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Les vêtements pour enfants : trop cher !

mercredi 8 septembre 2010, écrit par : Khalil.Hedna@setif.info, mis en ligne par : Boutebna N.

Après un mois de privations, de prières et de bonnes œuvres, les musulmans fêtent l’Aïd El-Fitr, qui marque la fin du jeûne de ramadan. Les préparatifs de cette fête, qui coïncident avec la rentrée scolaire, se font dans un contexte d’inflation généralisée.

Les commerçants, dans leur grande majorité, se comportent comme les autres années. Le ramadan, mois de privations, engendre contradictoirement de folles dépenses liées à la hausse des prix des denrées de la circonstance : produits alimentaires mais aussi vestimentaires et autres. Les produits sont surestimés et les prix ont connu une augmentation de 30, 50 voire 100 %.

Il est de coutume dans notre pays que les enfants et même les adultes portent le jour de la fête des beaux habits. Le chef de foyer se croit obliger d’habiller toute la famille de neuf, malgré la montée des prix. « Pour cette fête, j’ai ma femme, nos cinq enfants et un de leur cousin à habiller. Je dois acheter des robes et des chaussures pour les 3 filles, des pantalons, des chemises et des chaussures pour les garçons, des habits pour madame et si possible un complet pour moi », déclare Hamid, un chef de famille rencontré au marché couvert de la ville. « Je constate que les prix des habits ont augmenté. Pour les robes par exemple que je payais à 2.500 ou 3.500 DA, selon la taille, les commerçants réclament aujourd’hui 3.250 à 4.450 DA. La hausse est de près de 30 %».
Il poursuit : « Les chaussures pour enfants, la robe et le complet qui coûtaient respectivement 2.500, 10.000 et 8.000 DA valent à présent 3.250, 11.500 et 9.000 DA » Comme beaucoup d’autres chefs de famille, il devra s’ajuster : « Mon revenu ne me permet pas de faire face à toutes ces dépenses. Je pense que je vais habiller les enfants. Madame et moi, en « chinois » ou bien, nous allons nous contenter de nos anciens habits. Surtout que la rentrée scolaire est pour très bientôt. Là aussi, c’est une autre source de dépenses », se ravise finalement Hamid.


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