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Distribution de cadeaux aux services de la pédiatrie et de la chirurgie infantile

lundi 14 février 2011, écrit par : A. Nedjar.Sétif info, mis en ligne par : Boutebna N.

Organisée à l’occasion de la fête du Mouloud Ennabaoui et,à l’initiative tout à fait privée d’un groupe de jeunes composé pour l’essentiel de Mimi, Wahid, Farouk, Rima, Lamia, Nanou, Nari et Nabil, une sympathique visite du service de la pédiatrie et de la chirurgie infantile de l’hôpital « Mère et enfant » de Sétif ,à vu la distribution de cadeaux aux enfants et nourrissons malades admis en traitement.

La joie et le bonheur se lisaient t dans les yeux de ces petits anges qui, en plus des présents, ils se sont vus appliquer du henné comme pour ne pas parer aux règles de la tradition.

L’émotion se lisait tant dans les yeux de certaines jeunes mamans présentes, qui faisaient office de garde malades qu’auprès du personnel médical qui s’affairait sans relâche pour soulager et calmer les douleurs de certains autres enfants qu’héberge ce service qui ne désemplit pas.

Le hasard voulait qu’au même moment, nous croisions le professeur Soualili qui était en plein exercice. Il loua bien entendu l’initiative et félicita ce groupe désintéressé.

Il profita en même temps de la rencontre pour signifier également toute sa colère où, disait il :
la situation du service est peu reluisante au regard des besoins énormes. Tenez, regardez cette table, tapant rageusement dessus, elle a plus de 40 ans d’âge, à coté de ces lits complètement désarticulés et datant d’avant guerre. Je ne cesse de réclamer des moyens, de le dire et de le répéter mais ,j’ai l’impression de crier tout seul comme dans le désert ou de prêcher un convertit. L’exigüité des lieux et les moyens opérationnels mis en œuvre sont insuffisants et disproportionnés au regard des besoins pour répondre efficacement à toutes les sollicitations. Voici , désignant un petit garçon sur une table de traitement ,c’est un grand brulé venu de la région de M’Sila ,cet autre est arrivé à dos de cheval d’Iraguen pendant les chutes neiges ,d’autres enfants que vous voyez derrières ces vitres ont subit de très lourdes opérations ,miraculeusement réussies ,grâce à la dextérité des praticiens et à la mobilisation des équipes . Pour le manques de ces moyens ,le service s’est vu vider de 10 de ses maitres assistants qui exercent tous à l’étranger maintenant.

A travers un long soupire, le professeur Soualili qui a largement entamé sa carrière, il exprima tout aussi sa douleur à lui et sa rage pour dire :
Pourtant,les solutions qui freinent le développement de la médecine existent bel et bien pour lever les obstacles. Cela ne semble point préoccuper outre mesure les décideurs.
Et puis, nous observons le reflux inverse de patients qui reviennent maintenant vers les structures hospitalières publiques car en vérité, c’est elles qui disposent de moyens lourds d’interventions. Combien de fois avons-nous agit pour sauver ces patients jeunes ou moins jeunes, transférés des structures privées dans des états critiques ?

Enfin ,qu’en est-il de cette histoire qui ,après de très longues années d’études ,après le service national ,on vient à exiger encore à ces « jeunes vieux » promus spécialistes , l’obligation d’exercer dans un service public le plus souvent mal structuré , huit autres longues années ? Tous ces ingrédients sont des facteurs démobilisateurs qui compliquent davantage notre quotidien très délicats du reste comme vous le constatez.

Ahuris devant l’étalage de tant de complaisances dans la politique sanitaire pour le moins incongrue ou sujette à caution, nous avons été tout autant ébahis, surpris et même admiratifs pour la mobilisation des personnels exerçant dans ce contexte où certains le font bénévolement ,affirment les visiteurs .

A la question de savoir pourquoi Sétif ne dispose pas d’un grand service pour les grands grands brulés ou de « brulologie » comme il nous a corrigé ?Sa réponse fut brève et cinglante. Cela fait 20 ans que nous le réclamons !

En tout état de cause, les visiteuses et visiteurs ont été toutes et tous comblés par les sourires des ces enfants qui, loin de se douter de l’ignominie des moins jeunes, continueront certainement à espérer à des guérisons rapides et complètes.

Nombreux parmi ces enfants seront en permission chez eux ce soir pour fêter en famille le Mouloud Ennabaoui .La pensée du groupe va aux autres qui n’auront pas eu ce privilège.


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