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Siège de la wilaya , Sit-in des paramédicaux issus des écoles privées

mardi 22 février 2011, écrit par : A. Nedjar, Sétif.Info, mis en ligne par : Boutebna N.

Le problème est posé au niveau du gouvernement depuis de nombreuses années sans issues apparentes.

Mais qu’en est il de cette histoire où l’état ne reconnait pas les diplômes des écoles de formations de paramédicaux qu’il a lui-même agréé ?

C’est un peu comme si on pouvait,par analogie ; refuser à l’ensemble des automobilistes algériens de se mettre au volant de leurs voitures au motif que leur permis de conduire sont préparés à 99% par des autos écoles privées !

« A cotés des 4000 morts, victimes des accidents qui sont provoqués tous les ans par ces conducteurs ,nous par contre ,nous sommes préparés par ces établissement privés pour sauver des milliers de ces victimes » affirment ces jeunes ,les gorges nouées.

Nous pouvons exercer dans des cliniques privées ,nous pouvons activer pour compte propre,nous pouvons assister les cabinets médicaux ,mais nous sommes interdits dans les structures de santé publique
C’est du moins ce refus incompréhensible du département de la fonction publique qui n’admet pas la reconnaissance des diplômes attribués par les nombreuses écoles privés de santé qui participent à la formation à travers les pays .

Sous un froid glacial, une centaine d’individus environ, filles et garçons ,pancartes et banderoles déployées « battent le pavé » des abords des accès du siège de la wilaya depuis tôt ce matin.

Beaucoup de ces manifestants dont des représentants ont été reçus par la wilaya , sont là pour exprimer tous leurs désarrois ,leurs hantises et leurs détresses devant le silence des autorités. Ces dernières ,principalement les services de la fonction publique, refusent de reconnaitre leurs diplômes et leurs intégrations dans les structures hospitalières de santé publique dont les besoins sont énormes.

Pourtant disent-ils, quelques amis de promotions ont été recrutés par différents secteurs sanitaires en tant qu’agents professionnels pour des insultantes indemnités ou « salaires » de 12000 DA . Le comble de l’histoire, c’est qu’ici, la loi est détournée à leurs profits pour qu’ils soient employés par ces mêmes structures dans les spécialités de leurs formations. C’est un paradoxe qui en exprime toute l’horreur de ces jeunes dont les formations autant diplômantes que qualifiantes du reste, ont couté pour beaucoup les bagatelles de 250 000 DA environ à chaque apprenat ,exclus les frais annexes ,de frais de transports, de nourritures et d’hébergements en hôtels pour certains.

Formés pour aller grossir les rangs des chômeurs, comme pour ces milliers de diplômés des universités et des grandes écoles ,a de quoi susciter la colère de ces derniers et le dépits des parents qui s’en sont saignés parfois pour assister leurs enfants dont les horizons se voient subitement obscurcis par la seule incompréhension des uns et le« jmanfoutisme » d’autres.

- Et pourtant !les besoins sont énormes ,comme nous disposons de la volonté de faire .Mais qui nous laissera faire faire ? répètent ils .
C’est toutes la problématique pour ces jeunes qui ne demandent qu’un travail auquel il ont été le plus souvent bien préparés.

Pour lever les équivoques ,il n’y aurait qu’à les réexaminer à nouveau comme le propose certains.

« C’est ainsi que se recrutent les adeptes de Bouazizi où les harraga en puissance pour échapper par le feu et par l’eau de mer à l’humiliation qu’on veut nous imposer la vie durant » balbutie cette jeune fille toute en larmes pour cet avenir devenu incertain.


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