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À Aigle Azur, la communication ne vole pas très haut

samedi 19 décembre 2009, écrit par : A. Nedjar Sétif info, mis en ligne par : Boutebna N.

tymologiquement, l’association du mot « aigle » et « azur » nous renvoie à ce fameux rapace planeur ou seigneur des cieux ou celui qui domine majestueusement les airs. Néomoins, devant la situation rapportée hier sur notre site, nous pouvons affirmer sans ambages que notre aigle bleu ne vole pas ou ne plane pas très très haut. Pour ce cas précis, « il vole même aux ras des pâquerettes » !
 
Qu’en est-il des passagers du vol ZI 740 du 17 décembre à destination de Lyon ? Nous saisissons tous les cas de forces majeures, ont-ils admit unanimement. Oui, notre vol était lié aux conditions météorologiques qui sévissaient partout en France et dans de nombreux aéroports Européens. Cependant, là ou une partie des passagers s’est sentie atteinte dans sa dignité, dans son amour propre et même trahie, c’est la gestion de ces impondérables. Nous avons été abandonnés à nous même ne cessent-ils de répéter. Pour ces deux sujets cardiaques, même leurs bagages contenant leurs médicaments, ont été embarqués alors qu’en règle ; la reconnaissance des ces mêmes bagages est impérative avant tout accès à bord des aéronefs. Ces passagers dépourvus de médicaments et de certificats médicaux, courent le danger réel. Et ce passager qui risque de perdre son emploi ?Et ce conférencier qui a raté son rendez vous avec ses auditeurs et son éditeur. Et cet autre qui avait un rendez-vous médical important etc. Le tort, s’est que le pilote, en raison sans doute des consignes de sécurités des aéroports mixtes, bien qu’il soit le « seul maitre à bord », comme on dit, aurait filé à la douce en laissant en « rade »derrière lui une partie de ses passagers. Pour certains, le téléphone n’avait sonné pour leur dire de ne point se représenter le lendemain à l’embarquement comme il était convenu, sans aucune autre alternative que d’attendre le prochain vol

À Sétif, nous avons assisté à une protesta de ces passagers devant le siège de la nouvelle agence de cet opérateur aérien. Nous n’irons pas à relater de nouveau les différentes péripéties qui émaillées ce vol, largement commentées mais disons qu’ici, comme ailleurs un contrat reste un contrat. Nous sommes d’autant étonnés que certains passagers qui ont acceptés les transferts par les moyens de la compagnie, se sont vus réclamer d’ importants différentiels de prix auxquels s’ajoutent les frais de transports de ralliement à d’autres aéroports en plus des dépenses annexes.

Dans les nouveaux locaux commerciaux de la compagnie, bien agencés et bien aérés du reste, se tiennent derrières les bureaux deux jolies « poupées » qui ne pouvaient répondre à aucune des questions des passagers quand à leurs sorts. La venue tardive de la responsable de l’agence calma quelque peu les esprits. En l’absence de consignes particulières pour la gestion de ces cas précis, elle prenait ses ordres à travers le téléphone au fur et à mesure pour pallier au plus pressé. Pour nous, bien qu’elle en soit la déléguée de la compagnie, elle ne disposait d’aucun catalogue de niveau de prises de décisions lui permettant de suppléer aux désagréments dont sont victimes les passagers et les clients. C’est un non sens ou une gestion empirique, pouvons-nous dire où les règles élémentaires de bonne gouvernance sont aussi éloignées que pourrait l’être notre vrai aigle dans les airs , c’est à dire la distance qui sépare le ciel de la terre.

En attendant, aucun des 19 passagers laissés en rade n’est encore reparti. Souhaitons que la fatigue et la pression n’atteignent pas les deux vieux, malades cardiaques


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