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CHU de Sétif : Les journalistes indésirables

vendredi 22 octobre 2010, écrit par : Khalil.Hedna@setif.info, mis en ligne par : Boutebna N.

Que cache donc l’administration du CHU de Sétif aux journalistes venus confirmer des informations qui alimentent depuis des jours, les sujets de discussions de tous les sétifiens ?

« Allez trouver la réponse du côté du premier responsable de cette institution, où on a notifié à nos confrères qu’ils sont tout simplement indésirables à l’intérieur de l’hôpital, et que le directeur du CHU n’accorde de rencontres aux gens de la presse, qu’en présence de l’avocat du CHU !!! » Étrange réflexe d’un directeur qui se mit déjà dans la peau d’accusé, sans raison valable.

Toutefois, après l’intervention du directeur de la santé, qui a fait de son mieux, en usant de son expérience dans ce genre de situations et de ses bonnes relations avec les gens de la presse en général, afin de calmer les esprits, il s’est allé même à présenter des excuses pour cette déconvenue à la place des « répréhensibles », à la grandeur du Professeur qu’on connaît toujours. Qu’à cela ne tienne, le mal est déjà fait, car le journaliste, tout comme les autres confrères n’ont pas apprécié du tout qu’on leur ait fermé la porte d’une institution nationale, bien filtrée, ces temps-ci.

Pourtant, le journaliste s’est pas un malfaiteur. C’est un citoyen comme tout le monde, qui essaye dans son domaine de faire le maximum pour informer, rien que pour informer, juste et vrai. Être la voix des sans voix, donner la parole à tout le monde : administration, syndicat, employer, nantis, pauvres et opprimés. Seulement, il arrive qu’une information plaise ou déplaise à un parti.

D’ailleurs, cette visite au CHU de Sétif, s’agit pour notre confrère, de se faire une opinion des récents soubresauts qui ont rythmé la vie du CHU et de ses annexes sans avoir à se contenter des discours des officiels. Des questions liés à la banque du sang, le manque de réactif et de quelques produits de base pour la chirurgie, l’état de la maternité, le scanner, la fiabilité des analyses, la prise en charge du malade, la programmation des opérations, l’état et l’hygiène des lieux, la qualité des repas servis aux malades, les conflits internes qui rongent les différents services… Bref, des questions qui restent jusque là, sans réponses et l’administration du CHU continue à s’emmurer inutilement derrière un silence qui cache mal la perméabilité de l’univers hospitalier. Qu’importe, les confrères ne peuvent en aucun cas aggraver la situation déjà chaotique qui y règne, encore moins faire taire les rumeurs qui fusent de partout sur la gestion de ce secteur. Bien au contraire, le journaliste contribuera à sa manière à aider à apporter des solutions aux problèmes en les rendant publics, pourvu que quelqu’un osât les soulever, sans la présence d’un avocat…

No comment !


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