité de développer et de promouvoir la recherche scientifique dans les différents domaines de la connaissance, a encore déclaré, en substance, le ministre.

A son arrivée à Sétif, M. Mebarki, inspectant plusieurs chantiers au pôle universitaire Sétif 1, à la cité El Bez, a fait part, dans ce contexte, des efforts déployés par son département pour ‘’lier’’ l’enseignement supérieur à la recherche scientifique.

Dans cette wilaya où l’université s’est notablement développée, les moyens matériels, les équipements, les structures et l’encadrement scientifique sont disponibles pour réussir cette liaison entre l’enseignement supérieur de la recherche, la finalité étant de mettre en adéquation l’université algérienne avec les besoins liés au développement du pays, a ajouté le ministre.

M. Mohamed Mebarki a également évoqué la question des études en architecture pour faire état d’une ‘’incompréhension’’, expliquant, à ce propos, que dans le système classique, une licence permettait d’obtenir le statut d’architecte. Or aujourd’hui, a-t-il souligné, après la généralisation du système LMD (Licence-Master-Doctorat), le seul diplôme d’Etat conférant la qualité d’architecte est le Master obtenu après une durée d’études égale à celle de l’ancien système.

Au pôle d’El Bez, le ministre s’est enquis de l’avancement des travaux de construction d’une bibliothèque centrale de 1.000 places, achevée à 53 pour cent, et de 20 laboratoires de recherche.

Il a insisté, au niveau de ce dernier projet, sur la résorption du retard déjà consommé.

Dans l’enceinte de l’université Sétif 2 (pôle d’El Hidhab, à l’est de la ville), M. Mebarki, après avoir posé la première pierre de 70 logements pour enseignants, a souligné, lors de l’inspection de chantiers de construction de 6.000 places pédagogiques et d’une résidence de 3.000 lits, la nécessité de livrer ces deux projets pour la prochaine rentrée universitaire.

Le ministre a également invité le recteur, qui avait fait état d’une ‘’pression’’ liée au manque de structures d’accompagnement (culture, loisirs, sports), à exploiter, de concert avec la wilaya, les espaces disponibles sur le site d’El Hidhab pour régler cette question car, a-t-il souligné, la dynamique qu’il s’agit d’imprimer à notre université ne peut s’accommoder de l’absence de ce type de structures d’accompagnement.


Partager cet article :
10 commentaire(s) publié(s)
hassou :
C’est un nouveau départ pour l’université de sétif. La visite du ministre va ouvrir de nouvelles perspectives dans la gestion de l’université qui était presque devenue un bien de l’ex recteur. A voir les entrées de l’université qu’on ouvre de manière à laisser passer une seule voiture, plusieurs voitures ont été abîmées pour cause de l’étroitesse du passage, pour les agents de sécurité, ce sont les ordres du recteur. Ces agents ont tous les pouvoirs, les extra universitaires accèdent sans problèmes alors que les enseignants doivent présenter la carte d’accès. On voit bien le respect que ce chakib a envers les enseignants.........
El-Hadj :
On dirait que c’est Boucena qui est Recteur. ( Voir photo)
gr :
@hassou Drole de manière de voir les nouvelles perspective...( il a raison el bombardi... souk eh dher).
Commentaire n°230444 :
Salam alikoum, Du fait de la mauvaise qualité de notre enseignement universitaire , le défi actuel pour le Ministre est d’arrêter l’hémorragie de transfert de devises à l’étranger pour la prise en charge de nos gamins bacheliers ( garçons et filles)qui vont étudier en Russie au lieu d’être sur les bancs de l’université Algérienne . Un effet de mode veut que les jeunes riches partent sans aucun accompagnement parental ou officiel en Russie pour étudier des matières et spécialités qui sont dispensées en Algérie . Leurs diplômes ne sont pas reconnus par notre ministère . Les frais de prise en charge sont de l’ordre de un million de dinars par année scolaire qui sont transférés par la Banque d’Algérie . Il y a un sérieux problème d’orientation et de prise en charge de notre jeunesse par manque de rigueur et de planification scientifique . De leur coté , les parents doivent arrêter de gâter leurs enfants avec l’argent et les devises du trésor, censés appartenir à tous les Algériens . Députés réveillés-vous (...)
Commentaire n°230452 :
corps enseignant de l’université Sétif I, plus connue sous le nom université Ferhat Abbès, est une nouvelle fois ébranlé par l’histoire des 70 appartements d’un certain standing. N’ayant rien à voir avec les critères édictés par la tutelle, les « conditions » d’attribution imposées par l’ex-recteur convoitant lui aussi un F4 en sont les causes. « Faisant fi des critères arrêtés par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, l’ex-recteur combine avec un chef de service du ministère, nous imposant des critères, contredisant ceux établis par la tutelle en collaboration avec les syndicats et partenaires sociaux du secteur. Oubliant qu’il s’agit de logement de fonction incessible, l’ex-recteur, qui se transforme en enquêteur, a voulu avoir un aperçu sur les biens individuels d’une catégorie d’enseignants. A la veille de son départ, l’ex-recteur, qui n’a déposé aucune demande de logement, inscrit son nom et prend le procès-verbal, sans la signature des membres de la commission. Pour (...)
Amar :
à 27 novembre 2014 qui a repris l’article d’El Watan de mercredi 26 novembre. avec mes respects pour le journaliste Beniaiche, je pense qu’il a été bernés par ces jeunes professeurs. ces 70 villas pour être plus précis (35 à El Bez et 35 à El Hidhab) font couler beaucoup de salives. l’enquête sur les enseignants a été faite dans la transparence la plus totale, et je crois savoir que ce sont les gens éliminés justement de la liste (car ils ont déjà bénéficié de logement par le passé) qui vont ce tapage dans les médias afin de saper toute l’opération. comme le dit l’adage populaire neddi walla n’harram. quant à cette histoire de l’ancien recteur, il suffit de faire une enquête sur ses biens et voir dans les règlements si un retraité ouvre droit ou non au logement. et l’affaire sera (...)
Athmani Noua :
Très bien, j’ai enfin lu un commentaire sur la manière d’attribution de ces fameux logements de fonction . Il y a beaucoup de choses à dire ,seulement, devant ce silence accablant des syndicats et des enseignants, je ne pourrais que dire que c’est une honte pour une université comme celle de Sétif. Enseignants, continuez à sombrer dans votre effroi et courir à votre perte, bravo, les intellectuels du pays.
karim zawali :
on ne fait du neuf avec du vieux ! le pays a besoin d’un sang nouveau alors place à la jeunesse SVP
Djafari :
avec un pétrole à moins de 70 dollars le baril et une dévalorisation de 35% depuis le début de l’été, tous les projets en cours seront-ils maintenus ? Il serait peut-être temps de commencer à compter de moins en moins sur les hydrocarbures et de plus en plus sur le facteur humain et la force humaine de Travail (w) de l’Algérie. Il serait peut-être temps de laisser la place à toutes les compétences du pays éparpillées à travers le monde et d’expulser manu militari et de juger la mafia qui nous mène par le bout du nez vers des lendemains qui laissent toute leur place aux forces de l’obscurantisme.
Commentaire n°230764 :
Monsieur Amar, vous croyez avoir tout compris... eh bien détrompez vous. Nul ne peut confirmer la transparence des enquêtes n’ayant pas été présent lors des manigances sauf si vous étiez peut être à leur tête. Laissez moi vous dire que tma3 yfezed’tba3 et que le bon Dieu est plus fort. Alors s’il y a des gens qui ont été victimes de leur droiture, ce n’est certainement pas monsieur le président de la commission qui s’est placé en privilégié et qui s’est offert un parmi ces logement par guise de gratitude. Lui qui a deux logements a Setif et plusieurs d’autres eparpillees entre Alger, Oran et Lbayadh, sa terre natale ! Devant la complicité des syndicats, il ne reste plus rien à dire et comme le dit......buvons du thé, je reste éveillé, le cauchemar continue..

Commenter cet article
الرد على هذا المقال


Derniers articles
Notre site utilise des cookies à diverses fins, notamment pour personnaliser les publicités. En continuant à utiliser ce service, vous acceptez notre utilisation des cookies.   En savoir plus