Accueil > Evénements >

Après une nuit agitée : Colère, blessés et absence des élus locaux

vendredi 7 janvier 2011, écrit par : Khalil.Hedna@setif.info, mis en ligne par : Boutebna N.

Après une nuit très agitée par des émeutes et d’affrontements signalés un peu partout dans la cité de Ain Fouara entre les jeunes et les forces de l’ordre, le calme est revenu dans la ville. On signale même des blessés parmi les deux camps qui ont été évacués par des ambulances pour y subir les soins nécessaires.

En effet, durant presque toute la soirée, la ville s’est transformée en un immense champ de bataille où les habitants avaient manifesté leur ras-le-bol et la limite de leur patience face à un quotidien devenu insoutenable.

Des jeunes manifestants, cagoulés, ont procédé à la fermeture de toutes les routes menant les quartiers populaires de Sétif et vice versa. Des barricades ont pris place sur les routes à l’aide de roues brûlées. Ces manifestants ont affirmé que l’augmentation des prix des produits alimentaires et le cumul de problèmes sociaux ont provoqué leur colère. Les services de la police ont intervenus pour disperser les manifestants de peur de dérapages qui pourraient survenir du courroux populaire.

Pauvreté extrême, oisiveté, absence d’infrastructures et la liste est longue. Il a fallu une petite étincelle pour réveiller le volcan qui a faillit ravager la ville.

« El Kedma, Ezite , Sokar… », tel a été le slogan scandé tard dans la soirée à travers les quartiers populaires des 500, 1014, 300 logts de la zone urbaine, Tandja, Chouf Lekdad et d’autres localités de Sétif.

D’autre part, le mouvement de protestation a gagné de nouveaux endroits qui ont connu plusieurs actes de vandalisme et de violence, exploités par des, voyous, qui ont essayé d’exploiter la circonstance pour faire irruption à l’intérieur des magasins en usant d’armes blanches. Une situation qui amis les forces de sécurités dans l’embarras, car entre protéger les biens publics et calmer les esprits excités, demeure une mission des plus difficile et ce en l’absence distinguée des 16 députés, 02 sénateurs, une centaines d’élus locaux que compte la capitale des hauts plateaux. A Sétif, on se demande alors à quoi sert un élu local censé représenter le citoyen plébiscitant dans de telles situations, si ce n’est…


Partager cet article :

Derniers articles

Notre site utilise des cookies à diverses fins, notamment pour personnaliser les publicités.
En continuant à utiliser ce service, vous acceptez notre utilisation des cookies.   En savoir plus